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Le Conseil national refuse un enregistrement des armes a posteriori

Les Suisses ne devront pas obligatoirement enregistrer leurs armes personnelles. [Martin Ruetschi - Keystone]
Le Conseil national refuse un enregistrement des armes a posteriori / Le 12h30 / 2 min. / le 5 mai 2015
Les armes à feu aux mains de particuliers continueront à ne pas devoir être obligatoirement inscrites dans les registres cantonaux. Le Conseil national a refusé mardi tout enregistrement a posteriori.

Au dam du gouvernement et de la gauche, la Chambre basse du Parlement s'est contenté d'améliorer l'échange d'informations entre les autorités.

En Suisse, chaque vache, chaque voiture, chaque chien ou chaque livre de bibliothèque est enregistré, alors qu'on ne connaît même le nombre d'armes à feu en circulation, s'est indignée Chantal Galladé (PS/ZH) au nom de la commission.

Au vu des drames qui continuent de défrayer la chronique, il est temps de corriger la situation, a quant à elle martelé la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, soulignant que les directeurs cantonaux de police avaient demandé des mesures depuis longtemps.

"Monstre bureaucratique"

Les représentants du lobby des armes son à l'inverse montés au créneau pour fustiger l'enregistrement obligatoire de toutes les armes non déclarées. Pour Jakob Büchler (PDC/SG), cette obligation produirait un monstre bureaucratique.

Les Suisses ne veulent pas d'un registre des armes, a assuré Walter Müller (PLR/SG), en rappelant le refus de l'initiative "pour la protection contre la violence des armes" en 2011.

>> Ecouter le débat entre Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert'libérale vaudoise et Yannick Buttet, conseiller national PDC valaisan dans Forum.

Le projet de loi prévoit l'enregistrement obligatoire de toutes les armes à feu dans un délai de deux ans. [Olivier Maire - Keystone]Olivier Maire - Keystone
Faut-il mieux contrôler les armes en Suisse? / Forum / 13 min. / le 5 mai 2015

ats/kg

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