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Des élus fédéraux exigent le droit à faire réparer ses objets

Le conseiller national Benjamin Roduit (Centre/VS) demande le droit à pouvoir faire réparer ses appareils. [James Brooks - AP]
Des élus fédéraux exigent le droit à faire réparer ses objets / La Matinale / 1 min. / le 21 décembre 2021
Pouvoir faire réparer votre téléphone ou votre ordinateur devrait être un droit. Or aujourd'hui, il est parfois plus simple et moins coûteux d'en acheter un nouveau. Des élus fédéraux veulent combattre l'obsolescence programmée.

Leur objectif consiste non seulement à diminuer l'impact écologique de ces produits, mais aussi à créer des emplois. Les marchés de la réparation et du réemploi sont pourvoyeurs de centaines de milliers d'emplois verts. Forts de ce constat, des élus de tous bords politiques ont co-signé en fin de semaine dernière un postulat de Benjamin Roduit, conseiller national valaisan du Centre, qui demande au Conseil fédéral de chiffrer les perspectives de création de nouveaux emplois générés par un droit à la réparation. Un droit qui actuellement fait défaut.

Créer des emplois dans ce secteur

L'étude que devra faire le Conseil fédéral, si le Parlement adopte ce postulat, permettra de cerner où se trouvent actuellement les opportunités et les blocages, et comment on va les lever, a expliqué mardi Benjamin Roduit dans La Matinale de la RTS. "Et en finalité, nous exigeons aussi la promotion de ces filiales de la réparation. Nous voulons vraiment qu'il y ait une valorisation, parce que c'est très important du point de vue de l'économie sociale et solidaire et de l'environnement". 

Thomas Putallaz, président de l'association romande NoOps, pour "no obsolescence programmée suisse", compte sur ce texte du Parlement pour faire bouger les lignes. "Il permet d'anticiper les opportunités de créations d'emplois dans les secteur de la réparation, du partage d'objets et du réemploi. C'est tout un secteur qui va prendre de l'ampleur ces prochaines années".

A ses yeux, il est donc très important que les milieux intéressés de la formation et de l'économie organisent ces domaines d'activité à partir du moment où les produits seront davantage réparables et dureront plus longtemps.

La Suisse se rattrape

"Jusqu'ici, la Suisse n'a pas vraiment fait son pas dans la question de la réparation des produits et de la lutte contre l'obsolescence programmée. Mais elle est en train de rattraper le wagon", relève Thomas Putallaz.

Selon un sondage publié le mois dernier et mandaté par Greenpeace, plus de deux tiers des Suissesses et des Suisses interrogés sont prêts à réparer davantage leurs biens défectueux. Reste à lever les obstacles techniques, économiques et législatifs pour rendre cela possible.

Sujet radio: Marie Giovanola

Adaptation web: Jean-Philippe Rutz 

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