Modifié le 19 août 2013

La Coop opte pour des tickets de caisse sans bisphénol A

Les tickets de caisse contiennent du bisphénol A.
Les tickets de caisse contiennent du bisphénol A. [Unclesam - ]
Le détaillant suisse Coop a décidé de ne plus utiliser de papier contenant du bisphénol A pour ses tickets de caisse, la substance étant au coeur d'une polémique sur sa dangerosité.

D'ici la fin de l'année, les supermarchés Coop ne rendront plus à la clientèle des tickets de caisse contenant du bisphénol A.

Bien que les effets de cette substance restent contestés sur la plan scientifique, le distributeur prend en compte les doutes de sa clientèle et de ses collaborateurs.

Un remplaçant: le Pergafast

Le bisphénol A est accusé de perturber plusieurs fonctions biologiques en mimant l'effet de certains hormones.
Le bisphénol A est accusé de perturber plusieurs fonctions biologiques en mimant l'effet de certains hormones. [Remy Gabalda - ]
Après des tests effectués depuis le début de l'année, Coop a opté pour des tickets sans bisphénol. Le nouveau papier thermique aura le même aspect et la même texture que l'ancien mais contiendra un révélateur nommé Pergafast au lieu du bisphénol A, indique lundi le détaillant.

Le nouveau papier sera utilisé dans tous les supermarchés Coop ainsi que dans toute la ligne de magasins affiliés à la coopérative, tels par exemple les Brico-Loisirs, les Interdiscount ou Toptip/Lumimart.

La Migros n'a pour sa part pas pris de mesure particulière. L'autre grand distributeur s'aligne sur les recommandations actuelles de l'OFSP, a indiqué une porte-parole.

ats/moha

Publié le 19 août 2013 - Modifié le 19 août 2013

Pas interdit en Suisse

Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique controversé, susceptible notamment d'affecter le système hormonal et de provoquer plusieurs types de cancer.

Cette substance chimique n'est pas interdite en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) estime que ce n'est qu'à hautes doses que le BPA développe des effets négatifs sur la fécondité et le développement foetal.

Selon lui, une interdiction conduirait les fabricants à se tourner vers d'autres matières plastiques, dont la toxicité est moins bien connue.