Publié

Karin Keller-Sutter veut inclure avocats et notaires dans la loi sur le blanchiment d'argent

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, photographiée ici le 15 février 2023 en conférence de presse à Berne. [Keystone - Anthony Anex]
Karine Keller-Sutter veut soumettre les avocats et les notaires à la loi contre le blanchiment d'argent / Le 12h30 / 2 min. / le 25 février 2023
Le Département fédéral des finances entend soumettre à la loi sur le blanchiment d'argent les avocats et notaires, qui en avaient été exemptés par le Parlement il y a deux ans, a annoncé samedi la ministre des finances Karin Keller-Sutter dans la presse. Il planche sur un projet de registre central depuis octobre.

Les avocats et les notaires font partie du projet de registre central pour l'identification des ayants droit économiques des personnes morales, déclare Keller-Sutter dans un entretien diffusé samedi dans les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia. "Nous ne devons pas foncer tête baissée. Cela ne sert à rien si le Parlement le supprime à nouveau. Mais le Conseil fédéral est d'avis que c'est nécessaire".

Selon la ministre PLR, la place financière a une importance énorme pour le pays. "Le blanchiment d'argent est un risque pour la réputation de la place financière. Nous avons tout intérêt à réduire le plus possible la zone vulnérable".

Nouvelle loi en 2023

La nouvelle loi sur le blanchiment d'argent est entrée en vigueur au début 2023. La révision portait notamment sur la communication des soupçons de blanchiment d'argent et des mesures pour les intermédiaires financiers. Le Parlement a toutefois refusé d'assujettir les avocats, les notaires et les autres conseillers aux nouvelles règles.

Interrogée sur la situation financière de la Suisse, Karin Keller-Sutter la qualifie de tendue. Les comptes sont déséquilibrés, parce qu'il y a trop de nouvelles dépenses non financées, ajoute-t-elle.

"Pour le budget 2024, nous devons économiser deux milliards de francs afin de respecter le frein à l'endettement. Pour les deux années suivantes, ce sera même trois milliards à chaque fois", poursuit la St-Galloise. Pour les années suivantes, le Conseil fédéral veut proposer un programme de stabilisation.

Gerhard Pfister: "Le Parlement doit accepter cette proposition"

Interrogé samedi à ce sujet dans Forum, Gerhard Pfister a dit partager l'argumentaire de la ministre des finances. "Notre groupe avait rejeté cette idée et désormais Karin Keller-Sutter la propose à nouveau. Je pense que le Parlement doit réfléchir un peu plus profondément et accepter cette proposition", explique le président du Centre.

"Nous avons un grand intérêt à une place financière propre, où les choses vont selon la loi", ajoute le Zougois.

ats/kkub

Publié