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L'armée cherche toujours ses munitions de poche

Plusieurs milliers de boîtes de munitions dorment toujours dans les placards de particuliers. [Keystone]
Plusieurs milliers de boîtes de munitions dorment toujours dans les placards de particuliers. [Keystone]
L'armée devrait avoir bientôt terminé le retrait des munitions de poche. Près de 250'000 boîtes ont été récupérées jusqu'à fin août, a assuré le ministre de la défense Ueli Maurer lundi au Conseil national. 5200 militaires n'ont toujours pas donné suite à la campagne de rappel.

Selon un communiqué du Département fédéral de la défense (DDPS), l'armée pourra achever le retrait des munitions de poche "au cours des semaines à venir". Plus de 240'000 boîtes de munitions sur un nombre maximal estimé à 257'000 en octobre 2007 ont pu être retirées.

Il faut néanmoins retrancher de ce nombre quelque 7500 boîtes qui n'ont plus été remises aux militaires qui accomplissaient en octobre 2007 les écoles de recrues d'été et celles pour militaires en service long.

1600 boîtes "perdues" et 5200 "disparues"

Sur les 240'835 boîtes considérées comme retirées, 1601 ont été déclarées perdues et 270 ont fait l'objet d'un rapport de police.

Quelque 5200 militaires n'ont pas encore donné suite au rappel qui leur est parvenu, a précisé le conseiller fédéral, en réponse à une question de Chantal Galladé (PS/ZH).

La comparaison des données électroniques avec les inscriptions portées dans les livrets de service devrait permettre de clarifier où se trouvent ces boîtes de munitions de poche.

Le Parlement a exigé en 2007 le retrait de la plupart des 257'000 emballages contenant des munitions de poche et détenus à la maison par les citoyens-soldats.

Informations fragmentées

L'opération devait initialement s'effectuer d'ici au 31 décembre 2009. Le DDPS a rappelé que ce sont les inscriptions figurant dans le livret de service qui font foi car elles sont les plus complètes dans le domaine de l'équipement de chaque militaire.

Des différences étaient en effet apparues entre les banques de données électroniques et les indications manuscrites figurant dans les livrets. L'armée a donc vérifié quelque 70'000 livrets de services et opéré une rectification dans près de 46'000 cas.

ats/jeh

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