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Le financement accordé à l'EPFL pourrait dépasser les attentes

Patrick Aebischer (gauche), président de l'EPF, et Henry Markram, co-directeur du Human Brain Project, en conférence de presse ce mardi. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Patrick Aebischer (gauche), président de l'EPF, et Henry Markram, co-directeur du Human Brain Project, en conférence de presse ce mardi. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Selon le président de l'EPFL, Patrick Aebischer, son université pourrait toucher plus que les 100 millions d'euros prévus par année pour le Human Brain Project (HBP), notamment grâce à la participation d'autres partenaires.

Les principaux acteurs du Human Brain Project (HBP), sélectionné la veille par la Commission européenne, se sont retrouvés mardi à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour répondre à la presse.

Le financement du Human Brain Project (HBP) pourrait dépasser les attentes, estime Patrick Aebischer. Avec les engagements des autres pays et partenaires, "ma prédiction est qu'on arrivera assez facilement aux 100 millions. Je suis assez confiant qu'on aura même plus que les 100 millions d'euros" prévus par année, selon Patrick Aebischer.

Questionné sur les prochaines étapes financières et scientifiques du projet, Patrick Aebischer s'est montré optimiste. L'Union européenne a dit assurer un financement annuel de 50 millions sur dix ans alors que la Suisse va apporter 20 millions en moyenne par année sur 2013-2016.

Côté suisse, il faudra repasser devant le parlement pour la période 2017-2020, reconnaît le président de l'EPFL. Il estime toutefois "peu probable" que la Suisse arrête son financement alors que l'UE poursuit son effort.

Résultats scientifiques attendus pour bientôt

Sur le plan scientifique, les résultats vont venir "prochainement", à différents niveaux. La planification a été mise noir sur blanc et cela fait 600 pages "très détaillées". Patrick Aebischer a cependant souligné qu'il fallait admettre que l'on puisse "modifier les plans" en fonction des avancées des scientifiques.

"Il faut oser penser grand" même si cela engendre beaucoup de critiques, a-t-il lancé en insistant sur le fait que le HBP a été évalué à quatre reprises.

ats/hend

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Un soutien qui tient du rêve

Le soutien obtenu pour le HBP auprès de l'EPFL, de Lausanne, du canton de Vaud et de la Suisse, "tient du rêve" pour un chercheur, a relevé Henry Markram, responsable du HBP. "La science, c'est risqué, et la Suisse peut le faire".

"C'est un succès aussi pour la Suisse", selon Fritz Schiesser, président du Conseil des EPF. Il a appelé le Conseil fédéral et le Parlement à continuer à soutenir le projet et à ne "pas perdre la face" en restreignant son appui.

Les EPF doivent "compenser les subventions"

Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) devraient recevoir 60 millions de francs de plus pour développer la recherche énergétique jusqu'en 2016. Mais elles devraient les compenser ailleurs. Contrairement à celle du Conseil des Etats, la commission des finances du National ne veut pas simplement augmenter les crédits. La décision est tombée par 16 voix contre 8. La majorité de la commission de la Chambre du peuple suit ainsi la proposition initiale du Conseil fédéral, ont indiqué mardi les services du Parlement.

Le gouvernement a prévu un plan d'action sur le recherche énergétique de 202 millions de francs en incluant 60 millions pour les EPF. Mais il a précisé que ces dernières devraient les engager en puisant dans l'enveloppe quadriennale que le Parlement a gonflé de 103 millions.