Modifié le 12 avril 2011 à 15:09

La nouvelle étiquetteEnergie sur la bonne voie

L'étiquette sera adaptée à l'état de la technique chaque année afin d'éviter une augmentation constante des véhicules attribués à la catégorie A.
L'étiquette sera adaptée à l'état de la technique chaque année afin d'éviter une augmentation constante des véhicules attribués à la catégorie A. [Edi Engeler - ]
Même si tous trouvent qu'il est possible de l'améliorer, la nouvelle étiquetteEnergie pour les voitures suscite une large approbation, tant du côté de la branche automobile que des organisations écologistes, du PS ou des Verts. Le PLR et l'UDC en revanche la jugent superflue.

Depuis 2003, les voitures de tourisme neuves vendues en Suisse sont pourvues d'une étiquetteEnergie. Celle-ci a maintenant été retravaillée dans le cadre d'une révision partielle de l'ordonnance sur l'énergie, dont la procédure d'audition s'achevait lundi. L'étiquetteEnergie classe les voitures en sept catégories d'efficacité énergétique, de A à G, de la même manière que celles appliquées aux ampoules ou aux réfrigérateurs.


Actuellement, la répartition des voitures se fait sur la base d'une valeur relative pondérée à 40% environ (consommation par rapport au poids) et d'une valeur absolue (consommation) comptant pour 60%. A l'avenir, cette proportion passera à respectivement 35% et 65%. En outre, des modes de propulsion alternatifs comme l'électricité ou les véhicules hybrides seront pris en compte.


Afin de pouvoir effectuer des comparaisons, l'étiquette-énergie indiquera pour tous les agents énergétiques la consommation en litres d'équivalent essence aux 100 km. Enfin, l'étiquette sera adaptée à l'état de la technique chaque année et non plus tous les deux ans, afin d'éviter une augmentation constante du nombre des véhicules attribués à la catégorie A, la meilleure.


Les régions de montagne "défavorisées"

Routesuisse, l'organisation faîtière de la branche automobile et du trafic routier privé, est en bonne partie d'accord avec les modifications proposées. Elle préférerait toutefois que la consommation absolue compte pour 50%.


Pour routesuisse, l'obligation de déclarer la présence - ou l'absence - d'un filtre à particules sur les voitures diesel est superflue et désavantage les véhicules avec ce type de motorisation et qui respectent les normes antipollution même sans filtre à particules. L'actualisation annuelle de l'étiquette est également jugée peu utile.


Le Groupement suisse pour les régions de montagne craint quant à lui que la pondération plus forte de la consommation absolue ne provoque une hausse de la taxe sur les véhicules à moteur. Ce qui reviendrait à défavoriser les régions rurales et de montagne où des véhicules 4x4 sont nécessaires.


ats/vkiss


Publié le 12 avril 2011 à 13:58 - Modifié le 12 avril 2011 à 15:09

Réactions politiques contrastées

Le PS et les Verts (tout comme les organisations écologistes Association transports et environnement et la Fondation suisse pour l'énergie), saluent la direction générale des modifications proposées mais trouvent qu'elles ne vont pas assez loin. Selon eux, l'efficacité énergétique devrait tenir compte bien plus, voire exclusivement, de la consommation absolue. La formule choisie donne un mauvais signal en permettant également à de gros véhicules de se retrouver en catégorie A, écrivent ces organisations.
Le PLR et l' UDC rejettent tous deux la révision. À leur avis, elle n'est d'aucune utilité pour le consommateur malgré une foule d'informations supplémentaires. Selon l'UDC, elle induit en outre des coûts supplémentaires pour le consommateur et de la paperasserie en plus chez les importateurs et dans l'administration.
Le PLR rappelle en outre comme d'autres que le contre-projet indirect du Conseil fédéral à l'initiative anti 4x4 prévoit que dès 2015, une moyenne de 130 grammes de CO2 au kilomètre sera imposée aux voitures neuves vendues en Suisse. Dès lors, l'étiquetteEnergie deviendra inutile. Quant au PDC, il n'a pas pris position.