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Gymnasien vaudois exclu pour avoir copié Wikipédia

Le gymnasien avait copié sans sourciller sur internet. [Keystone]
Le gymnasien avait copié sans sourciller sur internet. [Keystone]
Un gymnasien vaudois avait abondamment copié l'encyclopédie en ligne Wikipédia pour rédiger sont travail de maturité. Pris en faute, il avait été exclu. De recours en recours, c'est le Tribunal administratif fédéral qui a dû trancher sur son cas. Mon Repos a confirmé la fraude et la punition infligée au candidat.

Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a confirmé mercredi l'échec de l'étudiant et l'exclusion de la session d'examens. En plus de largement "s'inspirer" de Wikipédia sans le citer explicitement, le bachelier vaudois avait également recopié sans mentionner correctement ses sources d'autres textes consultables sur internet.

En janvier dernier, la Commission suisse de maturité avait exclu l'étudiant de la session d'examen d'hiver 2010 et lui avait reproché un "plagiat caractérisé". Elle s'était référée aux directives applicables, qui prévoient que le travail de maturité est personnel et avait rappelé au candidat qu'il avait été mis en garde par son professeur.

Dans un arrêt diffusé mercredi, le TAF confirme la sanction et rappelle que, selon la jurisprudence, un plagiat est bien considéré comme une fraude au sens de l'ordonnance fédérale sur l'examen suisse de maturité. Débouté, l'étudiant devra payer 500 francs de frais de procédure en plus de ses frais d'avocat.

ats/boi

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Des logiciels de détection à l'université

Face à l'ampleur que prend le plagiat sur internet dans le milieu estudiantin, la plupart des universités et de plus en plus de lycées et gymnases, ont mis sur place de nouveaux moyens de surveillance.

Par exemple, l'Université de Genève a récemment fait l'acquisition de deux logiciels anti-plagiat.

Ces instruments de détection fonctionnent en comparant les passages du texte examiné avec des références trouvées sur le web.

Un pourcentage de similitudes peut ainsi être déterminé assez aisément.

Pour l'heure, l'utilisation de ces logiciels n'est toutefois ni obligatoire ni systématique, mais seulement sur la base de soupçons.

Il faut également distinguer le fait de mentionner sans citer quelques expressions piquées sur le net de la reprise importante et sans modification de passages entiers.

Le problème, c'est que de plus en plus de tricheurs ne se contentent pas de simplement recopier, mais qu'ils changent suffisamment le texte pour que les similitudes ne soient pas évidentes.

Néanmoins, l'idée des universités est en premier lieu d'agir dans un but préventif, afin de sensibiliser les élèves à ce type de problèmes et aux conséquences qu'ils encourent.