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Genève: des réajustements dans le réseau TPG

La mise en service du nouveau réseau TPG en décembre avait suscité une pluie de réactions négatives. [Martial Trezzini - Keystone]
La mise en service du nouveau réseau TPG en décembre avait suscité une pluie de réactions négatives. [Martial Trezzini - Keystone]
Inauguré il y a un mois et cible de nombreuses critiques, le nouveau réseau des Transports publics genevois (TPG) va subir des retouches dès le mois de mars: une voie réservée aux bus sur le pont du Mont-Blanc et des modifications de trajets en premier lieu.

Mardi, devant les médias, la conseillère d'Etat genevoise Michèle Künzler n'a pas tenté de minimiser les problèmes de circulation rencontrés par les bus et les trams avant les fêtes de fin d'année.


Les véhicules des TPG se sont souvent retrouvés les uns derrière les autres, coincés dans le trafic aux heures de pointe. Pour essayer d'améliorer la situation, des mesures immédiates ont été prises.


Voie de bus sur le pont du Mont-Blanc

Un des principaux changements concerne la ligne 3, qui va retrouver son ancien cheminement et ne passera plus par le pont du Mont-Blanc, ni par Rive, deux points noirs de l'actuel réseau.


Une voie réservée aux bus sur le pont du Mont-Blanc sera par ailleurs mise en place dès le mois de mars. Cette voie, ouverte dans le sens rive gauche, rive droite, va permettre de gagner dix minutes sur chaque trajet de bus passant par le pont du Mont-Blanc, a relevé Michèle Künzler.


Sévérité contre les infractions

Les associations concernées ont déjà été en partie consultées et une enquête publique sera conduite d'ici à la fin du mois. Les autorités promettent aussi plus de sévérité à l'encontre des automobilistes qui ne respectent pas la signalisation routière. La vis a déjà été serrée avant Noël à la rue du Rhône, interdite à la circulation privée à l'une de ses extrémités.


"Avant, il y avait 5000 infractions par jour à cet endroit", a souligné Michèle Künzler. "Quand on met un panneau interdit, ce n'est pas à bien plaire", a poursuivi la responsable du département de l'intérieur et de la mobilité.


La grève des amendes décrétée lundi par la police tombe mal dans ce contexte, mais la ministre s'est dit prête à engager des "Securitas" pour effectuer le travail. Aux yeux de la conseillère d'Etat, les problèmes rencontrés par les TPG sont avant tout dus à une crise de croissance.


Par petites touches

La magistrate a toutefois relevé qu'elle n'était pas dans la position du baron Haussmann qui a pu transformer Paris au XIXe siècle. "Pour déplacer trois arbres, je dois négocier avec la Ville de Genève".


"Nous devons faire avec le réseau existant, les routes existantes et les arbres existants", a noté Michèe Künzler. Les ajustements se feront du coup par petites touches. "Nous allons reprendre tous les points noirs dans le but d'améliorer la situation", a expliqué le président du conseil d'administration des TPG, Patrice Plojoux. Les doléances des uns et des autres ont été recensées, ainsi que les remarques des conducteurs de bus.


Michèle Künzler a cependant mis en garde la régie. "Nous serons très exigeants par rapport aux prestations fournies, car, rien que pour cette année, nous versons 216 millions de francs aux TPG", a-t-elle insisté.


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Le syndicat des transports pas satisfait

Les mesures annoncées par Michèle Künzler laissent les employés des TPG sur leur faim.

"Il n'y a rien pour le personnel", a déploré Valérie Solano, du syndicat des transports.

Ce dernier aurait souhaité un allongement des temps de parcours pour éviter les engorgements. Les conducteurs se retrouvent aussi en première ligne lorsque les usagers ne sont pas contents.

"Ils le vivent très mal", a affirmé Valérie Solano. Ils doivent à la fois gérer le stress généré par la circulation et celui lié aux récriminations des passagers. Un accumulation qui pourrait entraîner des accidents.