Modifié le 18 janvier 2013 à 09:54

La gauche et les locataires ensemble contre la crise du logement

Objectif: freiner la pénurie de logements.
"A Genève, les loyers augmentent parfois de 20% lors de changement de locataires", a dénoncé la conseillère nationale Marina Carobbio (PS/TI), présidente de l'ASLOCA. [Gaetan Bally - Keystone]
Le Parti socialiste et les Verts, aux côtés de l'Association suisse des locataires (ASLOCA), réclament des mesures fortes du Conseil fédéral pour lutter contre la flambée des loyers et la pénurie de logements.

L'Association suisse des locataires (ASLOCA), le PS et les Verts allient leurs forces pour combattre la pénurie de logements et la hausse des loyers. Les deux partis menacent de ne pas soutenir l'extension de la libre circulation des personnes à la Croatie si le Conseil fédéral ne prend pas des mesures dans le domaine du droit du bail.

En septembre, l'ASLOCA avait déjà réclamé au gouvernement et au Parlement une révision du droit du bail pour limiter l'augmentation de loyers initiaux à 5%. "Malheureusement, aucune mesure concrète n'a été prise jusqu'à présent", a regretté jeudi à Berne la conseillère nationale Marina Carobbio (PS/TI), présidente de l'association de locataires.

Combattre les hausses de loyers

Pour faire avancer les choses, cette dernière est donc en train de construire une "large alliance" et doit rencontrer le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann la semaine prochaine. L'ASLOCA demande surtout des moyens efficaces pour combattre les hausses de loyers lors de nouvelles locations, et pour obtenir une meilleure protection contre les résiliations.

Sans mesures d'accompagnement dans le marché du travail et du logement, ainsi que dans les domaines de la formation et des incitations fiscales, le Parti socialiste "rejettera l'extension de l'accord de libre circulation des personnes à la Croatie", a prévenu son président Christian Levrat, corroboré par Regula Rytz, co-présidente des Verts suisses.

Lacunes dans la planification du logement

"La libre circulation n'est pas la seule responsable de la situation tendue en matière de logement", a tempéré le Fribourgeois, évoquant aussi une "politique fiscale agressive à l'attention des multinationales, la spéculation et une certaine passivité des autorités". Toutefois, estime-t-il, l'immigration a mis en évidence les lacunes dans la planification du logement.

Dans les zones souffrant de pénurie, le PS exige ainsi la création de zones d'habitation dans lesquelles un pourcentage minimal de la surface serait réservé à des logement à prix abordables. Comme les Verts, il partage les exigences formulées par l'ASLOCA et réclame aussi plus de moyens pour la construction de logements d'intérêt public et de coopératives, garants de loyers modérés.

ats/ptur

Publié le 17 janvier 2013 à 14:57 - Modifié le 18 janvier 2013 à 09:54