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La violence domestique est très répandue en Suisse, selon une étude

Violence domestique (image d'illustration). [Jan-Philipp Strobel - DPA/Keystone]
Un sondage révèle l’ampleur des violences domestiques au sein des couples / Le 12h30 / 2 min. / le 9 novembre 2021
Les nombreux féminicides commis en Suisse depuis le début de l'année ne semblent être que la partie émergée des violences subies par les femmes. Quelque 42% d'entre elles disent avoir déjà subi des violences dans leur couple, contre 24% d'hommes, selon une étude.

Les femmes sont touchées de manière disproportionnée, relèvent les auteurs d'une étude publiée mardi et réalisée à l'automne 2021 par l'institut Sotomo auprès de plus de 3500 personnes. Les réponses obtenues font référence à la fois à la violence psychologique, physique et/ou sexuelle.

Ce sont les femmes âgées de 26 à 45 ans qui sont le plus souvent concernées, selon cette étude menée sur mandat de la Fédération solidarité femmes de Suisse et du Liechtenstein. Presque la moitié des répondantes de ce groupe d'âge ont indiqué avoir été victimes de violences au sein de leur couple.

Comme il n'existe pas d'études de prévalence complètes sur une longue période, les auteurs soulignent que les résultats doivent être considérés isolément comme une première évaluation de la situation.

La politique doit en faire plus

L'étendue de la violence domestique est également confirmée par les réponses à la question de savoir si cette forme de violence a déjà été suspectée dans l'environnement immédiat. Près de 40% des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative.

Pour trois quarts des sondés, la violence dans une relation est la première raison d'une séparation. Mais le nombre élevé de personnes concernées montre que ce type de violence est un phénomène quotidien pour un trop grand nombre de personnes.

Quelque 80% des sondés tendent à percevoir la violence domestique comme un problème social. Le même pourcentage est d'avis que la politique devrait en faire plus.

La partie émergée de l'iceberg

Les résultats de l'étude et le nombre élevé de féminicides commis ces dernières semaines dressent un tableau sérieux, peut-on lire dans le communiqué. Compte tenu des nombreuses femmes qui, selon l'étude, ont déjà subi des violences de la part de leur partenaire, les féminicides ne sont apparemment que la partie émergée de l'iceberg.

Pour de nombreuses femmes victimes de violences et leurs enfants, les maisons d'accueil sont un lieu important où se rendre. Elles représentent une opportunité de sortir de la spirale de la violence, relèvent les auteurs de l'étude.

Plus de 90% des personnes interrogées ont déclaré qu'il serait judicieux que les autorités publiques consacrent davantage de fonds aux campagnes contre la violence domestique.

Avec son adhésion à la Convention d'Istanbul en 2018, la Suisse est tenue de prendre des mesures d’envergure contre les violences genrées et la violence domestique.

>> Revoir le grand débat de Forum sur les violences conjugales:

Grand débat - Violences conjugales, quelle réponse politique ? [RTS]
Grand débat - Violences conjugales, quelle réponse politique ? / Forum / 20 min. / le 3 novembre 2021

ats/jpr

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Augmentation des féminicides

En 2020, plus de 46'000 infractions de violence ont été enregistrées en Suisse. Et plus de 20'000 ont été commises dans la sphère domestique.

Une personne meurt toutes les deux semaines des suites d'une telle violence. Cette année, 25 féminicides sont déjà à déplorer, selon l'organisation Stop Feminizid.

>> Réécouter le podcast du Point J:

Logo Le point J [RTS]RTS
Comment lutter vraiment contre les féminicides? / Le Point J / 12 min. / le 2 novembre 2021

>> Lire aussi: La Suisse compte déjà 23 victimes de féminicides depuis le début de l'année