Modifié le 28 août 2012 à 13:40

L'ancienne procureure Carla del Ponte pourrait enquêter sur la Syrie

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Carla del Ponte, en octobre 2011. [KARL MATHIS - ]
La Suisse a proposé au Conseil des droits de l'homme de l'ONU d'intégrer Carla del Ponte au sein de la commission d'enquête sur la Syrie, une information confirmée mardi matin par l'intéressée. Aujourd'hui retraitée, la Tessinoise avait occupé le poste de procureure générale au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

Carla del Ponte va-t-elle reprendre du service ? En tous les cas, la Suisse a proposé le nom de l'ancienne procureure du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour renforcer la commission d'enquête sur la Syrie.

Cette information a été révélée lundi soir par un porte-parole du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE). "La Suisse s'engage intensivement pour que les violations des droits de l'homme en Syrie fassent l'objet d'enquêtes et de poursuites", a souligné Tilman Renz à la télévision alémanique SF.

"Elle se mobilise pour que le mandat de la commission d'enquête soit prolongé", a-t-il ajouté. C'est pourquoi la Suisse propose que Madame del Ponte vienne soutenir le travail de la commission", a conclu Tilman Renz.

Enquêtes tenaces

Ancienne procureure général du Tessin, puis de la Confédération, Carla del Ponte s'est distinguée par la suite par ses enquêtes tenaces au TPIY à La Haye sur les crimes de guerre en ex-Yougoslavie (1999-2007).

Elle a également occupé le poste de procureure général au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). De 2008 à 2011, elle a été ambassadrice de Suisse en Argentine.

ats/pym

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Publié le 27 août 2012 à 22:05 - Modifié le 28 août 2012 à 13:40