Modifié le 17 août 2010 à 13:35

L'UDC se lance dans la course au Conseil fédéral

L'UDC subit une nouvelle scission après le départ de plusieurs élus au PBD.
L'UDC visera d'abord le siège de Moritz Leuenberger, puis celui de Hans-Rudolf Merz. [ - ]
Comme annoncé aussitôt après la démission de Moritz Leuenberger, l'UDC va revendiquer un second siège au Conseil fédéral. Les sections cantonales et les membres du groupe parlementaire ont jusqu'au 31 août pour présenter leurs candidats à la candidature.

Le groupe aura ensuite jusqu'au 14 septembre pour décider du ou des candidats qu'il soumettra à l'Assemblée fédérale pour l'élection du 22 septembre, a indiqué l'UDC dans un communiqué publié lundi soir.

Ceux-ci seront à disposition des autres partis pour d'éventuelles auditions. La décision de lancer une candidature de combat a été prise par 48 voix contre deux, a précisé devant la presse le chef du groupe Caspar Baader.

L'UDC ne voit pas dans cette offensive une atteinte à la concordance. Le parti électoralement le plus fort de Suisse avec près d'un tiers des voix s'estime sous-représenté au Conseil fédéral avec un seul représentant.

D'abord Moritz Leuenberger

D'ici la désignation de son candidat, il entend mener des entretiens bilatéraux avec les autres partis. Avec cette candidature, l'UDC visera d'abord le siège socialiste laissé vacant par M. Leuenberger. Il attend le soutien du groupe libéral-radical. Si tel ne devait pas être le cas, l'UDC tentera alors de ravir le fauteuil abandonné par Hans-Rudolf Merz, dont le successeur sera désigné aussitôt après celui de M. Leuenberger.

Cette stratégie n'a pas été contestée au sein du groupe, a précisé M. Baader, qui est souvent évoqué comme un possible candidat UDC. Le président du groupe parlementaire agrarien n'a pas exclu explicitement l'idée d'une candidature.

ats/cht

Publié le 16 août 2010 à 21:28 - Modifié le 17 août 2010 à 13:35