Modifié le 18 avril 2013 à 18:47

Le National favorable au test ADN pour certains requérants d'asile

Et si la Suisse utilisait l'ADN pour lutter contre la criminalité et notamment celle issue du Printemps arabe en forte hausse?
Faut-il utiliser des tests ADN pour lutter contre la criminalité des requérants d'asile? Les Chambres débattent. [Ag visuell - ]
Le Conseil national a accepté mercredi une motion du PDC qui veut soumettre des requérants d'asile à un test ADN pour lutter contre la criminalité. Les Etats devront encore se prononcer.

Certains requérants d'asile doivent être soumis à un test ADN. Par 92 voix contre 85, le Conseil national s'est montré mercredi favorable à une motion PDC en ce sens, qui doit encore passer le cap du Conseil des Etats.

Selon le motionnaire Christophe Darbellay (PDC/VS), la criminalité étrangère a doublé depuis le printemps arabe et les prélèvements permettraient de prévenir et de lutter efficacement contre le phénomène. Bon marché (200 francs par test), cela permettrait aussi d'identifier de manière certaine les requérants dans la procédure d'asile elle-même.

Le président du PDC avait rebondi sur une idée lancée par le chef de la police jurassienne Olivier Guéniat. La gauche et les Vert'libéraux ont combattu le texte en vain. C'est sûrement efficace, mais tout à fait contraire au libéralisme, a critiqué Thomas Maier (PVL/ZH).

Contraire au principe de la proportionnalité

Effectuer des tests à titre préventif et de manière systématique sur certaines catégories de requérants d'asile est contraire au principe de la proportionnalité inscrit dans la Constitution, avait également objecté le Conseil fédéral dans sa réponse.

Ce serait en outre injuste, d'autres groupes de la population ayant un fort taux de criminalité n'étant pas soumis à un test ADN. Le National a également approuvé onze autres interventions concernant l'espace Schengen/Dublin. Toutes émanent du camp bourgeois.

ats/vtom

Publié le 17 avril 2013 à 11:30 - Modifié le 18 avril 2013 à 18:47