Modifié

Il y a 50 ans, les femmes entraient au Parlement

Femmes élues 1971. [Keystone]
Il y a 50 ans, les femmes entraient au Parlement / La Matinale / 1 min. / le 29 novembre 2021
Il y a 50 ans, le 29 novembre 1971, les premières parlementaires effectuaient leur entrée sous la Coupole fédérale. Une conseillère aux Etats et onze conseillères nationales siégeaient alors pour la première fois à Berne pour la session d'hiver.

Cette 39e législature entre alors dans l’histoire avec des femmes comme Lilian Uchtenhagen (PS/ZH), la première femme à avoir tenté de décrocher un siège au Conseil fédéral.

Ce groupe de pionnières comprend alors quatre socialistes, quatre radicales, trois PDC et une membre du Parti du travail. Cinq Romandes font partie de ces élues qui ont marqué l’histoire: Tilo Frey (PLR/NE), Gabrielle Nanchen (PS/VS), Liselotte Spreng (PLR/FR), Nelly Wicky (PDT/GE) et Lise Girardin (PLR/GE).

Des pionnières sous la Coupole

Gabrielle Nanchen, la plus jeune femme élue au Parlement en 1971. [RTS]Gabrielle Nanchen, la plus jeune femme élue au Parlement en 1971. [RTS]

"Chères collègues, chers collègues...", c'est avec ces mots que le Président de l'Assemblée fédérale Eduard von Waldkirch ouvre la session. Il salue tout particulièrement l'arrivée des "dames": "Je suis convaincu que vous allez accomplir un grand nombre de devoirs, au moins aussi bien que nous les hommes."

Quant au journaliste qui commente l'événement, il précise: "ces dames, étant suffisamment bijou, qu'on ne leur offre pour les accueillir que trois oeillets et une rose."

De 12 à 96 femmes

"Et vous madame Blunschy, vous vous sentez bien ici?", demande une autre journaliste à la conseillère nationale PDC du canton de Schwyz. Elisabeth Blunschy-Steiner lui répond qu'au début, c'est le bruit qui l'a un peu gênée, "tout ce va-et-vient dans la salle".

"Mais ensuite, j'ai vu qu'on peut quand même travailler et que parfois c'est bon de sortir un moment car on travaille mieux après", rajoutait-elle.

Aujourd’hui, 96 femmes parlementaires siègent à Berne. Les pionnières, quant à elles, ne sont pas oubliées car leurs noms et prénoms sont gravés sur les pupitres qu’elles occupaient quand elles sont entrées en fonction.

Sujet radio de Camille Degott

Adaptation web: Andreia Portinha Saraiva

Publié Modifié