Modifié le 22 mars 2013 à 09:31

Le Conseil national tient à un budget militaire annuel de cinq milliards

Armée
Militaire de la DCA, lors d'un exercice à la base aérienne de Sion en mars 2013. [JEAN-CHRISTOPHE BOTT - ]
Le National a adopté jeudi une motion de commission qui exige que le Conseil fédéral remonte le plafond annuel des dépenses militaires à 5 milliards de francs.

Le Conseil fédéral ne peut pas couper le budget de l'armée au mépris de la volonté du Parlement. Par 99 voix contre 66,  le National prie le gouvernement, qui ne veut augmenter le plafond annuel des dépenses militaires qu'à 4,7 milliards de francs  de le remonter à 5 milliards.

Le gouvernement doit respecter à la lettre le mandat fixé en septembre 2011 par les Chambres, a fait valoir Luc Barthassat (PDC/GE) au nom de la commission. Il doit reprendre dans sa planification financière un budget militaire de 5 milliards de francs dès 2014 pour acheter les 22 nouveaux avions de combat, garantir une armée de 100'000 militaires et combler les lacunes en équipement.

Avec la réduction prévue par le Conseil fédéral, des places d'armes et des hôpitaux militaires seront fermés, a critiqué Corina Eichenberger (PLR/AG). Le nouveau modèle d'école de recrue sera compromis, tout comme sa durée.

Ueli Maurer pas entendu 

La gauche a dénoncé sans succès une motion superflue tant du point de vue de la sécurité que de la politique financière, selon les propos d'Evi Allemann (PS/BE). Comment expliquer à la population que le relèvement du plafond se fait au détriment de la formation, de l'agriculture ou de la coopération au développement, a-t-elle demandé.

Le plénum n'a pas non plus été sensible aux arguments du président de la Confédération Ueli Maurer. Pour le ministre de la défense, plafonner les dépenses à 4,7 milliards permet au Conseil fédéral de s'en tenir aux priorités de dépenses voulues par les Chambres et de maintenir une discipline budgétaire.

L'armée devra certes procéder à des mesures d'économie durables. Mais un budget réaliste est préférable pour son développement à un plafond des dépenses plus élevé qui, selon les circonstances, devrait être périodiquement réduit, a plaidé en vain Ueli Maurer.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

ats/pym   

Publié le 21 mars 2013 à 19:21 - Modifié le 22 mars 2013 à 09:31