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André Hoffmann: "Les Russes qui souffrent de cancer doivent continuer à recevoir nos produits"

L’appel aux patrons de Volodymyr Zelensky à Davos : réaction d’André Hoffmann [RTS]
L’appel aux patrons de Volodymyr Zelensky à Davos : réaction d’André Hoffmann / Forum / 7 min. / le 23 mai 2022
Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi les participants du Forum économique de Davos à cesser toute relation commerciale avec la Russie, le vice-président de Roche André Hoffmann a expliqué à Forum les raisons pour lesquelles le groupe a décidé de poursuivre ses activités en Russie.

Le groupe pharmaceutique Roche est le leader mondial des traitements contre le cancer, avec plus de 100'000 employés dans le monde et un chiffre d'affaires qui s'élevait l'an dernier à près de 63 milliards de francs.

Lors du Forum économique mondial (WEF) de Davos lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé toutes les entreprises à arrêter tout commerce avec la Russie.

>> Lire à ce sujet: A Davos, Volodymyr Zelensky exhorte le monde à isoler davantage la Russie

Or, Roche a fait le choix de maintenir ses activités dans le pays. Interrogé lundi dans Forum sur cette décision, le vice-président du groupe André Hoffmann a rappelé que le rôle principal de l'entreprise était de servir les patients. "Nous n'arrêterons pas de vendre des médicaments dont nos patients ont besoin en Russie, parce que leur vie en dépend", s'est-il justifié.

"Les patients qui souffrent de cancer en Russie doivent continuer à recevoir nos produits", a-t-il ajouté.

Activités en Ukraine toujours en cours

André Hoffmann a par ailleurs affirmé que Roche poursuivait également ses activités en Ukraine "malgré les violences" et dans l'intérêt des patients. L'entreprise était déjà très présente dans le pays avant la guerre, dans le cadre d'essais cliniques contre le cancer. Le résultat de ces tests sera toutefois difficile à utiliser en raison des conditions difficiles sur le terrain, a relevé le vice-président.

La livraison de médicaments est toujours possible dans le contexte actuel de la guerre, car l'ONU a exclu cet élément du régime des sanctions, a expliqué André Hoffmann.

Roche peut également compter sur les structures ukrainiennes qui collaborent avec le groupe et sur les 80 personnes employées mobilisées sur place, "avec un dévouement que j'aimerais souligner", a-t-il encore déclaré.

Propos recueillis par Esther Coquoz/iar

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