Modifié le 21 mai 2012

Orange et Sunrise ont sanctionné leurs employés pour vente illicite de données

Si le sort des employés d'Orange et Sunrise a été communiqué, celui de l'employé de Swisscom n'est pas connu.
Si le sort des employés d'Orange et Sunrise a été communiqué, celui de l'employé de Swisscom n'est pas connu. [Steffen Schmidt - ]
L'employé d'Orange et celui de Sunrise, impliqués dans une affaire de vente illicite de données à une agence de détectives, ont été respectivement licencié et suspendu. Dimanche, la RTS révélait leur inculpation - ainsi que celle d'un employé de Swisscom - par le parquet de Genève.

Les opérateurs suisses de télécommunication ont pris des sanctions contre leurs employés inculpés pour avoir violé le secret des postes et des télécommunications. Celui d'Orange a été licencié et celui de Sunrise suspendu de ses fonctions. Ces mesures font suite à l'ouverture d'une enquête contre ces deux personnes ainsi qu'un employé de Swisscom par le parquet de Genève, une procédure révélée dimanche par la RTS.


Lire: Trois employés de grands opérateurs inculpés pour avoir vendu des données


L'employé d'Orange Suisse a été licencié vendredi dernier avec effet immédiat. "L'homme a admis les faits", a indiqué lundi à l'ats Therese Wenger, porte-parole de la société. L'opérateur, qui confirme avoir été contacté par les autorités, évalue actuellement les procédures qui vont suivre.


Concernant les contrôles pour garantir la protection des données, Orange a ouvert une enquête interne pour réviser les processus, a-t-elle précisé.Therese Wenger n'a pas souhaité donner de plus amples informations sur ce cas compte tenu de l'enquête pénale en cours.


Sort de l'employé de Swisscom encore inconnu

Chez Sunrise, la personne impliquée a été suspendue de ses fonctions dans l'attente des résultats de l'enquête, a indiqué Roger Schaller, chargé de l'information. Comme Orange, l'opérateur attend également d'en savoir plus pour décider du dépôt d'une plainte. "Pour l'heure, une telle initiative est prématurée", a-t-il ajouté. Swisscom, contacté en matinée, n'avait toujours pas précisé le sort réservé à son employé indélicat.


Pour le préposé fédéral à la protection des données, Hanspeter Thür, ce cas ressemble à d'autres dans le secteur bancaire. C'est la même motivation qui pousse les employés à exploiter des données pour en tirer une fortune, estime-t-il. A première vue, on a l'impression que les contrôles internes ne sont pas suffisants, mais il faut attendre le résultat de l'enquête pénale pour en être sûr.


"Cet exemple prouve en tout cas qu'il faut donner davantage de moyens aux organes de surveillance en vue d'une meilleure surveillance", a-t-il dit à l'ats. En l'état, il est trop tôt pour dire si la loi sur la protection des données n'est plus suffisante.


ats/jzim


Publié le 21 mai 2012 - Modifié le 21 mai 2012