Le suivi du 3 février [Keystone]
Publié Modifié

La Suisse sous la barre des 40'000 cas de Covid, mais toujours près de 20 décès quotidiens

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état jeudi de 36'740 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 18 décès supplémentaires et 150 malades ont été hospitalisés.

- Dès ce jeudi, l'obligation de télétravail et les quarantaines sont devenues de l'histoire ancienne. Alors qu'il avait étendu il y a deux semaines ces mesures jusqu'à la fin février, le Conseil fédéral a finalement décidé mercredi de les lever immédiatement.

- Des critiques pointent toutefois du côté des milieux économiques et même des experts en santé publique. Ils estiment que le certificat Covid et les limites de rassemblement ne font plus sens dès lors que l'on supprime les quarantaines et qu'on renonce en conséquence au traçage des contacts. D'autres émettent des doutes sur une levée trop rapide des mesures.

- La Suisse pourrait en outre laisser tomber les certificats et les masques obligatoires dès le 17 février. Le Conseil fédéral a mis deux variantes en consultation pour assouplir les mesures. Il décidera en fonction de la situation épidémiologique.

Suivi assuré par RTSinfo

20h45

Des cas de réinfections nombreux mais tout sauf inquiétants

Le variant Omicron déjoue largement l'immunité et se répand donc très rapidement, même s'il ne provoque que peu de formes sévères. De nombreuses personnes en Suisse ont ainsi été surprises d'être infectées une seconde, voire une troisième fois. Car une première infection au coronavirus ne protège désormais que partiellement d'une réinfection symptomatique.

Plusieurs facteurs sont déterminants, comme la durée entre l'infection naturelle antérieure et l'exposition à Omicron, le variant présent lors de la première maladie, et probablement la sévérité de la maladie antérieure, explique le professeur Blaise Genton, médecin-chef Unisanté Lausanne. Une infection plus sévère protégera plus efficacement, estime le spécialiste, qui rappelle aussi que, désormais, l'immense majorité de la population, de 90 à 95%, a été infectée et/ou vaccinée.

>> Les explications du 19h30:

Omicron réinfecte largement les personnes guéries, mais la sévérité dépend notamment de l'écart temporel entre les infections [RTS]
Omicron réinfecte largement les personnes guéries, mais la sévérité dépend notamment de l'écart temporel entre les infections / 19h30 / 2 min. / le 3 février 2022

20h30

Vivement souhaitée, la fin du pass sanitaire pourrait arriver en février

Les quarantaines et le télétravail ne sont plus obligatoires en Suisse dès jeudi, et les prochaines restrictions sanitaires pourraient disparaître le 17 février à l'issue d'une consultation lancée par le Conseil fédéral. Les certificats sanitaires pourraient ainsi être abandonnés dès mi-février. "On a l'impression qu'il n'apporte plus grand-chose", concédait Alain Berset lui-même mercredi.

>> Lire: Fin du télétravail et des quarantaines, consultation pour un arrêt anticipé des mesures - Le détail des annonces du Conseil fédéral

Dans les restaurants romands, le contrôle du pass est devenu routinier, et il est plutôt bien suivi. Plusieurs journalistes de la RTS ont fait le test jeudi dans des cafés et restaurants aux quatre coins de la Suisse romande. Sur 28 établissements visités, seuls six n'ont pas effectué de contrôle.

Les restaurateurs craignent surtout les contrôles de police, encore réguliers malgré l'amélioration de la situation. Julien Besson, gérant du Britannia pub à Martigny (VS), dit avoir été contrôlé trois fois ces dix derniers jours. Pas question donc de relâchement, même s'il constate la lassitude de la clientèle.

Les cantons doivent donner leurs réponses sur l'abandon du certificat d'ici mercredi prochain.

>> Le reportage du 19h30:

Les cafés et restaurants vérifient-ils le certificat Covid? Nous avons testé. [RTS]
Les cafés et restaurants vérifient-ils le certificat Covid? Nous avons testé. / 19h30 / 2 min. / le 3 février 2022

19h00

Débat: faut-il une nouvelle version de la loi sur les épidémies?

Acceptée par le peuple en 2013, la loi sur les épidémies vient de vivre son baptême du feu, à l'épreuve de la pandémie. C'est ce texte qui a, entre autres, guidé le Conseil fédéral dans la gestion de la crise.

Ce test grandeur nature de la loi a révélé ses points forts et des points faibles. Et pourrait donner lieu à un débat sur une nouvelle version qui tienne compte des enseignements des deux dernières années.

>> Écouter le débat dans Forum avec Frédéric Bernard, professeur de droit public; Samia Hurst, médecin et bioéthicienne; Isabelle Moret (PLR) et Jean-Luc Addor (UDC):

Un message informe que le certificat COVID est obligatoire pour rentrer dans un restaurant à Genève, ce lundi, 13 septembre 2021. [Pierre Albouy - Keystone]Pierre Albouy - Keystone
Le grand débat - Faut-il une nouvelle loi sur les épidémies? / Forum / 22 min. / le 3 février 2022

17h30

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique est de plus en plus présent après un Covid

Les hôpitaux reçoivent de plus en plus de jeunes patientes et patients atteints de PIMS, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, potentiellement grave.

Il survient souvent après une infection au Covid-19 et est potentiellement à mettre en lien avec le variant Omicron qui a particulièrement touché les enfants et les écoles. Il apparaît quatre à six semaine après une infection asymptomatique ou peu symptomatique au coronavirus.

Les symptômes de ce syndrome sont un état fébrile, des troubles gastro-intestinaux, des troubles cardiaques ou une inflammation des reins. Le cerveau peut aussi être touché avec des troubles de l'état d'éveil.

Se rendre chez son pédiatre ou aux urgences

Dans l'émission CQFD, Serge Grazioli, médecin adjoint au Service de Néonatologie et Soins Intensifs Pédiatriques des HUG tient à rassurer les parents: "Même si ce syndrome peut paraître impressionnant, les enfants répondent très bien au traitement".

>> Ecouter CQFD:

Les hôpitaux reçoivent de plus en plus de jeunes patients atteints de PIMS.
photographee.eu
Depositphotos [photographee.eu - Depositphotos]photographee.eu - Depositphotos
Le Covid booste le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique / CQFD / 7 min. / le 3 février 2022

Mais il recommande que "si un enfant présente de nouveau de la fièvre, des symptômes digestifs et une baisse de l'état général survenant 3 à 4 semaines après un Covid, il faut aller consulter un pédiatre ou se rendre aux urgences si l'état général est vraiment fortement diminué".

Serge Grazioli souligne l'importance de la vaccination qui "pourrait protéger les adolescents contre ce syndrome. Deux publications récentes en France et aux États-Unis ont montré que les adolescents étaient protégés une fois vaccinés".

Même constat à Genève, aux HUG: "Depuis l'ouverture des vaccins chez les adolescents, aucun enfant vacciné n'a été aussi hospitalisé avec un PIMS. Mais on a besoin d'un peu plus de recul pour avoir une réponse définitive".

>> Lire: Le Covid augmente les cas de syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique

16h40

Les bus fribourgeois retrouvent leur rythme normal

Les lignes de bus 2 et 5 des Transports publics fribourgeois (TPF), affectées début janvier par un manque de personnel lié aux quarantaines, retrouveront lundi leur cadence normale en ville de Fribourg. Celle-ci sera ramenée de 10 minutes à 7,5 minutes.

Les TPF se réjouissent "de retrouver une situation stabilisée sur le réseau et de proposer à nouveau la totalité de leurs prestations à la clientèle", indiquent-ils jeudi dans un communiqué. Cette mesure temporaire aura duré un mois.

13h35

36'000 nouveaux cas et 18 décès

L'Office fédéral de la santé publique a fait état de 36'740 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 18 décès supplémentaires et 150 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 44'842 cas, soit 8102 de plus. Le même jour, il dénombrait 16 décès et 149 hospitalisations supplémentaires.

Au total, 209 personnes atteintes du Covid se trouvent actuellement aux soins intensifs et elles occupent 24,2% des places disponibles, dont le taux d'occupation est de 80%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 104'591 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 35,1%, contre 34,1% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11.

Le variant Omicron représente 96% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 122'534 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 64'388 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 68,35% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,73%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 74,57% des personnes âgées de 65 ans et plus et 39,83% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 463'867, soit 5326,08 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 2'331'078 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 17'720'648 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'422 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 43'790.

12h40

Quel avenir pour le télétravail une fois la pandémie terminée?

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de supprimer l'obligation du télétravail, même s'il continue de le recommander. La décision a été saluée par les milieux économiques, pressés de retrouver leurs employés en présentiel.

Du côté des salariés, la nouvelle est aussi accueille avec joie, selon Joanna Bessero, consultante RH, qui a suivi depuis le début de la crise l'impact du télétravail en entreprise. Elle explique dans le 12h30 que le retour au présentiel est un soulagement pour tout le monde.

"Je pense que tout le monde est heureux de revenir en présentiel, ne serait-ce que pour retrouver ses collègues, retrouver des endroits physiques dans lesquels ils se sentent dans leur posture de collaborateur. Maintenant, je pense que la grande question de demain sera une question de mixité entre le télétravail et le présentiel, et de pouvoir choisir entre les deux."

Contrôle versus confiance

Pour Joanna Bessero, la généralisation du télétravail à plein temps ne va pas s'ancrer après la pandémie. "Deux ans ne peuvent pas révolutionner des manières de travailler qui existent depuis des décennies." Selon elle, cela dépendra beaucoup de la culture de management des entreprises.

"On entend beaucoup parler ces jours de la question contrôle versus confiance. C'est finalement ce qui a été la clé durant ces deux dernières années, c'était ce rapport de confiance. Il va donc falloir certainement peut-être modifier les cultures des entreprises, et former des managers à une autre manière de conduire leurs équipes."

>> L'interview complète de Joanna Bessero dans le 12h30 :

Le monde économique se réjouit de la levée du télétravail, mais demande la fin du certificat Covid. [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Fin du télétravail obligatoire: qu'en pensent les salariés et salariées? Interview de Joanna Bessero / Le 12h30 / 3 min. / le 3 février 2022

12h00

Les festivités de carnaval restreintes en Valais et à Fribourg

Les festivités du carnaval prévues annuellement dans les cantons catholiques sont affectées cette année encore par les restrictions sanitaires. A Sion, Monthey (VS) et Fribourg, les manifestations sont maintenues en format réduit. Pour l'heure, le pass sanitaire y est annoncé comme obligatoire.

"Tout différent, tout chamboulé, tout 'Pass Gardé', le Carnaval de Monthey va tout de même se fêter!", a annoncé cette semaine le comité d'organisation de l'événement. Cette 149e édition se déroulera "entièrement à l'extérieur" sur trois jours au lieu de six - du 25 au 27 février. Les responsables ont dû en revanche renoncer à la Halle des fêtes, au Grand Cortège du dimanche et à celui des enfants.

Un espace de fête sera créé au centre-ville avec animations, musique, bars et stands d’alimentation. L’accès y sera possible uniquement avec un certificat Covid répondant à la règle des 3G (vaccinés, guéris ou testés négatifs), précisent les organisateurs dont le concept sanitaire a été validé par le canton. Ceux-ci restent toutefois attentifs à l'évolution de la situation et aux éventuels allégements des mesures qui se dessinent.

10h45

Roche prévoit une baisse des ventes

Le fabricant bâlois de médicaments Roche a prévenu que la croissance de ses ventes ralentirait cette année, en prévision d'une baisse de la demande pour les traitements et tests du Covid-19.

Le groupe a annoncé que ses ventes annuelles resteraient stables ou augmenteraient au mieux de 5% à changes constants, soit bien moins que la croissance de 9% affichée l'année dernière.

Roche prévoit que les ventes de médicaments et de l'activité de diagnostic diminueront d'environ 2 milliards de francs suisses (1,92 milliard d'euros), pour atteindre environ 5 milliards de francs.

Pour l'instant, la demande pour les tests antigéniques et les tests PCR pour détecter le Covid-19 reste forte mais le directeur général de Roche Severin Schwan a dit s'attendre à un ralentissement lors du deuxième trimestre.

>> Lire aussi: Avec la baisse des demandes liées au Covid, Roche prévoit un ralentissement en 2022

09h55

"La plupart des cas arrivent à l'hôpital après le pic", prévient Silvia Stringhini

Le Conseil fédéral n'a pas caché sa confiance en l'avenir en mettant en consultation mercredi la levée de la totalité des mesures dès le 17 février.

Interrogée dans La Matinale, Silvia Stringhini, professeure et responsable de l'Unité d'épidémiologie populationnelle aux HUG, appelle de son côté à la prudence et à encore un peu de patience.

"Je ne suis pas autant optimiste. Il y a encore beaucoup de cas actuellement. On sait très bien que la plupart des cas arrivent après le pic. Les hôpitaux restent pleins et il faut attendre quelques semaines et laisser un peu plus de temps pour être sûrs qu'on a passé cette vague."

>> L'interview de Silvia Stringhini dans La Matinale :

Silvia Stringhini, professeure aux HUG, appelle à la prudence après les annonces du Conseil fédéral. [RTS]RTS
Silvia Stringhini, professeure aux HUG, appelle à la prudence après les annonces du Conseil fédéral / La Matinale / 1 min. / le 3 février 2022

09h10

La fin du télétravail réjouit les syndicats et les milieux économiques

Les employés et employées peuvent retourner sur leur lieu de travail dès ce jeudi matin. Le Conseil fédéral lève l'obligation de télétravail, qui reste désormais recommandé.

Cette annonce réjouit les syndicats. Véronique Polito, vice-présidente d'Unia, estime dans La Matinale que le retour sur le lieu de travail peut faciliter la relation entre les salariés et les employeurs.

"Le fait que les gens soient à distance, ça peut donner l'impression aux responsables de ne pas avoir le contrôle sur les activités de leurs employés, ce qui pourrait les mener à augmenter la surveillance", estime-t-elle.

>> L'interview de Véronique Polito dans La Matinale:

Unia se réjouit de la fin du télétravail. [Laurent Gillieron - KEYSTONE]Laurent Gillieron - KEYSTONE
Annonces Conseil fédéral fin du télétravail: Réaction de Véronique Polito, vice-présidente d'Unia / La Matinale / 57 sec. / le 3 février 2022

"Levée de toutes les mesures"

Du côté des ressources humaines, le soulagement est partagé. Sylvain Lieb, directeur des ressources humaines de l'entreprise Bobst, se réjouit de cette annonce, mais il en attend encore davanatage.

"Pour nous, il faut la levée de toutes les mesures en Suisse, mais il faut aussi nous aider à l'étranger, notamment aider nos techniciens à passer les frontières."

>> L'interview de Sylvain Lieb dans La Matinale:

Un employé de l'entreprise Bobst travaille sur une machine. [Laurent Gilliéron - Keystone]Laurent Gilliéron - Keystone
Annonces Conseil fédréal: Réaction Sylvain Lieb, directeur des ressources humaines de l'entrperise Bobst / La Matinale / 1 min. / le 3 février 2022

08h50

La culture peut envisager un printemps plus serein

En plus de la suppression de l'obligation de télétravail et la levée des quarantaines, le gouvernement a mis en consultation deux variantes auprès des cantons jusqu'au 9 février: l'une avec la suppression des mesures en une seule fois, l'autre en deux temps.

Dans les deux cas, la suppression du certificat Covid se pose. Cela constitue une bonne nouvelle pour la culture, se réjouit dans La Matinale Vincent Sager, directeur d'Opus One.

"Ça va permettre d'espérer de meilleures fortunes pour certaines manifestations en février-mars qui pour l'instant souffrent d'un vrai défaut de fréquentation. On peut imaginer renoncer à la mise en place de mesures qui supposent une logistique assez lourde."

>> L'interview de Vincent Sager dans La Matinale :

Vincent Sager, directeur d'Opus One. [RTS]RTS
Annonces Conseil fédéral: Réaction de Vincent Sager, directeur d'Opus One / La Matinale / 1 min. / le 3 février 2022

08h30

Le pass sanitaire fait-il encore sens avec la suppression des quarantaines?

Les annonces du Conseil fédéral mercredi constituent un tournant dans la pandémie, deux ans après les premières mesures sanitaires.

Pour les reste des mesures néanmoins, le débat ne manquera pas d'être vif. D'autant plus que le gouvernement ne se décidera que dans deux semaines.

Des critiques pointent notamment du côté des milieux économiques et même des experts en santé publique. Ils estiment que le certificat Covid et les limites de rassemblement ne font plus sens dès lors que l'on supprime les quarantaines et qu'on renonce en conséquence au traçage des contacts.

Sortie progressive

Interrogé dans La Matinale, le ministre jurassien de la Santé Jacques Gerber privilégie lui une sortie de crise progressive.

"Il faut éviter l'euphorie et imaginer que la crise est terminée. La crise est toujours bien là et s'il a été très opportun de durcir les mesures de manière progressive, je crois que nous serions inspirés de faire la même chose pour les alléger", commente l'élu jurassien.

>> Les précisions de La Matinale :

Le monde économique se réjouit de la levée du télétravail, mais demande la fin du certificat Covid. [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Annonces Conseil fédéral: Analyse Etienne Kocher et réaction Jacques Gerber / La Matinale / 2 min. / le 3 février 2022

08h15

Ignazio Cassis: "Il est trop tôt pour un bilan mais il y a des leçons à tirer"

Mercredi après-midi, Ignazio Cassis avait le sourire des grands jours. La situation épidémiologique allant en s'améliorant, le Conseil fédéral a pu en effet annoncer la fin prochaine de toute une série de mesures anti-Covid. Invité de l'émission Infrarouge le même jour, le président de la Confédération s'est refusé à un bilan de la gestion de la pandémie, jugé trop précoce, mais a toutefois abordé plusieurs pistes à améliorer à l'avenir.

Pour le président de la Confédération, des lacunes bien réelles ont surgi au cours de cette pandémie. Il s'agira de les étudier et de savoir quelles sont les leçons à tirer pour l'avenir et quelles sont les choses à mettre en place directement "dans notre système de santé".

Au cours de son interview, le Tessinois a également rappelé la singularité du modèle politique suisse, mélange de décentralisation extrême et de démocratie participative. Des réalités qui n'étaient selon lui pas "optimales" dans le cadre d'une gestion de crise.

>> Lire également: Ignazio Cassis: "Sans attendre une nouvelle crise, certains éléments nouveaux devront intégrer le système de santé"

08h00

Le Covid n'est pas forcément qu'une maladie respiratoire

On sait aujourd'hui que le coronavirus n'induit pas seulement des symptômes respiratoires. Il peut également toucher d'autres organes comme la moelle épinière, les nerfs et le cerveau.

Pendant la phase aigüe d'un Covid sévère, entre 10 et 20% des patients hospitalisés présentent des complications neurologiques comme un AVC, des troubles cognitifs, une confusion ou des maux de tête.

Le virus agit indirectement au niveau des vaisseaux sanguins. Il peut être responsable de coagulation et de caillots à l'origine d'AVC. ll peut aussi provoquer une réaction inflammatoire à la frontière entre le sang et le cerveau. De quoi faire craindre un risque de développement de maladies neurodégénératives pour les patients âgés atteints sévèrement et hospitalisés. Des troubles neurologiques surviennent aussi chez les patients avec un Covid long.

>> Toutes les explications dans le 19h30:

Conséquences sur le cerveau des personnes gravement atteintes par le Covid [RTS]
Conséquences sur le cerveau des personnes gravement atteintes par le Covid / 19h30 / 2 min. / le 2 février 2022

07h50

Aux HUG, la sortie de crise n'est pas pour tout de suite

Les soins intermédiaires des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) sont un carrefour pour les patients, souvent juste avant ou juste après un passage aux soins intensifs. Il y a deux semaines, l'hôpital a craint une forte augmentation des lits occupés en raison de la vague Omicron. Mais le nombre de patients est resté stable.

"Pour le moment, nous on ne voit pas la fin", témoigne Sandra Djila, infirmière aux HUG. "Typiquement, ma journée de lundi: on a à peine le temps de boire, d'aller au petit coin. On ne peut pas manger, on n'a pas le temps. Nos patients ne sont pas stables, il faut qu'on soit présents".

"Situation de crise qui continue"

Les HUG sont donc encore loin d'un retour à la normal. Omicron conduit certaines personnes aux soins intensifs. Aux HUG, on estime que plus de la moitié des patients intubés ont été contaminés par ce variant.

"On est dans un état de surcharge et on est dans une situation de crise qui continue, même si on voit à l'horizon une lueur d'espoir", explique Jean-Luc Reny, médecin chef du Service de médecine interne générale des HUG.

Changement de discours

Mais la situation et les discours changent. Même la très prudente Aglaé Tardin, médecin cantonale genevoise, entrevoit la fin de la pandémie.

"Cette vague nous permettra probablement de sortir de la crise en accédant à une immunité collective suffisante", indique-t-elle. "À la fois par l'immunité naturelle qu'a conférée cette infection à un très grand nombre au sein de la population et à la fois par l'immunité acquise par le biais du vaccin", précise-t-elle.

>> Voir le sujet du 19h30:

Dans les services de soins intensifs, le nombre de patients baisse régulièrement malgré l'explosion des contaminations au variant Omicron [RTS]
Dans les services de soins intensifs, le nombre de patients baisse régulièrement malgré l'explosion des contaminations au variant Omicron / 19h30 / 2 min. / le 2 février 2022

07h30

"Oui, on peut y croire", se réjouit Alain Berset

Le conseiller fédéral en charge de la santé Alain Berset s'est exprimé dans Forum au sujet de l'assouplissement des mesures annoncé mercredi. Le bout du tunnel semble se rapprocher. Peut-on vraiment y croire? "Oui, on peut y croire, sinon on n'aurait pas pris cette décision", s'est réjoui le Fribouregois.

Alain Berset a rappelé que le variant Omicron, bien qu'entraînant de nombreux cas, ne posait pas autant de problèmes dans les hôpitaux que le variant Delta. Quelque 10% de la population sont infectés par semaine, selon le ministre. "Dans ces conditions, je crois que les quarantaines n'apportent plus grand-chose et donc on a souhaité dès que possible les lever", a-t-il avancé.

>> Voir toute l'interview:

Les assouplissements sanitaires arrivent avec deux semaines d'avance: interview d’Alain Berset (vidéo) [RTS]
Les assouplissements sanitaires arrivent avec deux semaines d'avance: interview d’Alain Berset (vidéo) / Forum / 6 min. / le 2 février 2022

Le pass "nous a aidés"

Le pass sanitaire pourrait être levé d'ici deux semaines, après la consultation des cantons, des partenaires sociaux et des commissions parlementaires, et si l'évolution de l'épidémie le permet.

Selon le ministre socialiste, cet instrument a été utile en novembre et décembre, alors que le variant Delta faisait craindre une surcharge hospitalière. "Il nous a aidés à ne pas avoir trop de contacts entre des personnes qui n'avaient aucune immunité et qui étaient fortement susceptibles de faire des parcours difficiles dans la maladie, et donc d'occuper des lits d'hôpitaux ou de soins intensifs."

Il a également rappelé que l'exécutif ne voyait pas d'autre alternative au pass que des fermetures. "Evidemment, on a pris la mesure la moins forte possible", a expliqué Alain Berset.

Trop rapide?

A celles et ceux qui verraient d'un mauvais œil cette rapidité des assouplissements, Alain Berset rétorque que le Conseil fédéral se fonde sur les faits et la réalité du terrain. "Nous avons aujourd'hui tous les outils pour nous protéger. Ils n'étaient pas là il y a deux ans. (…) Aujourd'hui cette situation est bonne parce qu'avec le vaccin, nous avons fait des pas énormes."

Il en a donc profité pour appeler à la piqûre de protection. "Ne sous-estimons pas l'importance du vaccin et des vaccinations de rappel pour maîtriser cette situation", a-t-il conclu.

>> Voir aussi l'interview de Johan Rochel:

À quel rythme supprimer les mesures anti-pandémie? Interview de Johan Rochel (vidéo) [RTS]
À quel rythme supprimer les mesures anti-pandémie? Interview de Johan Rochel (vidéo) / Forum / 6 min. / le 2 février 2022

07h20

"Aujourd'hui est un grand jour"

"Aujourd'hui est un grand jour, qui marque une nouvelle étape dans cette crise. La pandémie n'est pas derrière nous, mais le Conseil fédéral se réjouit de voir une lumière pointer l'horizon", a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis en conférence de presse.

Il y a toujours des malades et des proches qui s'inquiètent, a rappelé le ministre. "Mais l'évolution de la situation nous donne de l'espoir. Nous entrons dans une nouvelle phase."

Le variant omicron a très rapidement infecté un grand nombre de personnes, a-t-il poursuivi. Les répercussions de la maladie sont toutefois moindres qu'avec les autres mutations. Le risque qu'un patient ne soit pas soigné dans les soins intensifs a fortement diminué.

Actuellement, "plus de 90% de la population est immunisée", soit grâce à la vaccination, soit grâce à une guérison, a ajouté le Tessinois. L'avenir peut être envisagé avec optimisme.

>> Voir l'intervention d'Ignazio Cassis:

L'intervention d'Ignazio Cassis lors la conférence de presse du 2 février [RTS]
L'intervention d'Ignazio Cassis lors la conférence de presse du 2 février / L'actu en vidéo / 5 min. / le 2 février 2022

Optimiste lui aussi, le ministre de la santé Alain Berset a toutefois tenu à souligner que les annonces du jours "n'étaient pas le signal que la pandémie est terminée."

>> Voir aussi l'intervention d'Alain Berset:

L'intervention d'Alain Berset lors de la conférence de presse du 2 février [RTS]
L'intervention d'Alain Berset lors de la conférence de presse du 2 février / L'actu en vidéo / 7 min. / le 2 février 2022

07h10

La fin de presque toutes les mesures est sur la table

La Suisse pourrait laisser tomber les certificats et les masques obligatoires dès le 17 février. Le Conseil fédéral a mis deux variantes en consultation pour assouplir les mesures anti-Covid. Il décidera en fonction de la situation épidémiologique.

La consultation auprès des cantons, des partenaires sociaux, du Parlement et des organisations doit durer jusqu'au 9 février. Le gouvernement prendra sa décision le 16 février, annonce-t-il mercredi dans un communiqué.

Première variante

Les deux scénarios proposés sont liés à la situation épidémiologique et au pic des contaminations. Dans sa première variante, le gouvernement ne propose rien de moins que la fin de presque toutes les mesures anti-Covid-19 en un coup, dès le 17 février.

Le certificat Covid ne serait plus obligatoire pour aller au restaurant, au café, à un concert. Les citoyens pourraient laisser tomber le masque dans les espaces publics fermés, les transports publics et les magasins. Le Conseil fédéral entend toutefois consulter les cantons sur l'opportunité de conserver l'obligation du port du masque dans les transports, le commerce de détail et les établissements de santé.

Il n'y aurait plus de restrictions pour les rencontres privées. Les organisateurs de grandes manifestations ne seraient plus tenus de demander une autorisation spéciale. Le dispositif de protection pour ces manifestations serait par contre maintenu, car de nouvelles restrictions ne peuvent pas encore être exclues.

L'isolement des personnes testées positives resterait aussi d'actualité. Des mesures supplémentaires devraient en outre être prises pour protéger les personnes particulièrement vulnérables.

Une telle ouverture représente un risque épidémiologique, reconnaît toutefois le Conseil fédéral, car elle pourrait faciliter à nouveau la circulation du virus. Elle est indiquée seulement lorsque la vague d'infections aura dépassé son pic. L'immunité collective de la population doit être suffisamment élevée et les chiffres d'infection et d'hospitalisation en recul.

Deuxième variante

Si au 16 février la situation épidémiologique est encore trop incertaine, le Conseil fédéral jouera la carte de la prudence. Les mesures seraient alors levées en deux temps.

Dès le 17 février, le certificat ne devrait plus être présenté dans les lieux de gastronomie ou culturels. Mais les consommations dans les restaurants devront être prises assis. Les rencontres entre amis et en famille ne seraient plus restreintes non plus.

Les personnes souhaitant aller nager en intérieur ou sortir en boîte de nuit devront être vaccinées ou guéries (régime de la règle dite 2G, de l'allemand "geimpft"/vacciné et "genesen"/guéri), mais n'auraient plus besoin de présenter en plus un test négatif.

Les organisateurs de grandes manifestations en extérieur ne seraient plus tenus de demander une autorisation spéciale. Les cantons garderaient toutefois une marge de manoeuvre pour les manifestations comme le carnaval.

Dans un deuxième temps, les mesures restantes comme l'obligation du port du masque, la règle des 2G et l'obligation d'autorisation pour les grandes manifestations en intérieur seraient abolies. L'ordonnance Covid-19 sur l'état de situation particulière serait ainsi levée.

07h00

Les quarantaines et l'obligation de télétravail levées dès jeudi

Dès ce jeudi, l'obligation de télétravail et les quarantaines seront de l'histoire ancienne. Alors qu'il avait étendu il y a deux semaines ces mesures jusqu'à la fin février, le Conseil fédéral a finalement décidé mercredi de les lever immédiatement.

Malgré un nombre record d'infections, les hôpitaux ne sont pas surchargés et les soins intensifs se sont désemplis, constate le Conseil fédéral. La vaccination et les infections précédentes ont contribué à l'immunité collective. Et le variant Omicron entraîne moins de complication que les variants précédents.

"Les signes indicateurs d’une prochaine sortie de crise se multiplient", avance le Conseil fédéral. Le moment est venu d'assouplir les mesures anti-Covid.

Le télétravail, simplement recommandé

Le télétravail ne sera plus obligatoire. Le Conseil fédéral continue toutefois de le recommander. L'employeur a le devoir de protéger ses employés d'une infection et le travail à domicile reste une mesure efficace. Le port du masque sur le lieu de travail reste obligatoire.

Pour la première fois depuis le début de la crise, la quarantaine est entièrement supprimée. Le grand nombre d'infections rend la mesure obsolète, explique le gouvernement. Toutes les quarantaines ordonnées par les cantons seront levées jeudi.

Isolement maintenu pour les personnes positives

Le Conseil fédéral avait déjà réduit sa durée à cinq jours à la mi-janvier. Seules les personnes vivant dans le même foyer ou entretenant des relations étroites devaient s'y soumettre. Les règles spéciales pour l'allocation pour perte de gain Covid-19 suite à une quarantaine sont également levées, précise le Conseil fédéral.

En revanche, les personnes testées positives au Covid-19 devront continuer à s'isoler. Il s'agit d'éviter que des personnes hautement contagieuses n'infectent d'autres personnes.

>> La synthèse de toutes les décisions annoncées mercredi: Fin du télétravail et des quarantaines, consultation pour un arrêt anticipé des mesures - Le détail des annonces du Conseil fédéral

06h50

Cas de rigueur jusqu'en juin 2022

Les entreprises pourront compter sur des aides pour cas de rigueur jusqu'en juin 2022. Le Conseil fédéral a adopté mercredi l'ordonnance ad hoc. Celle-ci entre en vigueur le 8 février.

Les entreprises qui enregistrent des pertes d'au moins 40% du chiffre d'affaires entre les mois de janvier et de juin 2022 pourront en faire la demande. Elles pourront également en bénéficier si les autorités leur ont imposé une fermeture en 2020 et/ou en 2021.

Comme précédemment, les aides seront plafonnées. Pour les six premiers mois de l'année 2022, elles s'élèvent au maximum à 9% du chiffre d'affaires annuel des exercices 2018 et 2019. Le plafond absolu est de 450'000 francs pour les petites entreprises (chiffre d'affaires inférieur ou égal à 5 millions) et de 1,2 million de francs pour les grandes entreprises. Le plafond est plus élevé pour les forains.

Les grandes entreprises doivent confirmer qu'elles ont pris, à compter du 1er janvier 2021, toutes les mesures d'autofinancement raisonnablement exigibles, en particulier pour protéger leurs liquidités et leur base de capital.

Le Conseil fédéral estime à 1,1 milliard de francs les besoins financiers liés à cette ordonnance. De ce montant, quelque 900 millions devraient être à la charge de la Confédération et 200 millions à celle des cantons.

06h45

Crédit supplémentaire de 3,4 milliards demandé

La Confédération a besoin de 3,4 milliards de plus pour financer les mesures de lutte contre le coronavirus. Le Conseil fédéral a transmis mercredi au Parlement une demande de rallonge pour le budget 2022.

Ce supplément est nécessaire pour couvrir le prolongement de plusieurs mesures de soutien financier dans la loi Covid-19. Une somme de 1,7 milliard concerne les allocations pour perte de gain due au Covid, et 900 millions sont destinés à la participation fédérale aux aides pour les cas de rigueur. La Confédération a encore besoin de 800 millions pour financer les indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail.

Ces trois crédits supplémentaires portent à 7,2 milliards de francs les dépenses débloquées pour atténuer les conséquences de la pandémie. Au cours des années 2020 et 2021, la Confédération a consenti des dépenses d'environ 30 milliards

06h30

Le marché du travail s'est bien remis de la pandémie

Moins de personnes ont eu recours à l'aide sociale en Suisse en 2021 par rapport à 2019. En cause, notamment, le marché du travail qui s'est bien remis de la pandémie.

Malgré les aides économiques liées au coronavirus, la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) met toutefois en garde contre l'impact encore incertain de la situation sanitaire sur la santé de la population.

>> Lire aussi: Le nombre de personnes à l'aide sociale a légèrement baissé en 2021

Les personnes souffrant de séquelles physiques et psychiques pourraient rencontrer des obstacles à leur réinsertion sur le marché du travail.

>> Ecouter aussi le sujet de La Matinale sur les effets du Covid sur l'aide sociale

Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale a baissé en 2019 en Suisse, selon une statistique de l'OFS. [Christof Schuerpf - Keystone]Christof Schuerpf - Keystone
Les effets de la crise du Covid-19 sont moins graves que redoutés il y a un an dans le domaine de l'aide sociale / La Matinale / 1 min. / le 21 octobre 2021

06h15

Retour sur la journée de mercredi

La Suisse compte mercredi 41'175 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 23 décès supplémentaires et 218 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 43'199 cas, soit 2024 de plus. Le même jour, il dénombrait 13 décès et 170 hospitalisations supplémentaires.

Le nombre de malades du Covid-19 aux soins intensifs se monte à 200 personnes. Les patients Covid-19 occupent 23,40% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 78,70%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 111'985 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 36,8%, contre 38% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11.

Selon l'OFSP, 119'957 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 63'657 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 68,31% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,70%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 74,44% des personnes âgées de 65 ans et plus et 39,66% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 466'343, soit 5354,51 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 2'294'321 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 17'615'995 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'403 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 43'626.

>> Le suivi de la journée de mercredi: Face à Omicron, certaines mesures perdent en utilité, estiment les experts de l'OFSP

06h00

Le dossier

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au Covid-19.

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus