Modifié le 29 janvier 2014 à 12:40

Le projet de tests ADN pour requérants d'asile est compromis

Des requérants d'asile à La Chaux-de-Fonds.
L'idée de tests ADN a été lancée par le chef de la police jurassienne Olivier Guéniat et relayée au Parlement par Christophe Darbellay (PDC). [ - Sandro Campardo]
Soumettre des requérants d'asile à des tests ADN pour lutter contre la criminalité? La commission ad hoc du Conseil des Etats a recommandé mercredi le rejet de cette motion, soutenue par le National.

L'idée de soumettre à des tests ADN certains requérants d'asile pour lutter contre la criminalité ne plaît pas à la commission des institutions politiques du Conseil des Etats. Elle demande au plénum de rejeter cette motion du National, tout en donnant son aval à d'autres tours de vis.

Motion passée de justesse au National

L'idée de tests ADN a été lancée par le chef de la police jurassienne Olivier Guéniat. Le président du PDC Christophe Darbellay s'en était fait le porte-voix au Parlement. Avec le soutien de la droite, il a réussi de justesse (92 voix contre 85) à faire passer sa motion devant la Chambre du peuple.

Mais si les sénateurs disent "non", le projet, que le gouvernement rejette, sera enterré. La Chambre des cantons n'en sera pas moins confrontée à plusieurs autres propositions visant les requérants criminels. Dans une optique de "soutenir l'action du Conseil fédéral dans ce domaine", sa commission a fait le tri, a-t-elle communiqué mercredi.

ats/kkub

Publié le 29 janvier 2014 à 11:40 - Modifié le 29 janvier 2014 à 12:40