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Les partisans du nouvel article sur la famille répliquent

Les partisans au nouvel article constitutionnel sur la famille visent à améliorer la conciliation de la vie familiale et professionnelle. [Laurent Gillieron - Keystone]
Les partisans au nouvel article constitutionnel sur la famille visent à améliorer la conciliation de la vie familiale et professionnelle. [Laurent Gillieron - Keystone]
Réunis lundi, les partisans du nouvel article constitutionnel sur la famille montent à leur tour au front en vue des votations du 3 mars. Selon eux, il n'est nullement question d'étatiser les enfants, contrairement à ce que prétendent les adversaires.

PDC, PS, Verts, Verts libéraux, PBD et PEV se sont réunis lundi en comité "oui à la famille" pour soutenir le nouvel article constitutionnel sur lequel le peuple votera le 3 mars prochain. Parmi les grandes formations, seule l'UDC manque à l'appel, tandis que le PLR, qui détermine son mot d'ordre pour les votations samedi prochain, n'est représenté que par sa section féminine.

Les partisans se sont insurgés contre les propos alarmistes des opposants qui parlent d'enfants de l'Etat, d'obligation de placer les petits dans des crèches ou de coûts avoisinant 12 milliards de francs. Il est impossible aujourd'hui de chiffrer les coûts induits par l'article, tout dépendra de l'application concrète, a assuré la conseillère aux Etats Pascale Bruderer (PS/AG) lundi devant la presse.

Cet article ne permettra pas à l'Etat d'intervenir dans la sphère privée, mais il aidera les parents à régler leurs affaires privées en famille, en leur donnant la liberté de choisir le modèle familial qu'ils désirent, a assuré le conseiller national Christian van Singer (Verts/VD).

Des "besoins qui ont changé"

Aujourd'hui, il manque 125'000 places dans des crèches en Suisse, notamment dans les régions alémaniques rurales, a noté la conseillère aux Etats Christine Egerszegi (PLR/AG). Avec ce texte, les cantons devront pourvoir à une offre appropriée en garderies et structures parascolaires.

Il est aussi absurde de dépenser des sommes énormes pour former des femmes (500'000 francs pour une formation de médecin) qui seront ensuite obligées de rester à la maison faute de moyen de garde pour leur enfant, s'est insurgée la conseillère nationale Tiana Moser (PVL/ZH).

"Quasiment rien sur la famille"

La constitution fédérale règle quasiment tous les domaines de la vie, de la protection des marais à l'encouragement de la production cinématographique ou de la formation musicale à l'école. "Mais il n'y a quasiment rien sur la famille", a regretté Norbert Hochreutener (PDC/BE) - père du nouvel article par le biais d'une initiative parlementaire.

Pour lui, il est temps que la Confédération et les cantons soutiennent les familles avec des enfants. D'ailleurs, 21 cantons ont donné leur aval à l'idée de favoriser la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle.

ats/hend

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