Le suivi du 9 février. [Keystone]
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Les cas de Covid toujours en progression, mais la situation reste stable dans les hôpitaux

- La Suisse compte mercredi 43'199 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 13 décès supplémentaires et 170 malades ont été hospitalisés.

- Les entreprises pourront bénéficier de la procédure simplifiée en cas de réduction d'horaire de travail (RHT) jusqu'au 31 mars. Le Conseil fédéral a décidé de prolonger une nouvelle fois le délai de l'ordonnance Covid-19 sur l'assurance chômage.

- Des politiciens de droite, l'Union suisse des arts et métiers (USAM) ou encore des représentants des fitness exigent l'allégement, voire la fin des restrictions. "Face à la situation actuelle, nous souhaitons bousculer le calendrier du Conseil fédéral", déclare le vice-président de l'USAM André Berdoz, mercredi dans La Matinale.

- Un sous-variant d'Omicron, le BA.2, se propage à grande vitesse. Déjà présent dans plusieurs pays européens, il est devenu majoritaire au Danemark et il est "certainement présent en Suisse", juge l'épidémiologiste Antoine Flahault mardi dans Forum. S'il semble plus contagieux que son cousin, on ignore encore s'il est plus dangereux.

Suivi assuré par RTSinfo

17h00

Revenus annuels en hausse, mais bénéfice net en repli pour Lonza

Délesté de ses activités dans la chimie, Lonza a affiché une performance mitigée l'an passé. Si les revenus du sous-traitant bâlois de l'industrie pharmaceutique, qui produit notamment le vaccin contre le Covid-19 de Moderna, ont bondi, le bénéfice net a fléchi de 7,5% à 677 millions de francs. Apurée de tout facteur jugé particulier, la rentabilité opérationnelle de base a nettement progressé.

Sur l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires a progressé de 20% à 5,41 milliard de francs, a annoncé le groupe établi à Bâle et dont le principal site de production helvétique est basé à Viège (VS). Si la production d'une part essentielle du vaccin contre le Covid-19 de Moderna a contribué à la croissance des revenus de Lonza, la direction ne souhaite toujours pas en dévoiler l'ampleur.

Il y a un an, cette dernière avait anticipé pour l'exercice sous revue des revenus de 110 millions de francs pour le seul contrat signé avec le laboratoire américain. Depuis, le groupe a fortement accru ses capacités de production dans le domaine, de nouvelles installations devant entrer en service ce trimestre encore, notamment à Viège.

Le conseil d'administration proposera aux actionnaires le versement d'un dividende de 3 francs par action, une somme identique à celle versée au titre de l'année 2020.

15h15

Prolongation de la procédure simplifiée pour les RHT

Les entreprises pourront bénéficier de la procédure simplifiée en cas de réduction d'horaire de travail (RHT) jusqu'au 31 mars. Le Conseil fédéral a décidé de prolonger une nouvelle fois le délai de l'ordonnance Covid-19 sur l'assurance chômage.

Le recours à la RHT avait été introduit au printemps 2020 pour soulager les entreprises face aux conséquences des mesures prises pour endiguer la pandémie de coronavirus. Au vu des évolutions depuis décembre 2021, une nouvelle hausse des entreprises ayant recours au RHT ne peut pas être exclue, souligne le Conseil fédéral dans un communiqué.

La prolongation de cette mesure continuera à décharger à la fois les entreprises et les caisses de chômage et permettra des paiements rapides de l'indemnité en cas de RHT. Les heures en plus accumulées en dehors de la phase de RHT ne doivent toujours pas être déduites. Quant aux revenus provenant d'occupations provisoires, ils continuent à ne pas être pris en compte dans le calcul de l'indemnité.

24 mois jusqu'en juin

La durée maximale de perception de l'indemnité en cas de RHT de 24 mois pendant le délai-cadre de deux ans, qui était limitée jusqu'au 28 février, sera en outre finalement prolongée jusqu'au 30 juin. Toutes les entreprises peuvent ainsi continuer à faire valoir un droit à l'indemnité en cas de RHT sans interruption.

On peut aussi assurer ainsi que les entreprises qui ont eu recours à la RHT seulement plus tard ne soient pas désavantagées, précise le gouvernement. À partir du 1er juillet, la durée de perception ordinaire de douze mois par délai-cadre sera à nouveau en vigueur pour toutes les entreprises.

Délai d'attente supprimé

Le gouvernement a aussi supprimé le délai d'attente et la limitation à quatre périodes de décompte pour les pertes de travail supérieures à 85% pour toutes les entreprises, et ce du 1er janvier au 31 mars 2022. Cette suppression améliore la liquidité des entreprises en RHT et réduit ainsi la probabilité de licenciements, selon lui.

Pour les entreprises concernées par la règle des 2G+ (pour geimpft/vacciné et genesen/guéri, plus un test négatif), le droit à l'indemnité en cas de RHT a été réintroduit à certaines conditions pour différents groupes de travailleurs: les personnes ayant un contrat de durée limitée, les apprentis et les travailleurs sur appel ayant un contrat de durée indéterminée.

Ce droit est limité aux entreprises soumises à l'obligation des 2G+, indique le Conseil fédéral. Cette disposition s'applique avec effet rétroactif à partir du 20 décembre 2021 et est limitée jusqu'au 31 mars. Les groupes de personnes mentionnées auront de facto droit à l'indemnité en cas de RHT aussi longtemps que sera en vigueur l'obligation des 2G+, mais au plus tard jusqu'au 31 mars.

14h15

Le Conseil fédéral n'ira pas aux JO d'hiver

Le Conseil fédéral ne se rendra pas à Pékin pour les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui doivent se dérouler du 4 février au 13 mars. Il renonce à sa présence en raison de la situation sanitaire encore tendue en Suisse, indique-t-il mercredi.

De plus, les restrictions sanitaires appliquées en Chine empêcheraient des rencontres bilatérales substantielles ou de réels contacts avec les athlètes suisses, précise le gouvernement. Le Conseil fédéral encouragera les athlètes depuis la Suisse.

>> Lire également: Le Conseil fédéral n'ira pas aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin

14h00

Une étude dresse le portrait des opposants au certificat Covid

Les opposants au certificat Covid se distinguent en étant plutôt libéraux, en votant UDC, parfois écologistes, montre une étude du centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS) publiée ce mercredi.

En outre, plus un parti est représenté au gouvernement, plus ses membres se montrent confiants dans le certificat Covid. C’est le cas pour les socialistes, le PLR et le Centre, poursuit l'étude.

Le FORS a fait également le lien entre sympathisants de l’Union européenne et défenseurs du certificat Covid, comme l'explique dans le 12h30 Line Rennwald, co-autrice de l’étude.

"On sait que les questions de politique européenne et d’immigration, ça a un impact très fort sur la politique suisse et sur les préférences de vote. (...) On voit là qu’il y a une corrélation assez nette entre le soutien à davantage d’intégration européenne de la Suisse et un soutien au certificat Covid."

>> Ecouter le sujet du 12h30:

Une manifestation contre les mesures sanitaires à Lausanne en octobre 2021. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Une étude s’est intéressée au profil des opposants au certificat Covid / Le 12h30 / 1 min. / le 26 janvier 2022

13h45

Plus de 43'000 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte mercredi 43'199 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 13 décès supplémentaires et 170 malades ont été hospitalisés.

Un total de 248 personnes atteintes de Covid se trouvent actuellement aux soins intensifs et elles occupent 24,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,40%.

Le variant Omicron représente 93,8% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 79'773 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 51'366 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 68,16% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin.

12h15

Les Brandons de Payerne repoussés d'un mois

Les Brandons de Payerne (VD) sont reportés d'un mois. Prévue du 4 au 7 mars, la manifestation broyarde est repoussée au week-end du 8 au 10 avril, suite à la prolongation des restrictions sanitaires par le Conseil fédéral jusqu'au 31 mars.

Le cortège des Brandons de Payerne en 2017. [Cyril Zingaro - Keystone]Le cortège des Brandons de Payerne en 2017. [Cyril Zingaro - Keystone]

"La 2G+ et la problématique liée font que nous ne maîtrisons pas assez de paramètres pour organiser les Brandons en mars", écrivent les organisateurs mercredi dans un communiqué. "Nous laisserions trop de monde sur le bord de la route. Les Brandons sont populaires et doivent réunir le maximum de personnes. C’est leur ADN".

En repoussant d’un mois les Brandons, le Comité des masqués (CDM) dit jouer la carte de la sécurité et de la sagesse. En avril et d’après tous les experts contactés, les restrictions seront bien moindres, le virus étant saisonnier.

A noter que la Cité de la Reine Berthe n'a plus fêté son carnaval depuis le 28 février 2020.

10h00

Camps de ski autorisés dans le Jura

Le canton de Jura autorise à nouveau les camps de ski dès la semaine prochaine. Malgré une situation sanitaire encore délicate, le gouvernement juge "primordial de redonner des perspectives positives sur le plan social aux élèves et aux jeunes participants".

Les camps de ski se dérouleront toutefois dans le respect de plans de protection stricts, a indiqué mercredi la Chancellerie d'Etat. L'autorisation délivrée par l'exécutif cantonal vaut pour les mois de février et mars.

Le canton du Jura connaît une situation épidémiologique toujours tendue, avec une incidence des infections encore à un très haut niveau, rappelle le communiqué. "Mais une légère amélioration est constatée du côté des hospitalisations."

Les arguments sociaux en faveur de la jeunesse, "dans l’attente impatiente d’activités extrascolaires" après deux ans de privation, ont pesé dans la décision. Celle-ci se fonde aussi sur la position identique de la Conférence intercantonale de l'instruction publique.

08h40

Bons résultats de la Banque cantonale du Jura en 2021 malgré la pandémie

Malgré la crise engendrée par la pandémie, le bilan de la Banque cantonale du Jura (BCJ) dépasse pour la première fois les 4 milliards de francs. Comparé à 2020 son bénéfice net bondit de plus de 36%, s'affichant à 9,7 millions de francs.

Grâce aux aides de l’Etat et aux RHT, l’économie jurassienne a bien résisté. A la fin du mois de mars, débutera d'ailleurs le remboursement des prêts Covid. A ce sujet, la BCJ se dit plutôt confiante. Sur les 61 millions de francs prêtés à 309 entreprises, il n'en reste que 26 millions à récupérer d’ici septembre 2027, comme s'en félicite Bertrand Valley, directeur de la banque.

"Une grande partie des entreprises ont déjà remboursé leur prêt Covid de manière anticipée. Là, il nous reste le solde, concernant des entreprises ou petites entreprises avec des montants relativement plus faibles, de l'ordre de 100'000 francs."

Et le directeur de la banque l'assure: la BCJ restera flexible. "Si on doit être plus souple, selon la difficulté de certaines entreprises, on le fera évidemment", souligne-t-il, en pensant notamment à certains secteurs plus en difficulté que d'autres comme les voyagistes, le monde du spectacle ou certains restaurants et bars.

>> Ecouter l'interview complète de Bertrand Valley dans La Matinale:

Bertrand Valley, directeur de la Banque cantonale du Jura. [Gaël Klein - RTS]Gaël Klein - RTS
Bons résultats pour la Banque cantonale du Jura en 2021 / La Matinale / 1 min. / le 26 janvier 2022

08h10

André Berdoz: "Raisonnablement et rapidement, on peut supprimer les restrictions"

"Cher Conseil fédéral, ça suffit!" En Une du journal Le Temps mercredi, des politiciens de droite, l'Union suisse des arts et métiers (USAM), ainsi que des représentants des fitness, des restaurants et des expositions et congrès exigent la fin du certificat Covid obligatoire.

La Une du Temps du 26 janvier 2022.  [LE TEMPS]La Une du Temps du 26 janvier 2022. [LE TEMPS]

"En Suisse, nous avons un critère unique qui régule cette crise: l'occupation des lits en soins intensifs. Force est de constater que le variant Omicron est très contagieux. Mais la bonne nouvelle, c'est que l'occupation des lits est en diminution", argumente le vice-président de l'USAM André Berdoz, mercredi dans La Matinale.

Avant d'ajouter: "Raisonnablement et rapidement, on peut supprimer les restrictions." De leur côté, les experts de la Task force scientifique de la Confédération appellent à la patience (lire développement de 7h20).

"L'USAM est patiente de nature", estime André Berdoz. "Jusqu'à présent, nous avons été bon élève. Nous avons respecté les règles. Nous avons incité nos membres à les appliquer. Mais face à la situation actuelle, nous souhaitons bousculer le calendrier du Conseil fédéral et lui demander de commencer par la suppression du télétravail. Quand on regarde la circulation sur les autoroutes ou les trains, on voit que les effets ne sont pas déterminants, alors que le télétravail est obligatoire."

Pour le vice-président de l'USAM, il faut désormais "apprendre à vivre avec ce virus et ses variants": "Comme patrons, nous demandons la liberté de travailler comme nous le voulons. (…) Au cours de deux dernières années, nous avons accumulé 30 milliards de francs de dettes. Il va falloir les rembourser, ils ne vont pas tomber du ciel."

>> L'interview intégrale de André Berdoz dans La Matinale:

André Berdoz, vice-président de l'Union suisse des arts et métiers (vidéo) [RTS]
André Berdoz, vice-président de l'Union suisse des arts et métiers (vidéo) / La Matinale / 7 min. / le 26 janvier 2022

08h00

Bonne fréquentation de certains musées en 2021 malgré la crise

La pandémie n’a pas eu que des effets négatifs sur le milieu culturel. Certains musées, plutôt proches de leur public, ont pu tirer leur épingle du jeu.

C'est le cas par exemple du Musée Jenisch à Vevey qui a connu l'an dernier un record de fréquentation. La hausse est même de 58% par rapport à 2019, alors que la pandémie a contraint les musées à fermer les deux premiers mois de 2021.

Au musée Jenisch, ces résultats s'expliquent en partie par les expositions "terroir" qui ont bien fonctionné. A l'image de celle conçue par l'artiste et écrivain Frédéric Pajak qui est une personnalité très appréciée en Suisse romande, comme l'explique dans La Matinale la conservatrice Emmanuelle Neukomm.

"Il nous a offert, par sa personne, une très belle visibilité. Et sur cette expo "Portrait, autoportrait", qui avait en plus une thématique vraiment très forte et porteuse, on a accueilli plus de 7600 visiteurs. Donc ça c'était vraiment une de nos belles réussites de l'année."

Sans compter que d'autres événements festifs, comme la Nuit des Musées, le Week-end en famille aux musées, ou les Journées des Arts graphiques, y ont grandement contribué.

>> Ecouter le sujet de la Matinale:

Des visiteuses au Musée Jenisch à Vevey en juin 2015. [Christian Brun - Keystone]Christian Brun - Keystone
Bonne fréquentation de certains musées en 2021 malgré la crise / La Matinale / 1 min. / le 26 janvier 2022

07h50

Une pandémie nécessite des règles uniformes à l'école, estime une experte

Les écoles souffrent beaucoup en raison de directives prises pour lutter contre le coronavirus parfois très différentes d'un canton à l'autre ou d'une commune à l'autre, estime Katharina Maag Merki dans un entretien diffusé mercredi par la Neue Zuercher Zeitung. Pour cette spécialiste en éducation, "cela ne devrait pas être le cas".

Selon elle, il faut des règles qui s'appliquent au-delà du canton, car la pandémie n'est pas différente à Zurich et en Argovie. Le fédéralisme doit être au service des élèves, sinon il ne sert à rien, ajoute-t-elle.

Une étude a montré que les écoles ont bien identifié les principales zones problématiques depuis le début de la pandémie et qu'elles ont fait beaucoup d'efforts pour y faire face, poursuit l'experte. Ce n'est pas le cas au niveau politique, juge-t-elle.

Le fait que les mesures prises changent constamment est loin d'être optimal, explique-t-elle. "Il n'est pas acceptable qu'une école doive décider si le port du masque est obligatoire et pour quels enfants. Le manque de conditions-cadres a rendu le travail sur place très difficile".

07h40

La Suisse romande fait face à une baisse de la vaccination

La Suisse romande connaît une baisse des inscriptions pour le vaccin. Ainsi, le canton de Vaud a annoncé lundi qu'il fermerait trois centres de vaccination, dont celui de Beaulieu. "Aujourd'hui plus de 80% des plages horaires sont vides. Cela ne fait plus aucun sens de laisser le centre ouvert", a expliqué dans le 19h30 Denis Froidevaux, chef de l'Etat major cantonal de conduite pour le canton.

Du côté de Sion, en Valais, la tendance est la même. "En fin d'année, on avait beaucoup d'inscriptions. Depuis environ deux semaines, on constate une baisse, en particulier cette semaine", observe Véronique Rudaz, adjointe responsable des centres de vaccination. Dans certains centres du canton, on injecte jusqu'à cinq fois moins de troisième dose qu'il y a un mois.

Selon les données de l'OFSP, le nombre d'injections de rappel a diminué de 43% en deux semaines en Suisse. Les désistements se font également de plus en plus nombreux. Dans le canton de Fribourg, 8% des rendez-vous ne sont pas honorés. Dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel, ce chiffre grimpe à 10%. En Valais et à Genève, il monte encore à 19%. "La justification des désistements varie en général entre la guérison ou le changement d'avis", a expliqué Aglaé Gardin, médecin cantonale genevoise, dans le 19h30.

>> Regarder le sujet du 19h30:

Covid-19: Nombreux sont ceux qui, infectés, renoncent à leur dose de rappel [RTS]
Covid-19: Nombreux sont ceux qui, infectés, renoncent à leur dose de rappel / 19h30 / 2 min. / le 25 janvier 2022

07h20

Fin des mesures exigée par l'économie, prudence des scientifiques

Alors que l'économie exige la fin des restrictions sanitaires, les experts de la task force appellent à la patience. Le Conseil fédéral devrait trancher la semaine prochaine entre ces pressions contradictoires.

L'Usam, les centres sportifs, GastroSuisse et des politiciens de droite ont réclamé en matinée la fin des mesures contre le Covid-19. Malgré le nombre élevé de cas, les hôpitaux ne sont pas surchargés, a relevé Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers, dans le 19h30. Le certificat Covid, l'obligation de télétravail et les quarantaines ne servent plus à rien à ses yeux.

Les scientifiques, de leur côté, demeurent prudents: en une semaine, 10% de la population a été infectée et le pic de la vague n’a pas encore été atteint.

"Une levée des mesures aujourd'hui serait inévitablement synonyme d’une nouvelle accélération des infections. Et on ne peut pas exclure que cela n'entraîne pas une augmentation des hospitalisations chez les groupes à risque", a expliqué Patrick Mathys, chef de la section gestion de crise et collaboration internationale à l'OFSP.

>> Les précisions dans le 19h30:

Covid-19: Face à la hausse des contaminations, les autorités doivent-elles sauver l’économie à tout prix? [RTS]
Covid-19: Face à la hausse des contaminations, les autorités doivent-elles sauver l’économie à tout prix? / 19h30 / 2 min. / le 25 janvier 2022

07h00

Le sous-variant d'Omicron BA.2 est "certainement présent en Suisse"

Un sous-variant d'Omicron, le BA.2, se propage à grande vitesse. Déjà présent dans plusieurs pays européens, il est devenu majoritaire au Danemark.

Pour Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève, interrogé dans l'émission Forum, le BA.2 "est certainement présent en Suisse. On ne l'a pas encore beaucoup identifié, car on ne séquence pas énormément en Suisse, pas autant qu'au Danemark ou au Royaume-Uni, mais le BA.2 a clairement une propension à se développer dans toute l'Europe de l'Ouest".

Même s'il semble plus contagieux que son cousin BA.1, "il n'y a pas d'indication aujourd'hui qu'il a un profil pathologique différent", a-t-il encore relevé. "Ce sont des Omicron l'un et l'autre."

Concernant les bienfaits d'une immunité collective, l'épidémiologiste est plus circonspect: "Je ne dis jamais cela pour un virus quel qu'il soit et surtout pour les coronavirus dont on connaît leur caractère sournois et imprévisible. Tout ce qu'on peut faire pour limiter la propagation de ce virus est bienvenu. Maintenant, si le virus est moins dangereux que le variant Delta ou Alpha, on s'en réjouira tous évidemment mais je ne crois pas que l'on puisse se réjouir de l'invasion de ce variant."

"La vraie protection aujourd'hui, c'est la protection vaccinale avec 3 doses", a conclu Antoine Flahaut.

>> Son interview complète dans l'émission Forum:

Un sous-variant d’Omicron inquiète les autorités sanitaires danoises: interview d’Antoine Flahault (vidéo) [RTS]
Un sous-variant d’Omicron inquiète les autorités sanitaires danoises: interview d’Antoine Flahault (vidéo) / Forum / 7 min. / le 25 janvier 2022

06h40

Le sommet de la vague Omicron n'est pas atteint

La Suisse reste l'un des pays avec le plus grand nombre d'infections au Covid-19 en Europe, a déclaré devant la presse Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique.

Une estimation de près de 100'000 infections par jour

Presque 42'000 cas positifs ont été enregistrés le 17 janvier, soit la valeur la plus élevée depuis le début de la pandémie, a poursuivi le responsable. Au vu du taux de positivité élevé, on suppose que 100'000 personnes s'infectent chaque jour en Suisse.

Avec presque 90%, Omicron est le variant dominant presque partout en Suisse. Ce variant a quasiment évincé Delta, mais celui-ci continue de circuler. Les patients dans les hôpitaux sont d'ailleurs davantage atteints du variant Delta, puisque le déroulement de la maladie avec Omicron est plus bénin.

Trop tôt pour relâcher les mesures

Il n'est pas encore clair pourquoi, en Suisse, contrairement à d'autres pays européens, le nombre d'admissions à l'hôpital s'est presque complètement dissocié de celui des nouvelles infections. Mais on ignore si la situation dans les hôpitaux va se détériorer au cas où Omicron toucherait davantage la population plus âgée.

On a pu éviter jusqu'ici une surcharge des hôpitaux, "mais il est trop tôt pour se montrer euphorique ou opérer un relâchement des mesures", a souligné Patrick Mathys.

Le sommet de la vague n'est pas encore atteint, a-t-il averti. Mais si tout le monde fournit un effort, on pourra la surmonter, notamment en se vaccinant et en recourant au "booster".

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). [Peter Klaunzer - Keystone]Peter Klaunzer - Keystone
Fin des mesures exigée par l'économie, prudence des scientifiques / La Matinale / 1 min. / le 26 janvier 2022

06h20

Retour sur la journée de mardi

L'Office fédéral de la santé publique a fait état mardi de 36'658 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 12 décès supplémentaires et 121 malades ont été hospitalisés.

Un total de 219 personnes atteintes de Covid se trouvent actuellement aux soins intensifs et elles occupent 25,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 73,80%.

Le variant Omicron représente 88,5% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l'OFSP, 106'803 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 59'301 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 68,13% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin.

>> Le suivi de la journée de mardi: Le sous-variant d'Omicron est "certainement présent en Suisse", estime Antoine Flahault

06h00

Le dossier

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