Modifié

Il est (un peu) plus dangereux de rouler au Tessin qu'ailleurs en Suisse

Le portail sud du tunnel routier du Gothard, à Airolo (TI). [Alessandro Crinari - Ti-Press/Keystone]
Il est un peu plus dangereux de rouler au Tessin qu’ailleurs en Suisse / La Matinale / 1 min. / le 8 décembre 2021
Les risques d'être grièvement blessé ou tué dans un accident de la route sont plus élevés au Tessin qu'en Suisse romande ou en Suisse alémanique, selon une statistique du Bureau de prévention des accidents (BPA). Mais les disparités régionales en matière de sécurité routière s'estompent.

Plus de dix ans après une première enquête sur le risque d'accident grave sur les routes de Suisse, le BPA a réalisé une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés mardi.

Les risques d'accident grave sont toujours plus importants au sud des Alpes, mais l'écart s'est amenuisé. "Par rapport à 2010, c'est au Tessin que le nombre de personnes grièvement blessées ou tuées pour 100'000 habitants a le plus diminué pour atteindre aujourd'hui 51 en moyenne (99 en 2010)", précise le bureau. "En Suisse romande, ce chiffre s'élève à 49 (74) et en Suisse alémanique à 45 (54)".

L'alcool plus souvent en cause en Suisse romande

Chaque région se caractérise par un type d'accident, souligne le BPA, même si les différences ont là aussi tendance à s'estomper.

Ainsi, la vitesse joue un rôle plus important du côté francophone et alémanique que du côté italophone. C'est parce que les Tessinois craignent davantage de se faire prendre pour excès de vitesse. Suisses alémaniques et Romands, eux, croient moins à l'idée que respecter les limitations renforce leur sécurité.

L'alcool, lui, serait responsable d'une plus grande partie des accidents graves en Suisse romande et au Tessin qu'il ne l'est outre-Sarine.

Différences régionales à prendre en compte

Cette étude montre qu'il est important de continuer à aligner les mesures de prévention sur les spécificités régionales, note le BPA. Ces différences doivent également être prises en compte dans la politique nationale de sécurité routière.

C'est nécessaire si l'on veut atteindre les objectifs fixés par l'Office fédéral des routes: moins de 100 morts et moins de 2500 blessés graves par an sur les routes suisses d'ici à 2030.

ats/oang

Publié Modifié