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Une colonie d'abeilles sur quatre a péri cet hiver en Suisse

Les apiculteurs suisses ont formé un grand nombre de colonies pour reconstituer le cheptel après les pertes colossales de l'hiver 2011-2012. [lebanmax - Fotolia]
Les apiculteurs suisses ont formé un grand nombre de colonies pour reconstituer le cheptel après les pertes colossales de l'hiver 2011-2012. [lebanmax - Fotolia]
L'hiver dernier a été moins meurtrier que le précédent pour les abeilles. Une ruche sur quatre a été décimée, une "amélioration" due à la météo et à la multiplication des colonies par les apiculteurs.

Une colonie d'abeilles sur quatre a péri cet hiver ou ne peut pas produire de miel, selon un sondage réalisé par l’organisation faîtière des sociétés suisses d’apiculture en collaboration avec le centre de recherche apicole d’Agroscope.

Deux raisons peuvent expliquer ces chiffres "quelque peu plus réjouissants": d’une part, les conditions climatiques l'an dernier ont été peu favorables au développement des colonies, donc également à celui des acariens varroas.

Efforts des apiculteurs

D’autre part, pour reconstituer le cheptel après les pertes de l'hiver précédent, les apiculteurs ont formé un grand nombre de jeunes colonies. Or, il s’agit d’une mesure de lutte efficace contre les varroas, explique l'Agroscope.

Aucune différence régionale n’a été relevée. Ces pertes se situent dans la norme des années précédentes, à l’exception de l’hiver 2011/2012, au cours duquel elles ont été exceptionnellement élevées.

ats/kkub

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Pesticides: Berne freine les suspensions

Le Conseil fédéral ne veut pas suspendre les autorisations d'utilisation de nouvelles substances nuisibles aux abeilles. Il a proposé au Parlement de rejeter une motion de la commission de la science du Conseil national.

L'Office fédéral de l'agriculture a décidé de suivre la Commission européenne et de suspendre les autorisations de trois pesticides mortels pour les abeilles dans les cultures de maïs et de colza à partir de décembre 2013.

Selon la commission de la science, ce n'est pas suffisant: d'autres produits devraient subir le même sort et les cultures de tournesols devraient aussi entrer en ligne de compte.