Modifié

Pour Jacqueline de Quattro, les discriminations doivent être poursuivies d'office "quel que soit l'âge, le sexe ou la religion"

L'importance de mieux protéger les femmes sur le plan pénal expliquée par la conseillère nationale (PLR-VD) Jacqueline de Quattro [RTS]
L'importance de mieux protéger les femmes sur le plan pénal expliquée par la conseillère nationale (PLR/VD) Jacqueline de Quattro / 19h30 / 2 min. / le 10 février 2022
Une initiative parlementaire soutenue par Jacqueline de Quattro veut que la norme pénale contre le racisme et l'homophobie inclut aussi les discriminations contre les femmes. Invitée dans le 19h30, la conseillère nationale explique que cette loi devrait être élargie à toute autre discrimination.

Lors de la dernière session parlementaire à Berne en décembre 2021, plusieurs élues issues de différents bords politiques ont déposé des initiatives demandant que le sexisme soit reconnu comme un délit, au même titre que le racisme ou l’homophobie.

Cette requête vise une modification de l’article 261 bis du Code pénal. Instauré en 1994, cette norme pénale punit quiconque incite à la haine ou à la discrimination basées sur l’appartenance raciale, ethnique ou religieuse. En février 2020, cette loi est étendue après une votation populaire aux actes homophobes, qui peuvent désormais être punis de peines allant jusqu'à trois ans de prison.

>> Les précisions du 19h30 :

Des parlementaires fédéraux de gauche et de droite veulent que la norme pénale antiraciste inclue la notion de sexisme [RTS]
Des parlementaires fédéraux de gauche et de droite veulent que la norme pénale antiraciste inclue la notion de sexisme / 19h30 / 1 min. / le 10 février 2022

"La violence contre les femmes est encore très répandue"

Invitée dans le 19h30, la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD) explique qu'il est nécessaire que cette norme soit étendue aux discriminations faites aux femmes: "Ce qu'on voit malheureusement, c'est que la haine et la violence contre les femmes sont encore très répandues. Quand vous pensez qu'une femme meure toutes les deux semaines en Suisse parce que c'est une femme, cela interpelle."

Selon l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise, cela permettrait d'envoyer un signal clair: "Le fait d'inscrire le sexe homme ou femme dans une norme pénale montre que passer au-delà d'une certaine ligne rouge a des conséquences. Et qu'il n'est pas plus tolérable de discriminer ou d'appeler à la haine quelqu'un parce que c'est une femme qu'à cause de sa race, son ethnie ou encore sa religion."

"Le code pénal ne punit que si une plainte est déposée"

Pour Jacqueline de Quattro, étendre cette loi aux femmes serait bien plus qu'un acte symbolique: "Le code pénal ne punit que si une plainte est déposée. Or c'est parfois difficile d'être victime et de déposer plainte. Il y a souvent des pressions pour que vous retiriez la plainte et là vous êtes doublement punie. Or si c'est du racisme ou pour une discrimination religieuse, c'est poursuivi d'office. Et ça c'est un vrai soulagement par rapport à la victime."

La conseillère nationale PLR va même plus loin: "La loi suit généralement l'évolution des moeurs, et maintenant il faudrait aussi mettre la protection en raison du sexe. Je pense que ce sont des évolutions qui sont souhaitables. Une règle générale, qui dit que l'appel public à la haine et à la discrimination, quel que soit l'âge, le sexe ou la religion est évidemment quelque chose qui serait encore beaucoup plus cohérent et certainement souhaitable."

Propos recueillis par Philippe Revaz

Adaptation web: Antoine Schaub

Publié Modifié

A Genève, des rabais pour le sport ou la culture pour compenser les inégalités salariales

Le parlement de la ville de Genève veut octroyer des rabais de 20% aux femmes dans les installations publiques sportives ou culturelles pour compenser les discriminations salariales.

La motion a été acceptée mercredi soir au terme d'un débat qui a été vif. Le conseil administratif doit à présent étudier les modalités de mise en œuvre. S’il reconnaît la noblesse de l’idée, il trouve cependant qu’elle rate sa cible.

>> Les précisions du 19h30 :

20% de rabais sur les loisirs pour les femmes. C'est le projet du Conseil municipal genevois pour compenser les discriminations [RTS]
20% de rabais sur les loisirs pour les femmes. C'est le projet du Conseil municipal genevois pour compenser les discriminations / 19h30 / 2 min. / le 10 février 2022

>> La réaction de Jacqueline de Quattro à l'initiative genevoise:

Jacqueline de Quattro, conseillère nationale (PLR-VD), réagit à l’initiative genevoise offrant un rabais aux femmes [RTS]
Jacqueline de Quattro, conseillère nationale (PLR/VD), réagit à l’initiative genevoise offrant un rabais aux femmes / 19h30 / 1 min. / le 10 février 2022