Le suivi du 19 octobre. [Keystone]
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Si la situation épidémiologique reste bonne, l'arrivée du froid incite les experts à la prudence

- La situation épidémiologique reste relativement bonne, selon les experts de la Confédération avec un nombre de nouvelles infections qui plafonnent. L'arrivée du froid et le retour des réunions à l'intérieur incitent toutefois à la prudence.

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état mardi de 1240 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore deux décès supplémentaires et 21 malades ont été hospitalisés.

- L'Association des remontées mécaniques ne prévoit pas d'exiger un pass sanitaire pour permettre aux skieurs d'accéder aux pistes. Elle souhaite débuter la saison d'hiver avec les mêmes règles que celles des transports publics, indique-t-elle mardi.

 - Depuis janvier 2021, 138 personnes ayant reçu les deux doses du vaccin sont décédées du virus en Suisse et au Liechtenstein. La grande majorité de ces personnes avait plus de 80 ans. La troisième dose de vaccin pour les seniors est donc "une évidence"  et "efficace" pour Alessandro Diana, pédiatre et expert pour la plateforme Infovac.

- L'accès à une troisième dose de vaccin pourrait être autorisé d'ici quelques semaines, a indiqué Claus Bolte, responsable des licences chez Swissmedic, l'Institut suisse des produits thérapeutiques, dans l'émission "10vor10" de la SRF lundi.

Suivi assuré par RTSinfo

21h00

La perspective d'une troisième dose se précise

En Suisse, la première personne vaccinée contre le Covid-19 recevait sa première dose en décembre 2020. Près d'un an plus tard, cette personne, Alice Schmidli, est décédée à 90 ans... du Covid-19. "Dans d'horribles conditions", témoigne son fils dans le 19h30. "Je ne souhaite à personne de vivre ça."

Et pour éviter que d'autres personnes n'aient à vivre pareilles souffrances, la perspective d'une troisième dose de rappel se précise. Mais elle ne devrait concerner en priorité que les personnes à risque.

L'OFSP attends désormais que Swissmedic donne son feu vert pour une troisième dose des vaccins Moderna et Pfizer. Il pourra ensuite émettre des recommandations sur les personnes qui pourraient en bénéficier, précise Patrick Mathys. Le directeur de Swissmedic Claus Bolte évoque une attente de deux à trois semaines. Et les cantons seraient prêts, selon les experts de la task-force.

À l'heure actuelle, plus de 130 personnes complètement vaccinées seraient décédées en Suisse, selon un décompte réalisé par plusieurs médias, dont SRF. Et environ 10% des personnes hospitalisées ont reçu une ou deux doses.

>> Les précisions du 19h30:

Coronavirus: Swissmedic donnerait les autorisations à Moderna et Pfizer dans quelques semaines pour l’injection d’une troisième dose [RTS]
Coronavirus: Swissmedic donnerait les autorisations à Moderna et Pfizer dans quelques semaines pour l’injection d’une troisième dose / 19h30 / 1 min. / le 19 octobre 2021

>> Les précisions du chef du service d'immunologie et allergie du CHUV Giuseppe Pantaleo:

Dose de rappel contre le coronavirus: l'avis de Giuseppe Pantaleo, professeur et chef du Service immunologie et allergie au CHUV [RTS]
Dose de rappel contre le coronavirus: l'avis de Giuseppe Pantaleo, professeur et chef du Service immunologie et allergie au CHUV / 19h30 / 3 min. / le 19 octobre 2021

20h30

Les stations frontalières dans l'attente de leur sort

En France voisine, les stations de ski ne veulent pas revivre le cauchemar de l'hiver dernier lorsque, contraintes de garder portes closes, elles avaient vu leurs clients profiter des joies du ski côté suisse. Leurs responsables attendent anxieusement une décision du gouvernement français.

Deux mois avant l'ouverture du domaine skiable des Gets, en Haute-Savoie, les réservations s'enchaînent déjà. Le gouvernement français n'a pas encore tranché sur les mesures qui seront imposées aux stations, mais les professionnels ne veulent plus attendre.

Les protocoles sont déjà établis en Espagne, en Italie ou encore en Autriche, où les tours-opérateurs sont pris d'assaut. Et les stations suisses semblent aussi, pour l'heure, donner davantage de garanties.

>> Le reportage du 19h30:

En France, les stations de ski préparent déjà leur saison en attendant fébrilement une décision du gouvernement sur les protocoles sanitaires [RTS]
En France, les stations de ski préparent déjà leur saison en attendant fébrilement une décision du gouvernement sur les protocoles sanitaires / 19h30 / 2 min. / le 19 octobre 2021

18h30

Didier Défago: "Il y a un an, les inquiétudes pour les stations étaient les mêmes"

Le certificat sanitaire ne sera pas exigé dans les remontées mécaniques durant la saison de ski en Suisse cet hiver, selon l'association des exploitants. Le port du masque restera obligatoire dans les cabines et les lieux fermés.

Cette décision irrite l'OFSP et va à l'encontre des normes appliquées dans les autres lieux de loisirs, où les personnes vaccinées peuvent tomber le masque. Mais pour l'ancien skieur Didier Défago, aujourd'hui président de l'Association valaisanne des remontées mécaniques, les mesures restent cohérentes. "Notre position, c'est qu'on doit être alignés sur les transports publics, et ça n'a pas changé", indique-t-il.

>> L'interview de Didier Défago dans Forum:

Pas besoin d'un pass sanitaire pour skier en Suisse: interview de Didier Defago [RTS]
Pas besoin d'un pass sanitaire pour skier en Suisse: interview de Didier Défago / Forum / 5 min. / le 19 octobre 2021

Comme la saison passée, la Suisse fera figure d'exception par rapport aux pays voisins, Autriche et Italie en tête, qui exigeront cette année le certificat dans leurs stations.

"Il y a douze mois, les inquiétudes étaient les mêmes. Et je crois qu'il y a six mois, tout le monde, au sein de la branche mais aussi à l'extérieur, se félicitait de la façon dont on a pu relever ce défi", estime Didier Défago, qui rappelle que la Suisse "a une grosse saison d'expérience en plus" que ses voisins.

>> Les précisions du 19h30:

Les remontées mécaniques suisses sont favorables à une saison sans certificat Covid. Le port du masque restera de rigueur dans les télécabines [RTS]
Les remontées mécaniques suisses sont favorables à une saison sans certificat Covid. Le port du masque restera de rigueur dans les télécabines / 19h30 / 2 min. / le 19 octobre 2021

16h45

Curevac retire sa demande d'examen d'un vaccin

L'entreprise CureVac Swiss a retiré la demande d'autorisation qu'elle avait introduite en avril pour son candidat-vaccin CVnCoV auprès de Swissmedic.

Cette annonce intervient après que la maison-mère CureVac, entreprise biopharmaceutique de Tübingen, en Allemagne, a fait savoir la semaine dernière qu'elle ne souhaitait plus mettre sur le marché son vaccin de première génération contre le Covid-19. Elle souhaite désormais se concentrer sur un vaccin de deuxième génération contre cette maladie.

Le laboratoire allemand avait annoncé début juillet des résultats définitifs de son étude clinique à grande échelle qui montraient une efficacité de seulement 48%. Un taux bien plus faible que les autres vaccins à ARNm de l'alliance Pfizer/BioNTech et Moderna.

16h00

Le Covid long, une réalité pour de nombreux patients

Quelque 20% des patients ayant eu des symptômes après une infection au Covid souffrent ensuite d'un Covid long, selon les dernières études. Chez les enfants, ce chiffre tombe à 3%. Chez les personnes vaccinées, le risque est réduit de moitié.

"Nous en apprenons toujours davantage sur le déroulement clinique des maladies post-Covid", a déclaré Milo Puhan, directeur de l'institut d'épidémiologie, biostatistique et prévention à l'Université de Zurich, devant les médias. "Mais nous en savons encore trop peu pour développer des traitements."

Selon un sondage réalisé auprès de 4000 personnes, les symptômes typiques comme l'essoufflement et la toux sèche disparaissent assez vite. Les symptômes de fatigue restent par contre plus longtemps présents.

Un accompagnement

Certains patients du Covid long ne peuvent par exemple plus se concentrer correctement, ni se tenir debout. Mayssam Nehme, cheffe de clinique au Service de médecine de premier recours des HU à Genève, évoque ainsi le cas d'un homme ayant la trentaine, en bonne santé, touché en mars 2020, et qui en 2021 souffre encore de symptômes.

Les hôpitaux universitaires de Genève mènent depuis juin 2020 un accompagnement des personnes souffrant du Covid long . Actuellement quelque 500 patientes et patients sont suivis. Nous essayons de développer des thérapies pour accompagner ces personnes, explique Mayssam Nehme.

Chez les personnes souffrant de Covid long, la vaccination n'a en général pas d'effets secondaires négatifs. On remarque plutôt une stabilisation ou une amélioration, en se basant sur certaines études, mais les données manquent encore à ce sujet.

15h00

Combattre les fausses nouvelles

Le risque de devoir renforcer à nouveau les mesures anti-Covid existe, a lancé le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse Rudolf Hauri durant la conférence de presse des experts. Il faut donc se concentrer sur la vaccination. Cela passe aussi par le fait de combattre les fausses nouvelles qui circulent.

Les effets secondaires sont rares. Le vaccin contre le Covid n'est pas un business pour les laboratoires. La fertilité des femmes n'est pas mise en danger. Par contre, ce n'est pas une maladie bénigne, a lancé le médecin.

Il serait en outre souhaitable d'avoir rapidement une certaine clarté en ce qui concerne une troisième dose de vaccin. Swissmedic est encore en train d'examiner cette possibilité, les médecins cantonaux soutiennent cette voie, a-t-il dit.

Autre point important, la qualité des tests doit être encore améliorée, selon lui. Il n'est pas possible que des gens obtiennent des certificats sur la base de tests défectueux, cela créerait une fausse sécurité.

14h30

Quelques "nuages" s'accumulent à l'horizon, selon Patrick Mathys

Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP. [Peter Schneider - Keystone]Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP. [Peter Schneider - Keystone]La situation épidémiologique reste relativement bonne, selon les experts de la Confédération. Le nombre de nouvelles infections au Covid-19 plafonne dans de nombreux cantons. Mais quelques nuages apparaissent à l'horizon, selon Patrick Mathys, de l'Office fédéral de la santé publique.

L'actuel rythme de la vaccination n'est pas suffisant pour penser à alléger les mesures de lutte contre le coronavirus, a ajouté le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP devant les médias à Berne.

Une détente rapide n'est pas attendue, a-t-il ajouté. Avec l'automne, les gens recommencent à se réunir à l'intérieur. S'y ajoute la reprise des écoles. Autant d'éléments qui dessinent une tendance défavorable pour les prochains mois.

Les incidences les plus fortes se rencontrent auprès d'une population jeune et mobile. La catégorie des 10-19 ans est toujours la plus touchée. Les cantons les plus touchés sont ceux avec un taux de vaccination faible.

Le danger d'une surcharge du système de santé n'est pas écarté, a-t-il encore averti. Actuellement, la situation reste tendue dans les unités de soins intensifs. Environ 120 patients souffrant du Covid-19 y sont traités, un chiffre qui "reste élevé", selon Patrick Mathys. Ils occupent environ 14% des lits.

13h45

Un peu plus de 1200 nouveaux cas

L'Office fédéral de la santé publique a fait état mardi de 1240 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore deux décès supplémentaires et 21 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 23'324 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 5,32%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 12'349, soit 142,85 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1. Les patients Covid-19 occupent 13,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,50%.

Au total 10'905'640 doses de vaccin ont été administrées et 62,24% des personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'203'825 doses de vaccins.

Depuis le début de la pandémie, 858'198 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'400'594 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'797 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'332.

Le pays dénombre par ailleurs 6600 personnes en isolement et 4871 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

13h10

Pas de pass sanitaire pour aller skier

L'Association des remontées mécaniques ne prévoit pas d'exiger un pass sanitaire pour permettre aux skieurs d'accéder aux pistes. Elle souhaite débuter la saison d'hiver avec les mêmes règles que celles des transports publics, indique-t-elle dans un communiqué.

Les amateurs de ski devront porter des masques dans les cabines et les pièces fermées et garder la distance à l'intérieur des bâtiments, précise l'association. Cette décision fait suite à des discussions "constructives" sur les mesures de protection avec la Confédération et les cantons. Elle pourrait changer en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

Les bonnes expériences de l'hiver dernier ont été appréciées et la mise en oeuvre pragmatique des mesures doit être poursuivie également cette saison, a indiqué l'association. Celle-ci a en outre lancé un appel à ses membres pour qu'ils organisent des actions en faveur de la vaccination dans les stations.

>> Lire aussi: Vers une ouverture des stations de ski suisse sans le certificat Covid

10h30

Nouvelle manifestation autorisée à Berne

La Ville de Berne a autorisé une manifestation samedi des opposants au certificat Covid. Les organisateurs se sont engagés à respecter le concept de sécurité convenu et à suivre le parcours établi à l'avance du cortège.

La direction de la sécurité de la Ville de Berne a expliqué mardi avoir délivré cette autorisation pour que la liberté d'expression puisse se dérouler d'une manière ordonnée. L'"Aktionsbündnis Urkantone" ("Alliance des cantons primitifs") et l'association "Freie Linke Schweiz" sont à l'origine de ce rassemblement.

Ces organisations déconseillent actuellement à leurs sympathisants de participer à des manifestations non autorisées, estimant que cela porte préjudice à leur cause. Selon les autorités communales, elles n'envisagent pas pour le moment d'autres manifestations dans la ville fédérale.

De son côté, la police cantonale bernoise continuera à disperser des rassemblements non autorisés des opposants aux mesures de lutte contre le Covid-19.

09h00

La troisième dose est une évidence pour les seniors

Depuis janvier 2021, 138 personnes ayant reçu les deux doses du vaccin sont décédées du virus en Suisse et au Liechtenstein. La grande majorité de ces personnes avait plus de 80 ans. La troisième dose de vaccin pour les seniors est donc "une évidence"  et "efficace" pour Alessandro Diana, pédiatre et expert pour la plateforme Infovac. "La question n'est pas de savoir s'il faut une troisième dose, mais quand", ajoute-t-il, mardi dans La Matinale de la RTS.

Selon lui, on s'approche d'un "schéma connu" de trois doses comme pour l'hépatite B. "On réalise toujours les deux premières doses à zéro-un mois d'intervalle. C'est la dose de l''induction immunitaire'. Une immunité qui peut durer six mois, dix mois ou une année. Le système immunitaire a souvent besoin d'une dose de rappel, qui est donné plus loin dans le temps. pour imprimer la mémoire du système immunitaire."

>> L'interview complète d'Alessandro Diana dans La Matinale:

Alessandro Diana, vaccinologue expert à InfoVac et chargé de cours à l’Unige (vidéo) [RTS]
Alessandro Diana, vaccinologue expert à InfoVac et chargé de cours à l’Unige (vidéo) / L'invité-e d'actualité / 8 min. / le 19 octobre 2021

08h45

Les personnes âgées et la troisième dose

La troisième dose est actuellement autorisée en Suisse pour les personnes immunodéprimées qui n'ont pas pu acquérir une protection suffisante après les deux injections du vaccin anti-Covid-19. Elle fait partie de l'immunisation de base et non d'une vaccination de rappel, explique Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.

Une décision de Swissmedic, organe de surveillance et d'homologation, sur la troisième injection pourrait tomber d'ici la fin du mois d'octobre.

Cette dose de rappel n'est pas nécessaire pour tout le monde, indique dans le Blick Christoph Berger, le président de la commission fédérale pour les vaccinations (CFV). "La population normale n'a certainement pas besoin d'un rappel cette année". Il n'y a pas d'indication que la protection des vaccins à ARN messager s'affaiblisse pour ce groupe, ajoute-t-il.

La situation est en revanche très différente pour les plus de 80 ans.

>> Ecouter le sujet de La Matinale sur les principaux enjeux d'une troisième dose de vaccin:

Validation de la dose de rappel contre le Covid-19 attendue rapidement en Suisse.  [PETER KLAUNZER - KEYSTONE]PETER KLAUNZER - KEYSTONE
Validation de la dose de rappel contre le Covid-19 attendue rapidement en Suisse / La Matinale / 1 min. / le 19 octobre 2021

>> Le reportage dans l'un des plus grands EMS du canton de Neuchâtel dans La Matinale:

Une fiole du vaccin de Johnson & Johnson (Janssen) sans ARNm et à dose unique. [DPA/Wolfgang Kumm - Keystone]DPA/Wolfgang Kumm - Keystone
La Suisse n’autorise toujours pas l’injection d’une 3e dose de vaccin contre le COVID aux personnes âgées / La Matinale / 3 min. / le 19 octobre 2021

>> Ecouter aussi l'interview du directeur de Pro Senectute Fribourg Emmanuel Michielan dans La Matinale:

Le canton de Vaud mise sur une large démarche participative pour affronter les défis liés au vieillissement de sa population. Un appel à projets sera notamment lancé en janvier prochain. [GAETAN BALLY - KEYSTONE]GAETAN BALLY - KEYSTONE
Validation de la dose de rappel contre le Covid-19 attendue rapidement / Interview d'Emmanuel Michialan / La Matinale / 52 sec. / le 19 octobre 2021

08h15

Vaccination de rappel bientôt possible en Suisse

Plusieurs pays proposent déjà une troisième dose de vaccin, comme Israël, les Etats-Unis et l'Autriche. En Suisse, l'Institut des produits thérapeutiques, Swissmedic, n'a pas encore décidé d'une date d'autorisation.

Claus Bolte, responsable des licences chez Swissmedic, a pour la première fois évoqué une échéance dans l'émission "10vor10" de la SRF lundi: "Je parle de quelques semaines, peut-être deux ou trois. Cela dépend maintenant essentiellement des entreprises et du moment où elles répondent à nos questions."

Claus Bolte espère même que l'approbation puisse être possible d'ici fin octobre si les entreprises jouent le jeu.

>> Voir aussi le sujet du 12h45

L'administration d'une troisième dose de vaccin contre le Covid fait débat en Suisse. [RTS]
L'administration d'une troisième dose de vaccin contre le Covid fait débat en Suisse. / 12h45 / 2 min. / le 19 octobre 2021

Pas nécessaire pour la "population normale"

De son côté, le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse, Rudolf Hauri, espère que la troisième dose de vaccin contre le Covid-19 sera bientôt validée. Les autorités sanitaires ne doivent cependant pas être mises sous pression, ajoute-t-il.

L'organe de surveillance Swissmedic et la commission fédérale pour les vaccinations doivent "décider uniquement sur la base des données et des faits disponibles", déclare Rudolf Hauri dans un entretien diffusé mardi par le journal alémanique Tages-Anzeiger. Mais la Suisse ne devrait pas trop attendre, poursuit-il.

Cette dose de rappel n'est pas nécessaire pour tout le monde, indique pour sa part dans le Blick Christoph Berger, le président de la commission fédérale pour les vaccinations (CFV). "La population normale n'a certainement pas besoin d'un rappel cette année". Il n'y a pas d'indication que la protection des vaccins à ARN messager s'affaiblisse pour ce groupe, ajoute-t-il.

Légère baisse pour les plus de 80 ans

La situation est cependant différente pour les plus de 80 ans, relève-t-il. Les données anglaises ont montré une tendance à une légère diminution de la protection vaccinale dans ce groupe, poursuit-il. L'efficacité du vaccin "probablement en légère baisse" dans cette catégorie devrait augmenter de 85% à 95% avec la dose de rappel. Mais il est difficile de savoir combien de temps durera cette protection accrue, précise Christoph Berger.

Pour les plus 65 ans présentant des facteurs de risque, la situation n'est pas claire. Les résultats sont différents, mais aucun d'entre eux ne montre une diminution significative de la protection, note le président de la CFV. Dans le cas des personnes à risque âgées de moins de 65 ans, il n'y a aucune diminution de la protection vaccinale, ajoute-t-il

La troisième dose est actuellement autorisée en Suisse pour les personnes immunodéprimées qui n'ont pas pu acquérir une protection suffisante après les deux injections du vaccin anti-Covid-19. Elle fait partie de l'immunisation de base et non d'une vaccination de rappel, explique Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.

>> Lire aussi: Validation de la dose de rappel contre le Covid-19 attendue rapidement en Suisse

08h00

Privilégier Pfizer plutôt que Moderna pour les jeunes

Plusieurs pays scandinaves ont suspendu les injections du vaccin Moderna pour les plus jeunes, en raison des effets secondaires. Et désormais en Suisse, le canton de Vaud décide de privilégier le vaccin Pfizer pour les moins de 18 ans.

Les cas d'inflammations cardiaques sont au coeur de l'inquiétude, après la publication des résultats d'une étude scandinave révélant un risque légèrement accru de myocardite  chez les plus jeunes après injection du vaccin Moderna.

"Ce risque est plus important à la suite du vaccin Moderna qu'à la suite du vaccin Pfizer", confirme Pierre-Alex Crisinel, médecin à l'unité pédiatrique et vaccinologie CHUV. "A partir du moment où l'on a suffisamment de doses de l'un et de l'autre, privilégier un vaccin dans une certaine tranche de la population est assez facile somme toute", poursuit-il. Ainsi, si ces données sont confirmées, "on aura anticipé une mesure importante pour la population".

Peu de conséquences graves

Contacté par e-mail, le président de la commission fédérale pour les vaccinations dit suivre de près la situation. Il rappelle néanmoins que les myocardites sont le plus souvent sans conséquences et guérissent très rapidement.

À ce jour, 170 cas de suspicion de myocardite ont été annoncés au total en Suisse. Et Pierre-Alex Crisinel dit ne pas avoir connaissance de cas sévères qui aient nécessité une hospitalisation au CHUV.

>> Les précisions du 19h30:

Plusieurs pays scandinaves suspendent l’injection chez les plus jeunes du vaccin Moderna en raison de cas d’inflammations cardiaques [RTS]
Plusieurs pays scandinaves suspendent l’injection chez les plus jeunes du vaccin Moderna en raison de cas d’inflammations cardiaques / 19h30 / 2 min. / le 18 octobre 2021

07h45

Le point complet sur les traitements en développement contre le Covid-19

Plusieurs découvertes récentes laissent entrevoir l'apparition de premiers remèdes efficaces pour éviter l'apparition de formes graves du Covid-19. Un anticorps a été découvert à Lausanne et une pilule pourrait être bientôt proposée par l'entreprise pharmaceutique allemande Merck.

La pilule de Merck est un antiviral à prendre rapidement chez soi dès les premiers symptômes, afin de bloquer la réplication du virus. Selon Merck, il aurait la vertu de diviser par deux les risques d'hospitalisation et de décès. Mais toutes les données n’ont pas encore publiées. Quant à cet anticorps identifié au CHUV le printemps dernier, il possède l'avantage d'avoir de grandes chances d’être aussi puissant contre les variants du coronavirus, contrairement au "Regeneron" déjà utilisé.

Ces deux traitements sont toutefois efficaces uniquement s'ils sont pris tôt. Si l’inflammation est déjà avancée, ils ne marchent plus. Dans ce cas, d'autres traitements sont déjà utilisés à l’hôpital, comme la dexa-méthasone.

>> Lire: La pilule de Merck contre le Covid-19 pourrait soulager les hôpitaux

>> Lire également: Le CHUV et l'EPFL ont découvert un super anticorps neutralisant contre le Covid-19

Ces traitements seraient intéressants pour les personnes immunodéprimées, qui répondent mal au vaccin, ou encore celles recevant des chimiothérapies ou des transplantations. Mais ils ne représentent, a priori, pas une alternative aussi efficace que les vaccins. En l'état actuel de la recherche, le vaccin conférerait toujours une meilleure protection. En outre, un vaccin coûte en moyenne 40 à 50 francs, tandis que les traitements peuvent atteindre 2000 francs.

"La difficulté de ces traitements, qu'ils soient médicamenteux ou à base d'anticorps, c'est de savoir à qui les donner", car on ne sait pas à l'avance qui sont les personnes qui vont faire une forme plus grave, même si des facteurs de risque peuvent être identifiés, explique le virologue de l'EPFL Didier Trono.

Par conséquent, pour que ces éventuels traitements puissent vraiment changer la donne, "il faut un système de santé qui permette de faire des tests pour savoir précocement si on est atteint ou pas du Covid-19. Donc il n'y a pas que la pastille qui compte, mais le système de santé qu'il y a autour", ajoute l'infectiologue des HUG Alexandra Calmy.

Ainsi, "quoi qu'il en soit, il est plus judicieux de se vacciner" que d'attendre les traitements, indique Didier Trono. En outre, "il ne faut pas opposer les traitements et la prévention", complète Alexandra Calmy. "Il y a besoin des deux."

>> Alexandra Calmy et Didier Trono répondent lundi soir aux questions des auditeurs et des auditrices dans Forum:

Le grand débat - Nouveaux traitements COVID: pourrait-on se passer du vaccin? (vidéo) [RTS]
Le grand débat - Nouveaux traitements COVID: pourrait-on se passer du vaccin? (vidéo) / Forum / 21 min. / le 18 octobre 2021

07h30

Faut-il assouplir les restrictions liées au pass sanitaire?

Faut-il assouplir les restriction liées au pass sanitaire? De plus en plus de parlementaires se questionnent à ce sujet, rappelait la SonntagsZeitung dimanche.

Au vu de la situation sanitaire actuelle, plusieurs élus du centre et de gauche rejoignent l'UDC et estiment qu'il n'y a plus forcément lieu d'exiger ce pass covid dans les restaurants, les fitness ou encore les cinémas, comme l'a expliqué dans La Matinale Martin Candinas, conseiller national grison du Centre.

Mais pour l'épidémiologiste Didier Pittet, médecin-chef du service de prévention et contrôle de l'infection des HUG, la question est encore bien trop prématurée.

>> Leurs interviews complètes dans La Matinale:

Le certificat Covid pourrait être abandonné avant les Fêtes. [Pierre Albouy - KEYSTONE]Pierre Albouy - KEYSTONE
Faut-il assouplir les restriction liées au pass sanitaire? / Le Journal horaire / 1 min. / le 18 octobre 2021

07h15

Bilan des tests payants

Cela fait une semaine, jour pour jour, que les tests Covid en l'absence de symptômes sont devenus payants. Pour boire un verre à l'intérieur d'un restaurant ou se faire une toile, les personnes non vaccinées doivent désormais débourser plusieurs dizaines de francs afin de se faire tester.

Dans les pharmacies

Du côté des pharmaciens, devoir mettre la main au portefeuille pour avoir un pass sanitaire semble en avoir refroidi certains alors que les restaurateurs semblent avoir été moins touchés.

Selon Pharma Suisse, il y a eu un pic des demandes la semaine avant que les tests ne soient payants. Mais depuis lundi dernier, la demande a diminué de 20 à 30%.

>> Les explications dans La Matinale:

Depuis ce lundi 11 octobre, toute personne qui passe un test Covid devra le payer de sa poche. Accès aux tests de dépistage et tarifs, RTSinfo répond aux principales questions.  [LAURENT GILLIERON - KEYSTONE]LAURENT GILLIERON - KEYSTONE
Depuis une semaine, les tests de dépistage contre le Covid-19 sont payants / La Matinale / 53 sec. / le 18 octobre 2021

Les pharmaciens notent également que beaucoup de personnes se renseignent sur la vaccination, car à la longue les tests payants risquent de grever leur budget. Rappelons qu'actuellement il faut débourser près de 150 francs pour un test PCR.

La fourchette de prix pour un test antigénique rapide oscille entre 11 et 57 francs, suivant les cantons, les lieux de tests ou la technologie utilisée.

Pour diminuer ces coûts, certaines officines proposent des offres d'abonnement: 5 tests pour le prix de 4 par exemple. Pharmacien à Rolle (VD), Matthieu Goldschmidt confirme la démarche mais peine à être convaincu.

>> Son interview dans La Matinale:

Un test rapide mené dans une pharmacie. [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Depuis une semaine, les tests de dépistage contre le Covid-19 sont payants / Interview de Matthieu Goldschmidt / La Matinale / 54 sec. / le 18 octobre 2021

Dans les restaurants

La fin de la gratuité des tests antigéniques ne semble pas avoir vidé les cafés et les cinés. Plusieurs établissements contactés dimanche affichaient complet. Et certains bistrots n'étaient même pas au courant du nouveau régime, en vigueur depuis sept jours. Les tests payants freineraient une petite minorité de la clientèle, à en croire Michael Egloff, patron d'un bar-restaurant à Chamoson, en Valais.

>> Tous les détails dans La Matinale:

Une cliente présente son certificat Covid à l'entrée d'un restaurant du centre-ville de Genève. [Pierre Albouy - Keystone]Pierre Albouy - Keystone
La fin de la gratuité des tests de dépistage contre le Covid-19 semble moins dramatique qu'annoncée pour les restaurants / La Matinale / 1 min. / le 18 octobre 2021

07h00

62% de la population est entièrement vaccinée

Du 11 au 17 octobre, 170'189 doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en Suisse. Au total, 62% de la population est donc entièrement vaccinée, selon les données publiées sur le site de l'Office fédéral de la santé publique.

Depuis le début de la campagne de vaccination, 10'881'521 doses de vaccin ont été administrées. 5'361'728 personnes ont reçu deux doses de sérum et 158'065 jusqu'à présent une seule piqûre.

En moyenne, 24'313 vaccinations ont été effectuées par jour. Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections s'est accéléré de 1%.

06h30

Retour sur la journée de lundi

L'Office fédéral de la santé publique a fait état lundi de 2366 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. On déplore quatre décès supplémentaires et 30 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 63'205 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 3,74%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 12'394, soit 143,37 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,00. Les patients Covid-19 occupent 14,10% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 69,70%.

Depuis le début de la pandémie, 856'955 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'377'331 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'795 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'311.

Le pays dénombre par ailleurs 6598 personnes en isolement et 4881 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

>> Retour sur la journée de vendredi: Plus de 2000 nouveaux cas de Covid-19 ces trois derniers jours en Suisse

06h00

Le dossier

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au Covid-19.

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus