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Les opposants rejettent "une politique familiale hors de prix"

Les opposants au nouvel article sur la famille soumis au peuple le 3 mars sont partis en campagne avec une affiche de bébé en pleurs, étiqueté à l'oreille comme une vache. [PETER SCHNEIDER - Keystone]
Les opposants au nouvel article sur la famille soumis au peuple le 3 mars sont partis en campagne avec une affiche de bébé en pleurs, étiqueté à l'oreille comme une vache. [PETER SCHNEIDER - Keystone]
Un comité qui réunit notamment des UDC, des PLR, l'Union suisse des arts et métiers le Centre patronal s'opposent à l'article constitutionnel sur la politique en faveur de la famille, soumis au vote le 3 mars.

Les opposants au nouvel article sur la famille soumis au peuple le 3 mars ne font pas dans la dentelle. Le "comité interpartis contre l'étatisation des enfants" est parti jeudi en campagne en brandissant une affiche de bébé en pleurs, étiqueté à l'oreille comme une vache.

Les familles n'ont pas besoin d'être mises sous tutelle par l'Etat, a défendu le comité qui réunit notamment des UDC, des PLR, l'Union suisse des arts et métiers ainsi que le Centre patronal.

A charges des contribuables

En matière de gardes d'enfants, il n'existe pas de dysfonctionnements tels que la Confédération doive recevoir le pouvoir d'imposer ses conceptions de la politique familiale si elle trouve l'offre cantonale insuffisante.

Le nouvel article constitutionnel enfreint le fédéralisme et réduira à néant les efforts des cantons, communes et milieux privés.

Selon le comité, les offres actuelles devront dans une large mesure être abandonnées au profit d'offres uniformes et centralisées. Cela coûtera entre 4 et 12 milliards de francs. Une charge qui devra être assumée par les cantons, les communes, donc les contribuables. "Non à un chèque en blanc pour une politique familiale hors de prix", résume le tract du comité.

ats/lgr

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