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Appel pour réglementer la surveillance des virus en Suisse

Le Comité consultatif scientifique Covid-19 plaide pour une réglementation de la surveillance des virus en Suisse. [Christian Beutler - Keystone]
Appel pour réglementer la surveillance des virus en Suisse / Le Journal horaire / 15 sec. / le 23 janvier 2023
Après l'arrêt des tests Covid généralisés, la Suisse devrait introduire une surveillance plus large des maladies infectieuses, estime le Comité consultatif scientifique Covid-19. Le système de santé reste très chargé par diverses pathologies virales ou bactériennes.

Grâce à une immunité élevée au sein de la population, la charge liée à l'épidémie de SRAS-CoV-2 a considérablement diminué. Cependant, d'autres pathogènes respiratoires circulent plus largement depuis la levée des restrictions sanitaires, écrit lundi le comité, qui a pris la suite de la Task Force scientifique mise en place durant la pandémie.

En raison de la circulation de divers pathogènes respiratoires, les hôpitaux ainsi que les cabinets de médecine de premier recours et de pédiatrie continuent d'être fortement sollicités. Dans ce contexte, il juge important de maintenir une surveillance en temps réel des nouvelles infections et des tableaux cliniques découlant d'éventuelles nouvelles propriétés des virus ou de modifications dans l'immunité de la population.

D'autres virus circulent

Les cas de variole du singe et d'hépatite en 2022 ont montré à quel point une telle surveillance constante des pathogènes en circulation est de grande valeur, souligne le comité dans son communiqué.

Actuellement, 98% des habitants de la Suisse ont des anticorps contre le SRAS-CoV-2, soit parce qu'ils ont été vaccinés, soit parce qu'ils ont eu la maladie. Mais avec la levée des mesures de protection, d'autres virus ont pris la relève, comme le virus respiratoire syncytial humain, la grippe, les maladies à pneumocoques ou encore les streptocoques du groupe A.

Depuis le 1er janvier, la Confédération ne prend plus en charge les coûts des tests Covid, et leur nombre a chuté. Pour le comité, le moment est donc venu pour la Suisse d'étudier avec quelles méthodes elle entend à l'avenir surveiller les maladies infectieuses.

ats/asch

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