Modifié

La droite s'oppose au "diktat" de l'initiative "Pour des salaires justes"

Le comité "1:12 Non!" a présenté ses arguments à Berne. [Lukas Lehmann - Keystone]
Le comité "1:12 Non!" a présenté ses arguments à Berne. [Lukas Lehmann - Keystone]
Une alliance de tous les partis bourgeois est passée à l'offensive jeudi contre l'initiative "1:12 - Pour des salaires justes" de la Jeunesse socialiste, sur laquelle les Suisses se prononceront le 24 novembre.

La droite ne veut pas limiter l'écart de rémunération entre un employé et son patron. Sous la bannière du "Non au diktat salarial de l'Etat", une alliance de tous les partis bourgeois est montée jeudi au front contre l'initiative dite "1:12" des Jeunes socialistes, en votation le 24 novembre.

Cette initiative réclame que le plus haut salaire au sein d'une entreprise ne soit pas plus élevé que douze fois la rémunération de son employé au bas de l'échelle.

Menace pour la Suisse

"Ce texte menace la liberté, l'économie et le modèle à succès du pays", soutient le comité des opposants. Selon eux, il incitera les entreprises à délocaliser davantage de tâches peu payées, voire à les supprimer par mesure de rationalisation. Ils prédisent également une baisse généralisée des salaires, ce qui entraînerait un manque à gagner massif pour les caisses publiques et les assurances sociales.

ats/amitt

Publié Modifié

Un duel droite-gauche

Le comité opposé à l'initiative "1:12" rassemble notamment les conseillers nationaux Jean-François Rime (UDC/FR) et Hans Grunder (PBD/BE) ainsi que les conseillères aux Etats Karin Keller-Sutter (PLR/SG) et Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG).

Des dizaines de conseillers nationaux et de conseillers d'Etat et environ 350 entreprises ont également rejoint le comité.

Plusieurs partis ont déjà adopté leur mot d'ordre. L'UDC, le PLR, le PBD et le PEV recommandent le "non".

Le PS et les Verts militent en revanche pour le "oui".

Le Conseil fédéral est opposé à l'initiative.