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Les Suisses pourront anticiper le choix de leurs soins en cas d'impotence

Exit proposera bientôt aux Vaudois de voter sur l'aide au suicide. [yuri arcurs - Fotolia]
Exit proposera bientôt aux Vaudois de voter sur l'aide au suicide. [yuri arcurs - Fotolia]
Dès janvier 2013, les Suisses pourront anticiper les traitements médicaux auxquels ils consentent en cas de perte de discernement suite à un accident ou une maladie.

Perdre son discernement en fin de vie ou à cause d'un accident peut faire peur. Dès le 1er janvier, les directives anticipées permettront dans toute la Suisse de dire comment on veut être traité par le corps médical. Le nouveau droit de la protection de l'adulte dans le code civil renforce l'autonomie du patient. Un pas va être franchi pour un meilleur respect de la volonté des patients.

Prévoir avant qu'il ne soit trop tard

Dès janvier 2013, toute personne pourra remplir un formulaire de directives anticipées. Dans ce document, chacun pourra noter les traitements médicaux auxquels il consent ou non, dans la perspective d'une perte de discernement.

Il peut aussi nommer un représentant thérapeutique qui sera en mesure de prendre les décisions en son nom.

Les directives anticipées ne se limitent pas aux personnes âgées, mais à toute personne qui peut être accidentée. "La plus simple des directives anticipées reste la carte de donneur d'organes", explique Jean Martin, membre de la Commission nationale d'éthique pour la médecine humaine.

ats/moha

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Extension à toute la Suisse

La possibilité des directives anticipées n'existait jusqu'ici que dans quelques cantons.

Elle est désormais étendue à toute la Suisse.

Au moins une vingtaine d'organisations propose des documents, comme la Fédération des médecins suisses (FMH), Caritas, Pro Senectute ou les organisations d'aide au suicide.

Du papier et un stylo suffisent

Les directives anticipées sont un document privé ne nécessitant pas d'être reconnu par une institution publique.

Il doit cependant être daté et signé par le patient.

Le document peut être demandé auprès d'associations ou d'institutions. Mais il n'a pas besoin d'une reconnaissance officielle pour être valable.

Il suffit de prendre du papier et un stylo et d'expliquer ce que l'on veut faire de son corps.

Dans tous les cas, il est utile de l'actualiser régulièrement. La date et la signature garantissent que ce qui a été consigné dans le document reflète les volontés les plus récentes du mandat.