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L'interdiction des thérapies de conversion débattue au Parlement fédéral

Les jeunes non-hétérosexuels sont plus souvent la cible de violences, selon une étude d’Unisanté. [Porter Binks - Keystone/epa]
L'interdiction des thérapies de conversion est discutée au Parlement fédéral / La Matinale / 1 min. / le 18 août 2022
La proposition du PS et des Vert'libéraux d'interdire les thérapies de conversion, qui visent à "corriger" certaines orientations sexuelles ou identitaires, passe jeudi son premier examen parlementaire à Berne. Les députés veulent ainsi mieux protéger les adolescents, premières victimes de cette pratique.

A l'heure actuelle, le nombre de jeunes qui auraient subi des thérapies de conversion en Suisse n'est pas connu.

Mais selon plusieurs associations, ces thérapies existent bel et bien et seraient notamment le fait de médecins, de mentors ou encore d'aumôniers qui proposeraient de modifier ou de refouler une orientation sexuelle ou identitaire.

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Le PS et les Vert'libéraux souhaitent interdire et punir les personnes qui les pratiquent. "Ces pseudo-thérapies de conversion n'ont aucune base scientifique. Elles ne servent à rien et sont dangereuses. Cela nous semble donc opportun de légiférer au niveau national pour les sanctionner", estime Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale socialiste, jeudi dans La Matinale.

Un postulat "idéologique"

De son côté, l'UDC doute de la nécessité d'agir. "On ne recourt à des interdictions avec des peines de prison que lorsqu'il y a un problème avéré. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui. On n'a pas de documentation pour savoir quelle quantité ça représente ni de quoi il s'agit. C'est un postulat purement idéologique et totalement pervers", réagit Yves Nidegger, conseiller national UDC.

Dans ses dernières prises de position, le Conseil fédéral juge le cadre légal actuel suffisant.

Aucun canton n'a pour l'heure interdit ces thérapies. Seules les autorités vaudoises prévoient de le faire en modifiant leur législation.

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Marc Menichini/iar

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