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La Suisse en quête d'autres options pour se fournir en gaz cette année

Citernes de gaz à Rümlang, dans le canton de Zurich. [Gaëtan Bally - Keystone]
La Suisse en quête d'autres options pour se fournir en gaz cette année / La Matinale / 1 min. / le 7 mars 2022
La guerre en Ukraine a fait s'envoler encore plus les prix du pétrole et du gaz en Europe. Mais si l'approvisionnement en gaz inquiète les spécialistes, il semble assuré en l'état en Suisse et différentes alternatives sont à l'étude.

L'Office fédéral de l'énergie affirme que l'approvisionnement en gaz est assuré à ce stade. Mais le Conseil fédéral n'exclut pas un "risque résiduel", par exemple dans le cas où une importante vague de froid devait arriver sur nos régions.

>> Lire: La Suisse prend des mesures pour garantir son approvisionnement en gaz

Les fournisseurs de gaz élaborent donc différents scénarios pour éviter des coupures. Mais dans ce domaine, la Suisse romande est mieux lotie que la Suisse alémanique. La première est surtout interconnectée avec la France, qui dépend moins du gaz russe, et avec l'Italie.

En quête de solutions pour l'hiver prochain

Et même s'il n'existe pas de grandes installations de stockage de gaz en Suisse, la première stratégie établie par les fournisseurs est d'avoir augmenté les réserves.

"Nous avons encore un stockage de gaz rempli au tiers, qui nous appartient", a indiqué le directeur général de Gaznat lundi dans La Matinale de la RTS. "Nous avons aussi quelques contrats à long terme avec des engagements de fourniture et nous espérons que nous pourrons couvrir nos besoins", a précisé René Bautz. "Nous sommes aussi en train de regarder différentes solutions pour l'hiver prochain".

Plusieurs options sur la table

L'une des options est d'importer plus de gaz naturel liquéfié par le biais des méthaniers. Un autre soutien pourrait venir des autres sources d'approvisionnement en Europe.

L'une des autres possibilités, si la Suisse venait vraiment à manquer de gaz, serait aussi de se tourner vers les très grandes entreprises, qui ont souvent plusieurs sources d'énergie à disposition.

"Le seul risque qui pourrait intervenir à un moment - mais on a de bonnes chances d'y échapper - serait de demander à nos clients qui peuvent passer provisoirement et en urgence sur des chaudières à mazout, de le faire pour combler un risque de pénurie", a relevé Xavier Company, municipal en charge des Services industriels à Lausanne. "Mais on en est assez loin encore à l'heure actuelle", a-t-il assuré.

Malgré toutes ces stratégies, la Suisse reste en permanence tributaire d'importations. Et les traders sont unanimes: la volatilité des prix est sans précédent sur les marchés.

Dominique Choffat/oang

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