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Economie, tourisme et monde politique veulent désormais une réévaluation en permanence des mesures

- Le Conseil fédéral a décidé mercredi d'étendre l'obligation de télétravail et les quarantaines jusqu'à fin février, et non fin mars. Les autres mesures, comme la limitation des lieux fermés aux seuls vaccinés ou guéris, resteront provisoirement valables jusqu'à fin mars.

- Le gouvernement a également revu le régime des tests pour l'entrée en Suisse. Dès le 22 janvier, les personnes vaccinées ou guéries entrant en Suisse n'auront plus à se soumettre à un test PCR ou antigénique. La durée de validité du certificat Covid sera également réduite à 270 jours au lieu de 365.

- Globalement satisfaits par les décisions du Conseil fédéral, les acteurs du tourisme, de l'économie et le monde politique demandent toutefois au gouvernement de réexaminer désormais en permanence la situation pour envisager d'alléger les mesures dès que possible.

- Deux athlètes suisses ont été victimes de péricardites quelques jours après leur 3e dose de vaccin. Ce genre d'effets secondaires, bien que rares, sont répertoriés. Mais le risque d'inflammation cardiaque reste moins élevé après l'injection du vaccin qu'après une infection au Covid-19, rappellent les spécialistes Virginie Masserey et Alessandro Diana mercredi dans La Matinale. La balance risque/bénéfice est donc toujours favorable.

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état mercredi de 38'015 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 25 décès supplémentaires et 154 malades ont été hospitalisés.

Suivi assuré par RTSinfo

20h00

Retour sur les décisions du Conseil fédéral

L'heure est à l'optimisme prudent à Berne. Le Conseil fédéral prépare la sortie progressive des mesures sanitaires, mais elles restent en vigueur, jusqu'à fin février pour les quarantaines et le télétravail, et jusqu'à fin mars pour les certificats sanitaires.

>> Lire en détail: Le détail des nouvelles décisions du Conseil fédéral contre le Covid-19

>> Tous les détails dans le 19h30:

Mesures anti-Covid: le Conseil fédéral montre un optimisme prudent [RTS]
Mesures anti-Covid: le Conseil fédéral montre un optimisme prudent / 19h30 / 2 min. / le 19 janvier 2022

19h40

La réaction d'Yves Nidegger, conseiller national genevois

La décision du Conseil fédéral de prolonger l'obligation de télétravail et les quarantaines jusqu'à fin février ne satisfait pas du tout Yves Nidegger, conseiller national UDC genevois, interrogé dans le 19h30 de la RTS.

"Il est totalement disproportionné de corseter la société à ce point-là, simplement parce que le principe de précaution, qui ne peut imaginer que le pire, incite les gouvernants à ne pas prendre de risque pour eux-mêmes et donc à sacrifier et l'économie et la santé mentale de leurs administrés pour éviter qu'on leur reproche quoi que ce soit. C'est lamentable".

"Cela fait deux ans que l'UDC considère ces mesures comme injustes, injustifiées et inefficaces d'autant plus quand vous n'avez pas d'engorgement des hôpitaux", a conclu le conseiller national genevois.

>> Son interview complète dans le 19h30:

Yves Nidegger, conseiller national UDC-GE, opposant de la politique sanitaire fédérale [RTS]
Yves Nidegger, conseiller national UDC/GE, opposant de la politique sanitaire fédérale / 19h30 / 3 min. / le 19 janvier 2022

19h00

Structure d'accueil fermée à Yverdon

Confrontée à un manque critique de personnel éducatif en raison de la pandémie de Covid-19, la structure d'accueil de jour l'Arche de Noé à Yverdon-les-Bains (VD) ne peut pas assurer ses prestations pour les deux prochains jours.

Les familles ont été contactées. La situation sera réévaluée vendredi en fonction des retours de quarantaine et arrêt maladie, a communiqué la Ville mercredi.

18h45

Obligation du port du masque prolongée dans les écoles bernoises

À Berne, les élèves devront continuer à porter le masque à l'école. Le canton a prolongé mercredi dans un premier temps jusqu'au 14 février l'obligation du port du masque pour les élèves de la première à la quatrième année scolaire (3e à 6e année Harmos).

>> Le reportage du 19h30 à la rentrée:

La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande [RTS]
La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

Cette obligation avait été annoncée fin décembre. Les élèves à partir de la 7H devaient porter le masque depuis le 29 novembre. L'extension de la mesure avait été très contestée, avec des manifestations et une pétition.

>> Lire: La fronde ne faiblit pas contre le port du masque à l'école primaire

18h15

La réaction de Pierre Alain Schnegg, conseiller d'Etat bernois

Alors que le Conseil fédéral a décidé de prolonger l'obligation de télétravail et les quarantaines jusqu'à fin février, et non fin mars, le conseiller d'Etat bernois en charge de la Santé Pierre Alain Schnegg s'est déclaré dans l'émission Forum de la RTS "satisfait" de cette décision même si "les quarantaines n'apportent plus grand-chose au niveau du suivi de cette épidémie".

"C'est extrêmement difficile pour le Conseil fédéral de prendre les bonnes mesures au bon moment. Je pense que jusqu'à présent on peut être fier de vivre en Suisse", a tenu à relever le conseiller d'Etat.

Par contre, pour lui, l'annonce de la task force concernant un retard sur des chiffres sur les hospitalisations, "la décrédibilise". "La tendance est très claire: les hospitalisations diminuent tant au niveau des soins intensifs que des soins aigus", a conclu Pierre Alain Schnegg.

>> Son interview complète dans Forum:

Télétravail et quarantaines sont maintenus jusqu’à fin février: interview de Pierre Alain Schnegg (vidéo) [RTS]
Télétravail et quarantaines sont maintenus jusqu’à fin février: interview de Pierre Alain Schnegg (vidéo) / Forum / 4 min. / le 19 janvier 2022

17h30

Réactions mitigées de l'économie

Les décisions du Conseil fédéral suscitent des réactions mitigées dans les milieux économiques.

Economiesuisse comprend la prolongation des mesures, mais veut qu'elles soient réexaminées en permanence.

Pour l'Union patronale suisse (UPS), les décisions sont restées en deçà des attentes. Mais elle salue le fait que l'obligation de télétravail et les dispositions relatives à la quarantaine ne soient prolongées que jusqu'à fin février, au lieu de fin mars comme prévu initialement.

La Fédération des entreprises romandes (FER) voit elle des "signaux encourageants", tout en insistant sur une réévaluation régulière de la situation.

16h15

Soulagement pour le tourisme suisse

L'assouplissement annoncé du régime d'entrée en Suisse est un soulagement pour le tourisme helvétique, a indiqué mercredi la Fédération suisse du tourisme. Ce secteur, qui fait face à des problèmes de liquidités, dépend en effet des touristes de l'étranger.

La Fédération salue la décision de permettre, dès le 22 janvier, l'entrée en Suisse des touristes vaccinés et guéris sans test supplémentaire, ainsi que la suppression de l'obligation d'un deuxième test après quatre à sept jours.

De son côté, Hotelleriesuisse a regretté la prolongation de la règle des "2G+" et de l'obligation de quarantaine, en dépit de la stabilité des hospitalisations. Le Conseil fédéral n'a pas fait preuve de courage à cet égard, a regretté la faîtière, qui a en revanche salué l'assouplissement des conditions d'entrée et le maintien de l'obligation du télétravail.

15h45

PLR et Centre espèrent des mesures d'assouplissement rapides

Le Centre voit "l'espoir d'une normalisation" et attend du Conseil fédéral qu'il réévalue en permanence la situation, après les décisions annoncées mercredi.

Sur Twitter, le Centre soutient le fait que le gouvernement n'ait prolongé les mesures de quarantaine et l'obligation de télétravail que jusqu'à fin février.

"Si la situation épidémiologique le permet, les restrictions doivent être levées début mars", a tweeté de son côté le PLR. Les libéraux-radicaux appellent aussi à un ordre de priorité pour les tests PCR.

15h15

Des décisions "compréhensibles" pour les directeurs de la santé

La Conférence des directeurs cantonaux de la santé juge les décisions du Conseil fédéral "compréhensibles" au vu de la situation épidémiologique. Ces décisions correspondent aux retours des cantons à la procédure de consultation.

Le gouvernement a ainsi tenu compte de l'avis des cantons en ne prolongeant l'obligation du télétravail que pour un mois et en prévoyant de discuter de l'éventuel assouplissement d'autres mesures dès février.

La décision du Conseil fédéral de supprimer le test obligatoire à l'entrée en Suisse pour les personnes vaccinées et guéries correspond aussi à la position d'une nette majorité des cantons.

14h30

Ordre de priorité d'analyse des tests modifié face au manque de tests PCR

Au vu de la grande demande de tests PCR, l'OFSP a établi de nouvelles priorités pour les laboratoires. Ces derniers devront analyser en premier lieu les échantillons des personnes à risque qui présentent des symptômes ou qui ont été en contact avec une personne positive.

Viennent ensuite, dans l'ordre, les tests répétitifs des instituts de santé; les tests répétitifs des infrastructures critiques; les tests des personnes symptomatiques; les tests répétitifs dans les écoles et dans les entreprises.

Plus de confirmation PCR après un test antigénique positif

Les tests demandés pour un voyage professionnel ou de loisirs et les tests "de confort" pour obtenir un certificat seront analysés en dernier.

En outre, dès la semaine prochaine, un test antigénique positif donnera provisoirement directement accès à un certificat de guérison. Toutefois, celui-ci sera uniquement valable en Suisse, pour une durée de neuf mois. Cette mesure doit permettre de soulager les laboratoires et d'économiser les tests PCR.

14h20

Durée du certificat "2G" alignée avec l'Europe

Dès fin janvier, la durée de validité du certificat de vaccination ou de guérison sera réduite à 270 jours au lieu de 365, a décidé mercredi le Conseil fédéral. Cette mesure vise à s'assurer que le pass sanitaire continue d'être reconnu dans l'Union européenne (UE).

En décembre dernier, la Commission européenne a fixé à neuf mois la durée de validité du certificat vaccinal pour les voyages au sein de l'UE. Elle entend ainsi encourager les rappels.

Tests d'entrée revus

Le gouvernement a également revu le régime des tests pour l'entrée en Suisse. Dès le 22 janvier, les personnes vaccinées ou guéries entrant en Suisse ne seront plus obligées de se soumettre à un test.

En revanche, celui-ci sera toujours exigé pour les personnes non guéries ou non vaccinées. Mais elles ne devront plus se soumettre à un deuxième test après leur entrée sur le territoire, en raison des capacités réduites de test dans les laboratoires helvétiques.

14h00

Le Conseil fédéral prolonge le télétravail obligatoire jusqu'à fin février

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de prolonger l'obligation de télétravail et les quarantaines pour les cas-contact jusqu'à fin février. Il invoque pour cela une situation tendue dans les hôpitaux. "Dans cette situation, nous devons toujours faire preuve de flexibilité et trouver des solutions pragmatiques", a lancé en préambule Alain Berset.

Suite à la consultation, le Conseil fédéral a renoncé à prolonger ces mesures jusqu'à fin mars. Il renonce également à durcir l'obligation du port du masque dans les espaces intérieurs. Par ailleurs, les étudiants des Hautes écoles pourront continuer de suivre les cours en présentiel.

Quarantaines assouplies, traçage des contacts supprimé

L'exécutif avait déjà assoupli la semaine passée les règles de quarantaine. Seules les personnes vivant dans le même foyer qu'un malade testé positif ou entretenant des relations étroites avec lui doivent s'y soumettre. Celles et ceux ayant reçu leur dernière dose de vaccin ou ayant contracté la maladie dans les quatre derniers mois en seront exemptés.

Les règles de quarantaine étant modifiées, le traçage des contacts n'est plus nécessaire. Cette obligation était encore valable pour les discothèques et certaines manifestations en intérieur jusqu'à 50 personnes. Les grandes manifestations pourront se tenir même si le canton n'a pas les capacités pour tracer les contacts.

Distinction 2G/3G maintenue en mars

L'application de la "2G" dans les lieux fermés, celle de la "3G" pour les manifestations en extérieur, les restrictions lors de rencontres privées ou encore l'extension du port du masque dans les espaces intérieurs resteront provisoirement valables jusqu'à fin mars.

Le Conseil fédéral étudie en permanence la possibilité de lever les restrictions. Il discutera chaque semaine de la possibilité de faire des allègements des mesures plus tôt que prévu, ce qui n'est "pas exclu", a expliqué Alain Berset. Une prochaine discussion est prévue lors de la séance du Conseil fédéral du 2 février.

"Rester modeste et prudent"

Les patients atteints du coronavirus sont moins nombreux dans les soins intensifs, mais le Conseil fédéral veut rester prudent, car la situation reste tendue, a indiqué en substance le ministre de la santé Alain Berset mercredi. La Suisse se trouve peut-être à la veille d'une transition majeure vers une phase endémique. Est-ce la fin de la pandémie? Le pic de la cinquième vague est-il passé? "On l'espère, mais on ne sait pas. Il faut rester modeste et prudent", a-t-il poursuivi.

"Il n'y a pas de raccourcis dans une pandémie, il y a un chemin qu'il faut suivre jusqu'à une situation endémique", a-t-il encore rappelé.

>> Voir les annonces d'Alain Berset mercredi à 14h:

berset19 [RTS]
L'intervention d'Alain Berset lors de la conférence de presse du 19 janvier 2022 / L'actu en vidéo / 9 min. / le 19 janvier 2022

13h45

Plus de 50'000 personnes sorties de l'isolement entre mardi et mercredi

L'Office fédéral de la santé publique a fait état mercredi de 38'015 nouveaux cas de coronavirus. On déplore 25 décès supplémentaires et 154 malades ont été hospitalisés.

Ce bilan est en augmentation par rapport à la veille (29'142 cas, 14 décès et 125 hospitalisations). Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 32'881 cas.

Actuellement, 247 personnes atteintes du Covid sont hospitalisées aux soins intensifs. Elles occupent 28,30% des places disponibles (taux en baisse par rapport à la veille). Tous malades confondus, le taux d'occupation du service atteint 76,70% (en hausse).

Durant les dernières 24 heures, les résultats de plus de 100'000 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 36,4%, contre 30% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est stable à 1,11. D'après les évaluations, le variant Omicron représente désormais plus de 90% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires.

Grosse diminution du nombre de personnes en quarantaine

Au total, 67,95% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,3%, indique l'OFSP. Par ailleurs, plus de 71,5% des personnes âgées de 65 ans et près de 35,5% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 356'030, soit 4087,9 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'801'425 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 16'232'657 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'195 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 41'783.

13h30

La recommandation du rappel vaccinal pour personnes sans risques est mise en question

"On peut se poser la question de l'utilité de la troisième dose chez les moins de 60 ans, parce qu'on remarque que même avec deux doses, ces personnes restent protégées contre les complications de la ré-infection", estimait mercredi matin l'infectiologue Alessandro Diana dans la Matinale de La Première. Selon lui, les jeunes restent éligibles à la 3e dose, mais les hésitants peuvent être informés qu'ils ont une bonne protection avec deux doses (retrouvez l'interview complète d'Alessandro Diana ci-dessous, dans le traitement de 08h30).

Ce discours peut surprendre, mais c'est une question que beaucoup se posent actuellement au sein de la population. En particulier alors que l'efficacité du vaccin est réduite contre les infections au variant Omicron. Et l'immunité globale de la population, acquise par la vaccination ou les infections, change vraisemblablement aussi la donne pour les personnes jeunes et en bonne santé.

Toutefois, la ligne officielle des autorités sanitaires et de l'OFSP continue de recommander ce rappel vaccinal à toutes les personnes de plus de 16 ans, dès quatre mois après leur deuxième dose. Il reste aussi obligatoire pour bénéficier de la fameuse "2G+" sans se faire tester. La raison officielle, c'est que tout ce qui peut ralentir la propagation du virus est bon à prendre.

Hospitalisations avec Omicron, mais pas à cause d'Omicron

Cette position est partagée par une partie des spécialistes, mais les lignes bougent. Blaise Genton, médecin-chef à Unisanté, estime par exemple que cette 3e dose est totalement justifiée dès 50 ans, ou pour les personnes vulnérables, mais que la plus-value est effectivement moins élevée pour les autres. Selon lui, le "Omicron" est un virus très différents de "Delta". Il se concentre sur les voies respiratoires supérieures mais descend moins dans les poumons, ce qui limite les hospitalisations.

Le médecin ajoute qu'au CHUV, personne ne se trouve actuellement aux soins intensifs à cause du variant Omicron. Et que les personnes hospitalisées suite à une infection par ce nouveau variant sont en général hospitalisées avec le Covid-19, mais pas à cause du Covid-19.

>> Les explications de Lucia Sillig dans le journal de 12h30:

La recommandation officielle d'une troisième dose de vaccin anti-Covid 19 divise. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
La recommandation officielle d'une troisième dose de vaccin anti-Covid 19 divise / Le 12h30 / 2 min. / le 19 janvier 2022

13h00

Les hôpitaux neuchâtelois réduisent leurs activités en raison des absences

Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est contraint de réduire "drastiquement" son activité non urgente en raison du manque de personnel, en lien direct avec le Covid. Ces absences sont 30% plus élevées que la normale.

Entre les malades, les quarantaines et les gardes d'enfants, ce sont au total 64 collaborateurs ou collaboratrices qui étaient absentes mercredi. Si l'on ajoute les effectifs supplémentaires nécessaires pour faire face à la situation de crise liée à la pandémie, le département des soins devrait trouver plus de 40 remplaçants chaque jour, souligne le RHNe.

Ainsi, au vu de la difficulté à compenser les absences, la programmation du bloc opératoire a été "fortement" réduite au niveau des interventions électives. Cette mesure permet de diminuer le besoin en lits dans un dispositif saturé. La prise en charge des cas urgents reste assurée.

12h30

Le télétravail, une "obligation sans paramètres ni contrôle", selon l'Usam

Alors que le Conseil fédéral doit faire mercredi des annonces très attendues sur la suite de la pandémie, en particulier sur les certificats "2G" et "2G+", les quarantaines et le télétravail obligatoire, le président de l'Union suisse des arts et métiers (Usam) Fabio Regazzi ne s'attend pas à un assouplissement des mesures, qu'il appelle pourtant de ses souhaits.

"Le télétravail obligatoire jusqu'à fin mars est absolument inacceptable, on l'a plusieurs fois répété", tonne-t-il. Pour lui, il serait opportun de lever dès mercredi cette mesure qui "pose problème, en particulier aux PME". Si tel n'est pas le cas, il demande que l'obligation soit révoquée au moins à partir de début février. "On peut vivre avec une recommandation, ça suffit", dit-il. "L'obligation n'est pas justifiable"

D'autant que "cette mesure est très générique, on ne dispose pas des paramètre pour savoir exactement qui doit ou ne doit pas être mis en télétravail", souligne-t-il, ce qui rend son application aléatoire. D'autant qu'il dit n'avoir pas eu connaissance de contrôles. "Est-ce que ça fait sens de maintenir une obligation qui n'a pas de paramètres et qui n'est pas contrôlée?", s'interroge le conseiller national tessinois (PDC).

Il estime enfin qu'on devrait "avoir le courage de revoir le rythme des quarantaines".

>> L'interview complète de Fabio Regazzi dans le 12h30:

Fabio Regazzi, conseiller national PDC tessinois, président désigné de l'USAM. Ici pris en photo à la session d'automne du Parlement, le 16 septembre 2019. [Anthony Anex - Keystone]Anthony Anex - Keystone
Les attentes des milieux économiques pour les prochaines annonces du Conseil fédéral: interview de Fabio Regazzi / Le 12h30 / 4 min. / le 19 janvier 2022

12h00

Des lacunes ont empêché la Suisse d'être un modèle de lutte contre la pandémie

En près de deux ans de pandémie, la Suisse a évité le pire, grâce entre autres aux vaccins et mesures sanitaires. Elle peut toutefois encore s'améliorer sur certains points, notamment au niveau technologique, selon les épidémiologistes Marcel Salathé et Christian Althaus.

Les deux hommes, respectivement co-fondateur et membre du conseil consultatif l'association CH++, ont tiré un premier bilan de la gestion de la pandémie en Suisse. Dans des interviews accordées mercredi aux journaux Le Temps et Tages Anzeiger, ils estiment que la Suisse a "manqué des opportunités d'être un modèle en la matière".

Centralisation prônée en cas de crise

C'est le cas notamment dans l'emploi de la technologie, où "une faiblesse" a été détectée, a souligné Marcel Salathé, qui a claqué la porte de la Task force Covid de la Confédération pour fonder CH++. Il dénonce un "manque d'enthousiasme" dans la mise en oeuvre des outils numériques qui "auraient permis d'éviter certaines restrictions", selon lui.

>> Lire: Marcel Salathé quitte la task force et crée une association indépendante

Par ailleurs, leur évaluation estime que "le système fédéraliste constitue un blocage structurel" vis-à-vis de la mise en œuvre rapides de mesures pour la gestion de crise. "Le va-et-vient entre la Confédération et les cantons (...) a considérablement ralenti la lutte contre la pandémie", écrivent-ils dans le document publié mercredi.

Afin de pallier ces lacunes, les deux anciens membres de la Task Force fédérale proposent la mise en place d'une structure centralisée. Cette cellule de crise permettrait d'assurer un échange plus rapide entre la politique, l'économie et la science afin de développer des stratégies à long terme, selon Christian Althaus.

Manque d'anticipation et de coopération scientifique

Pour sa part, Christian Althaus déplore une vision pas suffisamment globale de la crise: "J'ai parfois eu l'impression qu'elle a été réduite à une pure question sanitaire, qui se résume aux lits disponibles en soins intensifs".

>> Voir aussi: Des épidémiologistes suisses sceptiques face à la règle des "2G"

Les deux spécialistes estiment en outre que le pays a manqué l'occasion de se préparer à de potentielles nouvelles vagues durant les moments de relâche, notamment en été. Cet exemple est, selon eux, représentatif d'un manque de coordination qui s'est fait sentir à plusieurs reprises.

Enfin, la coopération entre scientifiques et politiques doit être intensifiée. Car selon les deux épidémiologistes, "les évidences scientifiques ne sont pas suffisamment prises en compte dans les prises de décision concernant la gestion de la pandémie".

11h40

Des organisations civiles opposées à un relâchement des mesures

A l'occasion de la réunion du Conseil fédéral, cinq organisations de la société civile ont appelé mercredi à un durcissement de la lutte contre la pandémie afin de "réduire sensiblement l'incidence du virus".

Le communiqué est signé par le comité de la société civile autour de l'expert en communication Peter Metzinger, qui a fait la promotion de la loi Covid-19 en automne, ainsi que par les organisations "ProtectTheKids", "Bildung Aber Sicher CH", "Sichere Schule" et "Kinder schützen - jetzt".

Ces entités justifient leur position notamment par les dommages causés à l'économie et à la société à long terme par la pandémie. A court terme également, l'incidence actuellement élevée de plus de 4000 cas pour 100'000 habitants engendre des coûts, notamment en terme d'absentéisme au travail, disent-elles.

Ces organisations préconisent donc une interdiction de l'enseignement en présentiel dans les hautes écoles, ainsi qu'un renforcement de l'obligation du masque en plein air, par exemple aux arrêts de bus. Elles demandent en outre des règles à l'échelle nationale pour les écoles, et s'opposent à rendre la quarantaine et l'isolement facultatives.

11h20

L'armée annonce que 300 militaires sont en isolement

Actuellement, près de 300 militaires testés positifs au coronavirus sont isolés dans différentes casernes en Suisse. L'armée a de la place pour l'isolement de 1100 personnes.

Les personnes testées positives sans symptômes sont cantonnées sur l'un des sites prévus pour les isolements sous surveillance médicale, a déclaré mercredi le chef de l'armée Andreas Stettbacher sur Blick TV. A Boltigen (BE), par exemple, les soldats infectés se font livrer leur repas par un service de restauration. Cette nourriture est ensuite distribuée par le personnel sanitaire via un sas.

En principe, la période d'isolement dure sept jours, a dit Andreas Stettbacher. Il y a des exceptions pour les soldats en fin de service, qui peuvent rentrer chez eux après cinq jours déjà.

11h00

L'hôpital fribourgeois anticipe une perte financière en hausse pour 2022

L'Hôpital fribourgeois (HFR) prévoit d'essuyer cette année une perte de 15,7 millions de francs, pour un chiffre d'affaires de 515,2 millions. Le budget a été validé par le conseil d'administration, sous condition de l'élaboration d'un "plan de retour à l'équilibre".

L'exercice 2022 est le troisième marqué du sceau de la pandémie. La perte prévue apparaît plus élevée de 3,7 millions de francs qu'en 2019, année de référence compte tenu du caractère exceptionnel de 2020 et 2021.

Deux scénarios

La pandémie fait peser des incertitudes sur les hôpitaux depuis deux ans. C’est pourquoi deux scénarios alternatifs ont été élaborés en plus du budget de base, pour intégrer l'impact potentiel de la crise sanitaire.

Le premier, basé sur l'hypothèse que la pandémie ait un impact négatif pendant quatre mois cette année, prévoit une perte de 38,4 millions de francs. Le deuxième scénario, fondé sur l'hypothèse que la pandémie pèse durant neuf mois, anticipe une perte de 87,6 millions.

La situation financière restreint fortement la capacité d'investissement, a indiqué mercredi l'HFR. Les projets seront donc limités au strict nécessaire cette année, soit le remplacement de matériel indispensable et l'entretien des bâtiments.

Économies "à contre-courant des besoins"

Le conseil d'administration a adopté le budget 2022, mais il ne se satisfait pas de l'ampleur de la perte esquissée. Il prévoit de préparer ces prochains mois avec la direction un plan pluriannuel d'économies, en vue de définir les étapes de l'assainissement de la situation financière de l'institution. Ce plan sera présenté au Conseil d'Etat, explique l'HFR.

De son coté, le Syndicat des services publics (SSP) dénonce un "étranglement financier" et craint que le déficit ne s'élève à plus de 80 millions en cas de poursuite prolongée de la pandémie.

En novembre, le SSP avait alerté sur un projet de suppression de 100 postes en équivalent temps plein (EPT) au sein de l'hôpital, comme mesure d'économie dans le cadre du budget 2022. Au final, ce sont 60 EPT qui seront tracés, a relevé le syndicat, soit 2% de l'effectif global. "A contre-courant des besoins", constate-t-il.

10h00

Un important concert de reprises de Goldman reporté pour la 3e fois à Montreux

La 10e édition de Tous en Choeur à Montreux (VD) est reportée pour cause de coronavirus. Ce concert exclusif composé des chansons de Jean-Jacques Goldman, prévu trois soirs de suite à partir du 18 mars, est reporté aux 26, 27 et 28 août. Il avait déjà été reporté deux fois l'an passé. Les billets restent valables.

"Les effets ravageurs du variant Omicron et les mesures sanitaires imposées ces prochaines semaines empêchent les préparatifs de la 10e édition de l'événement musical", indiquent mercredi les organisateurs. Prévu au Centre des Congrès de Montreux (2m2c), le spectacle doit réunir 200 choristes autour des chansons de Jean-Jacques Goldman.

08h30

"On peut se poser la question de la pertinence d'une 3e dose pour tous les jeunes"

Alors que plusieurs cas d'inflammations cardiaques ont été recensés, notamment dans le monde du sport, l'infectiologue Alessandro Diana reconnaît qu'un lien peut exister avec le vaccin contre le Covid-19. Il rappelle toutefois que les effets secondaires sont "moindres" après la troisième dose.

Selon Alessandro Diana, ces inflammations comptent bien parmi les effets secondaires graves des vaccins à ARNm contre le Covid-19. "Ce sont surtout les hommes de moins de 30 ans qui sont touchés. Il y a une incidence de 6 cas sur 100'000 après la deuxième dose. Mais ce chiffre est faible en comparaison avec celui des personnes qui contractent le virus. L'incidence est de 40 cas sur 100'000 pour des myocardites dues au virus", explique le spécialiste mercredi dans La Matinale.

Ainsi, selon lui, on peut se poser la question de la pertinence d'une troisième dose généralisée à tous les jeunes.

>> L'interview d'Alessandro Diana dans La Matinale:

Le médecin Alessandro Diana explique les effets secondaires du vaccin contre le coronavirus (vidéo)

08h15

Deux sportives suisses atteintes de péricardites, une remise en question du vaccin?

La sprinteuse vaudoise Sarah Atcho a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle souffrait d'une péricardite, une inflammation de la membrane qui entoure le cœur. Selon elle, la cause est à chercher du côté de sa troisième dose de vaccin contre le Covid-19, qu'elle a reçue quelques jours plus tôt. Et même si ce lien n'est pas médicalement établi, cela pourrait relancer les critiques autour de la vaccination des athlètes.

Sarah Atcho devra observer une période de repos forcé. [Peter Klaunzer - Keystone]Sarah Atcho devra observer une période de repos forcé. [Peter Klaunzer - Keystone]L'athlète dit avoir longtemps hésité avant d'en parler. Elle n'est pas opposée à la vaccination, mais regrette que l'on impose le vaccin à des personnes de son profil: jeune, en bonne santé et sportive d'élite. D'autant que la sprinteuse avait elle-même contracté le Covid en 2020.

Sarah Atcho n'est pas la seule à souffrir d'une péricardite. La marathonienne Fabienne Schlumpf en est victime elle aussi. Mais la Zurichoise se garde bien d'établir un lien causal avec le vaccin anti-Covid.

Balance bénéfice/risque du vaccin toujours favorable

Dans ce genre de cas, il est difficile d'être sûr qu'il y ait un lien. Mais ce genre d'effets secondaires, bien que rares, sont répertoriés, même si c'est plutôt chez les hommes. Et le risque d'inflammation cardiaque reste toujours moins élevé après l'injection du vaccin que pour les personnes qui attrapent le Covid-19, rappelle Virginie Masserey, cheffe du contrôle de l'infection à l'OFSP. La balance risque/bénéfice est donc toujours favorable.

"Ces myocardites et péricardites évoluent généralement favorablement. Si les gens ont des palpitations et des douleurs thoraciques, ils doivent aller consulter un médecin et se mettre ensuite au repos", ajoute la spécialiste.

>> L'interview de Virginie Masserey:

Effets secondaires de la troisième dose: interview de Virginie Masserey. [Anthony Anex - KEYSTONE]Anthony Anex - KEYSTONE
Effets secondaires de la troisième dose: interview de Virginie Masserey / La Matinale / 1 min. / le 19 janvier 2022

08h00

À quoi peut-on s'attendre de la part du Conseil fédéral?

Le Conseil fédéral doit décider mercredi s'il prolonge, comme il l'avait proposé, les restrictions actuelles jusqu'à fin mars. Les cantons, eux, demandent de fixer le délai à la fin février. Plusieurs souhaitent même des assouplissements dès maintenant.

Alain Berset, et le Conseil fédéral avec lui, ne souhaite pas alléger les règles plus vite que prévu. Sur la même ligne, l'OFSP a répété mardi qu'il valait mieux maintenir telles quelles les règles de télétravail et les différents certificats, même si la 5e vague semble commencer à stagner et que les hospitalisations restent gérables. Selon eux, rien ne prouve qu'on se rapproche d'une descente, et faire miroiter le retour des beaux jours pour fin février risque de faire des déçus dans un mois.

Selon les informations de la RTS, le Département de l'intérieur risque donc de garder le cap de fin mars, tout en réévaluant au fur et à mesure. Malgré les critiques des cantons. Mais le gouvernement pourrait aussi se montrer plus souple sur certains points.

>> Les explications d'Etienne Kocher à Berne dans La Matinale:

Le Conseil fédéral a changé d'approche sur le Covid [RTS]RTS
Le Conseil fédéral se penche sur d'éventuels allègements des mesures / La Matinale / 1 min. / le 19 janvier 2022

07h45

Optimisme prudent à l'OFSP

L'heure est à l'optimisme chez les experts fédéraux. Malgré le nombre important d'infections au Covid, le nombre d'hospitalisations est en train de reculer au niveau suisse. Or c'est le principal critère qui guide la politique sanitaire du Conseil fédéral, qui doit se prononcer mercredi sur la suite de sa stratégie.

>> Les explications dans le 19h30:

Malgré la vague Omicron, l'OFSP reste optimiste [RTS]
Malgré la vague Omicron, l'OFSP reste optimiste / 19h30 / 1 min. / le 18 janvier 2022

07h30

La taskforce prudente concernant les hospitalisations

La taskforce scientifique de la Confédération recommande la prudence dans l'interprétation des données en lien avec les hospitalisations pour cause de coronavirus. Il n'est pas clair pour l'heure si le nombre d'hospitalisations augmente ou diminue.

Le nombre de nouvelles hospitalisations déclarées chaque jour ne permet en effet pas de mesurer la charge du système de santé, écrit la taskforce dans son rapport publié mardi. Elle pointe notamment les retards de déclarations. Actuellement, il faut plus de deux semaines pour que 90% des admissions à l'hôpital soient déclarées.

L'occupation des hôpitaux par les personnes atteintes du Covid-19 est un indicateur plus robuste, souligne la taskforce. Les données de Zurich et de Genève montrent que l'occupation y est actuellement en hausse.

07h00

Les conséquences du Covid long peu répertoriées

Les conséquences à long terme d'une infection sont encore peu répertoriées en Suisse, c'est le cas notamment des patients atteints de Covid long.

>> Témoignage d'une patiente dans le 19h30:

Le covid long et ses conséquences sont encore peu répertoriés en Suisse [RTS]
Le covid long et ses conséquences sont encore peu répertoriés en Suisse / 19h30 / 2 min. / le 18 janvier 2022

06h50

Vers un allègement des mesures?

Le Conseil fédéral décidera mercredi des nouvelles mesures de lutte contre la pandémie. Les cantons avaient jusqu'à lundi pour répondre à la consultation du Conseil fédéral. En pleine vague Omicron, on semble pourtant se diriger vers un allègement des mesures, notamment sur les quarantaines.

Alors que 215'000 personnes se trouvent aujourd'hui en quarantaine ou en isolement, la question de leur utilité se se fait de plus en plus pressante. Certains cantons, comme Neuchâtel, plaident pour les remplacer par des auto-quarantaines.

>> Le sujet du 19h30:

Les cantons ont répondu à la consultation du Conseil fédéral sur les mesures sanitaires. L'assouplissement fait l'unanimité. [RTS]
Les cantons ont répondu à la consultation du Conseil fédéral sur les mesures sanitaires. L'assouplissement fait l'unanimité. / 19h30 / 2 min. / le 17 janvier 2022

>> L'analyse d'Esther Mamarbachi :

Analyse d'Esther Mamarbachi sur ce moment charnière avant les annonces du Conseil fédéral de mercredi [RTS]
Analyse d'Esther Mamarbachi sur ce moment charnière avant les annonces du Conseil fédéral de mercredi / 19h30 / 1 min. / le 17 janvier 2022

06h40

Pour Alain Berset, il est trop tôt pour commencer à relâcher la pression

Invité sur le plateau du 19h30 de la RTS, le conseiller fédéral en charge de la Santé Alain Berset a fait le point sur la nouvelle situation instaurée par le variant Omicron, avec beaucoup de cas mais peu de décès. Il prévient que l'heure n'est pas encore à l'abandon des mesures anti-Covid.

"On a la plus forte vague depuis le début de cette pandémie, alors on doit s'attendre à ce que cette discussion se poursuive", a-t-il prévenu, douchant les espoirs de fin imminente de la crise sanitaire par un très sec: "Non, la population ne peut pas encore relâcher la pression".

>> Plus de détails dans notre article: Pour Alain Berset, il est trop tôt pour commencer à relâcher la pression

Si le nombre de nouveaux cas de Covid-19 ne semble pas encore s'orienter à la baisse - en moyenne sur 7 jours, la Suisse enregistre plus de 25'000 contaminations quotidiennes - le nombre d'hospitalisations aux soins intensifs et le nombre de décès, eux, ont diminué, et Alain Berset en convient. "C'est ça qui nous dirige, ce sont les faits. C'est ce qu'on voit sur le terrain", confirme le conseiller fédéral, qui dit ne pas craindre que la population en profite pour relâcher ses efforts.

>> L'interview d'Alain Berset dans le 19h30 (partie 1):

Le Conseil fédéral a changé d'approche sur le Covid [RTS]
Le Conseil fédéral a changé d'approche sur le Covid / 19h30 / 3 min. / le 16 janvier 2022

>> L'interview d'Alain Berset dans le 19h30 (partie 2):

La position d'Alain Berset sur la pandémie [RTS]
La position d'Alain Berset sur la pandémie / 19h30 / 7 min. / le 16 janvier 2022

06h30

Les laboratoires sous pression à cause du grand nombre de tests Covid

Quelque 76'000 tests Covid ont été réalisés en Suisse au cours des dernières 24 heures. Le chiffre donne une idée du défi que représente la vague Omicron pour les laboratoires.

"La situation reste pour le moment préoccupante", a expliqué mardi dans l'émission Forum de la RTS Nicolas Vuilleumier, président de l'Association des laboratoires. "Pendant les Fêtes, nous avons même atteint la barre fatidique des 100'000 tests journaliers. Par comparaison, tout pic confondu, jusqu'à présent c'était de l'ordre de 57'000 tests par jour".

>> L'interview complète de Nicolas Vuilleumier:

Les laboratoires sous pressions à cause du grand nombre de tests Covid: interview de Nicolas Vuillemier [RTS]
Les laboratoires sous pressions à cause du grand nombre de tests Covid: interview de Nicolas Vuillemier / Forum / 6 min. / le 18 janvier 2022

06h15

Une vague haute mais stable

La vague Omicron stagne à un haut niveau, a estimé Virginie Masserey, cheffe de section à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) mardi devant les médias à Berne. La région lémanique et le Tessin sont les plus touchés par le nouveau variant.

Omicron prédomine à plus de 90%: la vague semble stagner à un haut niveau, a déclaré la responsable de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination, lors du point de presse des experts de la Confédération. Elle ne fait pas de prédiction quant à un "pic". Il est probable que le nombre de cas augmente, mais plus lentement, selon elle.

Le nombre réel d'infections est certainement bien supérieur à celui recensé par les tests et les déclarations, selon la spécialiste. De nombreuses infections sans ou avec peu de symptômes ne sont actuellement pas testées. Les nouveaux cas touchent surtout les jeunes et la population active.

Région lémanique plus affectée

L'incidence varie entre les régions. Les cantons les plus affectés sont ceux de la région lémanique ainsi que le Tessin, avec les incidences les plus élevées sur 14 jours: Genève affiche 6500 cas sur 100'000 habitants. C'est aussi la région lémanique qui voit la plus forte augmentation des hospitalisations.

"On ne s'explique pas vraiment ces différences géographiques et on ne sait pas non plus quelle en sera l'évolution", a dit Mme Masserey. Ces différences entre l'ouest et l'est de la Suisse se reflètent aussi au niveau de l'Europe, relève-t-elle. Avec le variant Delta, c'était l'inverse.

06h10

Retour sur la journée de lundi

L'Office fédéral de la santé publique a fait état de 29'142 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 14 décès supplémentaires et 125 malades ont été hospitalisés. Ce bilan est en légère augmentation par rapport à la moyenne du week-end.

Par rapport à la semaine précédente, le nombre de cas quotidien est en augmentation. En revanche, on dénombrait mardi dernier moins de décès et d'hospitalisations.

Actuellement, 279 personnes atteintes du Covid sont hospitalisées aux soins intensifs. Elles occupent 30,30% des places disponibles. Tous malades confondus, le taux d'occupation du service atteint 74,30% (stable).

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 76'619 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 38%, en légère augmentation sur une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11. Il y a deux semaines, le variant Omicron représentait 87,9% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur les sept derniers jours observés.

Plus de 160'000 personnes en quarantaine

Au total, 67,9% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,3%, indique l'OFSP. Par ailleurs, près de 71,1% des personnes âgées de 65 ans et près de 35% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 351'443, soit 4035,24 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'763'380 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 16'128'165 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'170 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 41'618.

Enfin, selon l'OFSP, 163'150 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 52'068 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

>> Retour sur la journée de mardi: Les cas de Covid-19 continuent de grimper, mais les décès et hospitalisations sont en baisse

06h00

Le dossier

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