Modifié le 01 juillet 2012 à 18:52

Doris Leuthard est favorable à un système de péage au Gothard

Pour le Conseil fédéral, une solution de péage au Gothard serait envisageable.
Pour le Conseil fédéral, une solution de péage au Gothard serait envisageable. [Peter Klaunzer - KEYSTONE]
Le Conseil fédéral étudie la possibilité d'instaurer un péage au tunnel du Gothard. D'autres projets, comme la traversée de la rade de Genève pourraient être concernés, a expliqué Doris Leuthard dans "Der Sonntag".

Dans une interview au journal dominical "Sonntag", la conseillère fédérale en charge des transports Doris Leuthard révèle que le Conseil fédéral est en train d'étudier un système de péage, notamment pour l'axe du Gothard. Pour rappel, le Conseil fédéral s'est dit favorable au percement d'un second tube routier sur cet axe; un chantier devisé à 2,8 milliards de francs. Les résultats de l'étude sont attendus d'ici la fin de l'année.


Il y a "plusieurs projets coûteux, pour lesquels de telles taxes pourraient être proposées afin de les financer", a expliqué la ministre. Parmi eux figure, par exemple, un pont pour la traversée du lac Léman à Genève, qui devrait coûter 3,5 milliards de francs.


Vers une Mobility Pricing

"Un péage pourrait être un premier pas en direction d'une Mobility Pricing (MP), une participation aux coûts de la mobilité", a précisé Doris Leuthard. L'idée serait d'introduire des systèmes de MP comme il en existe à Londres ou Stockholm. Le Conseil fédéral s'est jusqu'à maintenant toujours prononcé contre de telles taxes.


Au cas où le Parlement devait accepter un second tunnel au Gothard, planent déjà des menaces de référendum du côté de l'Initiative des Alpes ou de la gauche. Dans la "Zentralschweiz am Sonntag", Doris Leuthard se dit confiante, estimant "faisable" de convaincre le peuple. Le fait qu'il n'y aura qu'une voie en exploitation par direction sera ancré dans la loi.


Négociations en vue avec l'UE

L'introduction d'un système de péage n'est pas aisée. En effet, la convention sur le trafic terrestre avec l'UE fixe la limite supérieure de la taxe susceptible d'être perçue par camion à 325 francs.


Avec la Redevance poids lourds liées aux prestations (RPLP), en place depuis 2001, cette limite est déjà presque atteinte et la marge de manoeuvre est par conséquent très réduite.


pbug


Publié le 01 juillet 2012 à 09:24 - Modifié le 01 juillet 2012 à 18:52