Discussions, auditions: dans les coulisses de la course au Conseil fédéral
"Je suis confiante... confiante dans ce que je peux faire. Je ne me pose pas forcément de question sur ce que je ne peux pas modifier ou changer". Le mardi 29 novembre, la socialiste jurassienne Elisabeth Baume-Schneider sort de son grand oral devant les parlementaires verts.
A l'issue de ces premières auditions, les avis semblent partagés dans les rangs écologistes: "Je pense que c'est vraiment moitié-moitié, mais on n'a pas voté", explique Aline Trede, la cheffe de groupe.
Pour Elisabeth Baume-Schneider, c'est un peu plus facile car elle n'a rien à perdre
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Le Haut-Valaisan Philipp Matthias Bregy, du Centre, est l'autre chef de groupe que 15 Minutes a suivi. Lui n'est pas encore entré dans le vif du sujet. Toutes ses auditions sont prévues le 6 décembre, ce qui n'empêche pas des premiers échanges sur cette course au Conseil fédéral: "A ce stade, je vois un petit avantage pour Albert Rösti et Eva Herzog".
>> Ecouter le reportage 15 Minutes:
Lundi 5 décembre, jour de session ordinaire, sans audition. Une journée propice aux discussions informelles, notamment avec les candidates et candidats: "Si elles ou ils demandent une rencontre, je le fais", explique Aline Trede.
Ce jour-là, un autre nom commence à circuler dans les travées du Parlement: celui de Daniel Jositsch, le conseiller aux Etats zurichois qui n'a pas été retenu sur le ticket du PS. Il obtiendra 58 voix au premier tour de l'élection.
Monsieur Jositsch est souvent dans la salle du Conseil national, c'est peut-être un signe pour une surprise
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La valse des auditions reprend le mardi 6 décembre, dernière ligne droite. La journée se termine à l'hôtel Bellevue, pour la traditionnelle soirée qui précède l'élection. Mais est-ce que la donne peut encore changer? "La soirée permet de rencontrer des amis politiques, mais politiquement ça ne sert à rien", estime le PLR Andrea Caroni. A l'inverse, l'UDC Pierre-André Page pense que "c'est encore le moment d'aller chercher des voix".
"C'est serré tu penses pour Baume-Schneider?", sonde le socialiste Samuel Bendahan, en discussion avec Aline Trede. "Il y a beaucoup de volatilité, tout peut arriver", estime à ce moment-là le Vaudois. Le lendemain, les parlementaires lui ont donné raison. Au troisième tour d'une élection très serrée, Elisabeth Baume-Schneider est élue au Gouvernement, acclamée par les Jurassiens rassemblés sur la Place fédérale.
Katia Bitsch, Guillaume Rey