Le suivi du 13 octobre. [Keystone]
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Le Conseil fédéral renonce aux bons de 50 francs pour le vaccin

- Le Conseil fédéral lance son offensive en trois volets en faveur de la vaccination. Ce programme comprend une semaine nationale de vaccination en novembre, un renforcement des unités mobiles de vaccination, ainsi que la présence physique et virtuelle de conseillers dans le pays. Le gouvernement a toutefois renoncé aux bons de 50 francs.

- Un mois jour pour jour après que le passeport sanitaire contre le Covid-19 a été généralisé dans la plupart des lieux public en Suisse, un premier bilan établit un constat contrasté. Si la mesure est plutôt bien respectée par une majorité de la population, son application concrète reste souvent légère, notamment dans les restaurants. En outre, le taux de couverture vaccinale n'a que peu progressé.

- La Suisse compte mercredi 1048 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 11 décès supplémentaires et 36 malades ont été hospitalisés.

Suivi assuré par RTSinfo

20h45

Quelle réaction des cantons face aux mesures du Conseil fédéral?

Le Conseil fédéral espère augmenter massivement le nombre de vaccinés en Suisse, raison pour laquelle il a annoncé aujourd'hui une offensive vaccinale en trois volets.

>> Voir l'interview d'Alain Berset au 19h30:

Entretien avec le conseiller fédéral Alain Berset. [RTS]
Entretien avec le conseiller fédéral Alain Berset. / 19h30 / 3 min. / mercredi à 19:30

Les cantons ont-ils aujourd'hui l'impression que la démarche est cohérente? Interrogée dans le 19h30, Rebecca Ruiz, conseillère d'Etat vaudoise en charge de la Santé, adhère à ces propositions. "Avec à peine plus de 60% de sa population vaccinée, la Suisse est à la traîne en Europe. Ailleurs en Europe, c'est jusqu'à 20% de plus!", souligne-t-elle.

>> Voir le sujet du 19h30:

Le Conseil fédéral a annoncé mercredi souhaiter vacciner encore 1 million de personnes en Suisse. [RTS]
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi souhaiter vacciner encore 1 million de personnes en Suisse. / 19h30 / 2 min. / mercredi à 19:30

20h35

Le Conseil fédéral à la rencontre de la population

Des admirateurs à l’intérieur, et des manifestants à l’extérieur: la journée du Conseil fédéral a été à l’image de cet automne politique tendu.

Le gouvernement s’est en effet réuni à Lucerne mercredi, avant de rencontrer la population au Musée des transports.

>> Le reportage du 19h30 :

Le Conseil fédéral s’est réuni à Lucerne mercredi avant de rencontrer la population au musée des transports. [RTS]
Le Conseil fédéral s’est réuni à Lucerne mercredi avant de rencontrer la population au musée des transports. / 19h30 / 2 min. / mercredi à 19:30

18h00

"Chaque vaccination que l'on fait nous rapproche de la sortie"

Le Conseil fédéral abandonne l'idée controversée de récompenser financièrement ceux et celles qui arrivent à convaincre leurs proches de se faire vacciner. Interrogé dans Forum, Alain Berset a justifié la mise en discussion de cette mesure non conventionnelle, en rappelant que "chaque nouvelle vaccination nous rapproche de la sortie" de la crise.

Le conseiller fédéral en charge de la Santé a également rappelé que si les écoles, magasins, lieux de restaurations ou de culture sont actuellement ouverts, "c'est grâce à celles et ceux qui se sont déjà vaccinés". Selon lui, la vaccination permet donc de prendre des mesures beaucoup moins contraignantes.

>> L'interview d'Alain Berset dans Forum:

Le Conseil fédéral renonce aux bons de 50 francs pour le vaccin [RTS]
Le Conseil fédéral renonce aux bons de 50 francs pour le vaccin / Forum / 5 min. / mercredi à 18:00

16h40

Le Conseil fédéral surpris de l'opposition aux bons

Après consultation, le Conseil fédéral a renoncé mercredi aux bons de 50 francs. Ceux-ci devaient récompenser les personnes qui pouvaient convaincre un voisin, un ami ou un membre de la famille de l'utilité de l'injection. Les cantons s'y sont opposés, estimant qu'une récompense financière ne permettait pas de sortir de la crise.

"C'est normal qu'on pense à toutes les options qui nous permettent de sortir de la crise", a justifié le ministre de la santé Alain Berset devant les médias. Le Conseil fédéral a été un peu surpris de l'opposition à ces bons, a-t-il dit, tout en reconnaissance que l'idée était peu conventionnelle.

16h00

Le vaccin est "notre porte de sortie de la crise"

Les obstacles à la vaccination doivent être éliminés, car le vaccin est "notre porte de sortie de la crise". Un million de personnes doivent toutefois encore être vaccinées avant que toutes les mesures puissent être levées, a indiqué mercredi le ministre de la santé Alain Berset devant les médias.

Actuellement, la Suisse n'est pas en bonne position par rapport à ses voisins en matière de vaccination. Cette dernière stagne. Seuls 71% des adultes ont reçu leurs deux doses, a rappelé Alain Berset  (ndlr: le taux est de 60,96% si on tient compte de toute la population selon les chiffres de l'OFSP mercredi).

Certains pays ont entre 10 et 20 points de plus, a-t-il continué. Au Portugal, le pass sanitaire a été levé. La situation n'y est toutefois pas la même. Le scepticisme face aux vaccins est quasiment inexistant contrairement à la Suisse.

15h30

Le Conseil fédéral lance son offensive vaccinale en trois volets

Le rythme de vaccination doit s'accélérer avec l'arrivée de l'hiver. Le Conseil fédéral lance donc une offensive vaccinale en trois volets, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. Ce programme comprend une semaine nationale de vaccination en novembre, un renforcement des unités mobiles de vaccination, ainsi que la présence physique et virtuelle de conseillers dans le pays. Après consultation, le Conseil fédéral a toutefois renoncé mercredi aux bons de 50 francs.

Semaine nationale de la vaccination

Afin d'augmenter le taux de vaccination, les indécis ont besoin d'informations fiables. C'est pourquoi le Conseil fédéral, en collaboration avec les cantons, prévoit une semaine nationale de vaccination du 8 au 14 novembre. Les personnes pourront s'informer sur l'efficacité, la sécurité et les effets secondaires de l'injection. Les risques sanitaires et la possibilité de se faire vacciner seront aussi abordés.

Les autorités cantonales et communales organiseront des évènements locaux. De son côté, le gouvernement enverra une lettre à la population pour souligner l'importance de la vaccination.

Unités mobiles de vaccination sur les routes

Pour atteindre plus facilement les citoyens, des bus de vaccination supplémentaires prendront la route durant plusieurs semaines et s'arrêteront sur la place du village, sur le terrain de foot, devant les écoles ou les discos. La population n'aura ainsi plus à se déplacer et pourra facilement obtenir des informations ou se faire vacciner spontanément. Actuellement, 50 bus sont en circulation.

Faciliter l’information et la discussion

Enfin, des conseillers pourront être déployés sur l'ensemble de la Suisse pour répondre individuellement aux questions des personnes encore indécises. Ils pourront être contactés via des discussions de groupe, des contacts personnels ou téléphoniques ou la fonction de "chat" individuel sur les réseaux sociaux.

Un engagement coûteux, mais durable

Le montant maximal de cette offensive se montera à 96,2 millions de francs. De l'avis du gouvernement, il s'agit d'un investissement durable comparé aux 50 millions de francs dépensés chaque semaine pour les tests.

Par ailleurs, un taux élevé de vaccinés sera bénéfique pour la gastronomie, l'hôtellerie ou les centres de fitness. Il présente aussi des avantages sanitaires. En moyenne, une hospitalisation peut être évitée pour 100 vaccinations et l'occupation d'un lit en soins intensifs pour 250 vaccinations.

>> L'intervention d'Alain Berset:

berset13 [RTS]
L'intervention d'Alain Berset lors de la conférence de presse sur la crise sanitaire du 13 octobre 2021 / L'actu en vidéo / 12 min. / mercredi à 16:18

15h15

Avoir un chalet à tout prix, le nouveau rêve des citadins avec le Covid-19

Depuis la pandémie de Covid-19, les citadins ne rêvent plus de passer le week-end à Barcelone… mais dans leur chalet. Ainsi, dans certaines régions de montagne, les sites immobiliers enregistrent une progression de 50% à 100% des recherches. Et les prix s'envolent en Valais ou en Gruyère.

Prendre son café du matin sur le balcon de son chalet, face aux montagnes, avec un léger rayon de soleil. Ce rêve, de plus en plus de citadins le concrétisent.

"Avec la pandémie de Covid-19, le confinement ou encore la flexibilisation du travail, nous avons constaté une forte hausse des demandes et de l'acquisition de résidences secondaires, et même principales, en moyenne montagne", explique Georges Tavernier, directeur général de la division clientèle à la Banque cantonale du Valais, jeudi dernier dans Temps présent.

>> Ecouter un extrait de l'interview de Roger Theytaz, habitant du val d'Anniviers, dans Temps présent:

Acheter sans visiter

Agathe Fuchs, courtière dans une agence immobilière à Sion, constate le même phénomène. "Nous avons peu de chalets sur notre site, mais dès que nous en avons un, il cartonne", souligne-t-elle. Et rien ne semble arrêter ces nouveaux acquéreurs. Elle prend l'exemple d'un chalet à Nendaz qui n'est pas raccordé à l'eau et à l'électricité, vendu à une famille genevoise.

Aussitôt l'annonce en ligne, la résidence de 3,5 pièces affichée à 295'000 francs a suscité plus de 90 demandes... parfois surpenantes. "Je n'avais jamais eu la situation où le client souhaite acheter sans avoir une seule fois visité le bien", explique la courtière.

>> Voir le reportage de Temps présent:

Temps présent [RTS]
Mon chalet à tout prix / Temps présent / 55 min. / le 7 octobre 2021

14h20

La Suisse compte 1048 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte mercredi 1048 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 11 décès supplémentaires et 36 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 25'127 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,17%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 12'877, soit 148,96 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,89. Les patients Covid-19 occupent 15,7% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 73,2%.

Au total 10'762'580 doses de vaccin ont été administrées et 60,96% des personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 12'517'425 doses de vaccins.

Depuis le début de la pandémie, 852'658 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'261'111 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'773 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'191.

Le pays dénombre par ailleurs 6701 personnes en isolement et 4955 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

14h15

Conférence de presse du Conseil fédéral à 15h30

Le Conseil fédéral devrait donner des informations sur les nouvelles mesures de lutte contre la pandémie, par exemple, le bon de 50 francs pour toute personne réussissant à convaincre quelqu'un de son entourage à se faire vacciner.

Cette proposition n'a pas reçu un accueil favorable de la part des cantons lors de la consultation. L'idée pourrait donc être abandonnée.

>> Les précisions dans le 12h45:

Séance extra-muros du Conseil fédéral: les explications d'Esther Mamarbachi [RTS]
Séance extra-muros du Conseil fédéral: les explications d'Esther Mamarbachi / 12h45 / 1 min. / mercredi à 12:45

12h30

Manifestation sous le nez du Conseil fédéral à Lucerne

Le Conseil fédéral a tenu sa séance du mercredi en format "extra-muros", une première depuis le début de la pandémie, à la Haute école de musique de Lucerne. C'est seulement la quinzième fois en plus de 10 ans que le gouvernement tient sa réunion hebdomadaire hors du Palais fédéral.

Il a ensuite organisé un apéritif public au Musée suisse des transports, dans une démarche d'échange avec la population "plus importante que jamais", selon le président de la Confédération Guy Parmelin, qui s'est dit "ouvert aux discussions et à la critique".

Des discussions vives font partie de la démocratie, a-t-il souligné, précisant également ne pas avoir de craintes. Le dispositif de sécurité a cependant été renforcé.

Et pour cause: à l'heure de partager cet apéritif avec la population, le Conseil fédéral a eu droit à une manifestation contre le certificat sanitaire, organisée à proximité du musée des transports. L'appel à protester a circulé comme d'habitude via des groupes de messageries, et les désormais traditionnels slogans dénonçant une "dictature" pouvaient être observés.

>> Les précisions dans le journal de 12h30:

Un manifestant brandit une pancarte lors d'un rassemblement de l'Alliance "Urkantone" à Lucerne, le 31 juillet 2021. [Urs Flueeler - KEYSTONE]Urs Flueeler - KEYSTONE
Manifestation contre le pass sanitaire devant la réunion du Conseil fédéral à Lucerne / Le 12h30 / 1 min. / mercredi à 12:34

12h00

Les discothèques bernoises continueront de transmettre des données

Les exploitants de discothèques dans le canton de Berne devront continuer à transmettre les coordonnées de leurs clients à une base de données centralisée. Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté mercredi la plainte d'un avocat qui estimait que cette exigence du Conseil d'Etat bernois était dépourvue de base juridique.

L'avocat estimait que le canton ne pouvait pas édicter un règlement sur la transmission automatique des données. Selon lui, la recherche des contacts avait été suffisamment réglementée au niveau fédéral dans la loi sur les épidémies. Mais dans un arrêt publié mercredi, le TF conclut que l'ordonnance publiée par le Conseil d'Etat possède bien une base légale suffisante.

Elle ne viole ni la loi sur les épidémies ni l'ordonnance du Conseil fédéral qui s'en inspire. En outre, le TF estime opportun et approprié de conserver de manière centralisée les données pendant 14 jours. Cette démarche permet d'informer rapidement les clients en cas de contact avec le virus. Enfin, les juges estiment que conserver le nom, prénom, adresse, numéro de téléphone et date de naissance n'est pas un grave empiétement sur les droits fondamentaux.

En Suisse, cette obligation ne s'applique plus aux restaurateurs, qui ne doivent plus enregistrer les données de leurs clients depuis l'obligation de présenter un certificat Covid dans les restaurants et les bars.

11h00

La pandémie a un effet positif sur l'impact écologique de la Confédération

En raison de la pandémie, et donc du télétravail et de la réduction des déplacements, l'impact environnemental des fonctionnaires de l'administration fédérale a diminué de moitié en 2020 par rapport à l'année précédente, selon un rapport sur le système de gestion des ressources et de management environnemental (RUMBA) dont le Conseil fédéral a pris connaissance mercredi.

Les trajets en avion constituent généralement la charge écologique la plus importante. En raison des restrictions de voyages, ils ont diminué de 70% par rapport à 2019, selon le rapport, tout en restant responsables de plus de 6700 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre.

Vu les circonstances exceptionnelles de l'année passée, le Conseil fédéral a décidé de garder 2019 comme année de référence pour ses objectifs de réduction de la charge écologique de l'administration d'ici à 2023. Le plan prévoit notamment une plus grande utilisation du train par rapport à l'avion, un recours accru aux téléconférences ou encore un renouvellement des véhicules au profit des voitures électriques.

10h15

Une enquête zurichoise relève le mécontentement de l'hôtellerie-restauration

Une majorité de responsables d'entreprises alémaniques du secteur de l'hôtellerie-restauration sont critiques sur le certificat Covid obligatoire, estime un sondage de la Haute école des sciences appliquées du canton de Zurich (ZHAW). Près de 60% d'entre eux déplorent des conséquences "négatives" ou "très négatives", selon l'enquête menée auprès de 201 PME en Suisse alémanique, donc 24 issues de la branche de l'hôtellerie-restauration.

Dans l'ensemble, les PME interrogées ne perçoivent toutefois pas cette contrainte comme un désavantage. Parmi les répondants interrogés en ligne, 39% évaluent le certificat comme "positif" ou "très positif", tandis que 36% estiment les effets sur leur propre entreprise comme ni bons, ni mauvais.

Pénurie menaçante de matières premières

Selon le sondage, 27% des entreprises interrogées ont dû licencier des employés, majoritairement en raison du coronavirus, et 20% considèrent "probables" ou "très probables" des licenciements dans les douze prochains mois. L'industrie électrique et des machines ainsi que les services comme les agences de voyage ou le commerce de détail ont été particulièrement touchés.

En outre, deux tiers des sondés ont estimé que la demande en biens et services est "bonne" ou "très bonne". A l'inverse, 51% des PME relèvent que la disponibilité des matières premières et des produits semi-finis est plutôt mauvaise, voire menaçante pour leur existence. Cette valeur est plus élevée qu'en mars 2020.

08h20

Didier Pittet: "La couverture vaccinale est totalement insuffisante en Suisse"

Accepté par une grande majorité de la population, vertement dénoncé par ses opposants qui dénoncent une atteinte à leurs libertés, le certificat Covid aura cristallisé les débats autour de la pandémie depuis l'élargissement de son application, il y a tout juste un mois.

À l'heure d'un premier bilan, et alors que le nombre de cas de contamination est en forte baisse, l'infectiologue Didier Pittet rappelle qu'il serait totalement abusif d'établir un lien direct entre l'introduction du certificat et la baisse des contaminations. "Pour lutter contre la transmission de ce virus et ses effets délétères, on a une caisse à outils, avec plusieurs outils dedans", rappelle-t-il, parmi lesquels le confinement, les gestes barrières, les masques, les vaccins et donc le certificat sanitaire.

Ceinture de sécurité et permis de conduire

Actuellement, les gestes barrières sont conservés, mais la stratégie se fonde essentiellement sur les vaccins et le passeport. "Les vaccins, on peut les assimiler à la ceinture de sécurité dans une voiture", image Didier Pittet. "On la porte pour éviter les accidents graves, les hospitalisations et les décès, pour protéger les gens qui sont dans nos voitures, et ça marche très bien. Et le pass sanitaire, on peut finalement l'assimiler au permis de conduire, c'est de cette manière-là qu'il faut le voir", poursuit-il.

Toutefois, selon les chiffres constatés en Suisse, le certificat Covid n'a que peu joué son rôle d'incitation à la vaccination. La Suisse est désormais l'un des plus mauvais élèves du continent en la matière. "Il y a un mois, le taux d'incidence en Suisse était le double de celui de la France voisine, et dix fois plus élevé que l'Italie du nord, qui avaient déjà introduit le pass sanitaire depuis des mois. Donc il est évident que nous avons bénéficié de l'attitude de nos voisins", estime-t-il. Ainsi, pour lui, le certificat doit continuer d'être appliqué précisément parce que la couverture vaccinale "est totalement insuffisante en Suisse".

>> L'interview complète de Didier Pittet mercredi dans La Matinale:

Didier Pittet. [Libre de droits]Libre de droits
L’infectiologue Didier Pittet revient sur la mise en place du pass Covid / La Matinale / 9 min. / mercredi à 07:17

08h10

Comment se passe concrètement l'application du certificat Covid?

Cela fait un mois jour pour jour que le passeport sanitaire contre le Covid-19 a été généralisé dans la plupart des lieux de vie intérieurs en Suisse. Mais malgré les conséquences pour les contrevenants, tant les établissements concernés (qui risquent jusqu'à 10'000 francs d'amende) que leurs clients, l'application concrète reste souvent légère.

Dans les milieux culturels, la nouvelle routine du contrôle du passe sanitaire se passe plutôt bien. Le public joue le jeu dans la majorité des cas, atteste par exemple Astrid Lavanderos, directrice des publics et de la communication du Théâtre de Vidy à Lausanne.

>> Les propos d'Astrid Lavanderos dans La Matinale:

Une serveuse vérifie un certificat Covid dans un restaurant lausannois, le 13 septembre 2021. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
Un mois de pass Covid au Théâtre de Vidy: interview d'Astrid Lavanderos / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:00

Mais dans les bars et restaurants, la situation est plus contrastée. La semaine passée, une enquête de l'émission On en parle faisait état de contrôles insuffisants dans deux tiers des 70 établissements visités en Suisse romande. Et même s'il n'existe pas de chiffres officiels sur ce phénomène, les retours d'expériences sur le terrain tendent à confirmer cette tendance.

>> L'enquête dans l'émission d'On en parle du 6 octobre:

Une personne tient dans sa main un smartphone affichant un certificat Covid dans un restaurant. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
Seuls 33% de contrôles corrects du certificat COVID dans des cafés-restaurants / On en parle / 10 min. / le 6 octobre 2021

À Zermatt (VS), un bar affiche même clairement sur sa devanture ne pas réclamer de certificat Covid. Face à ce cas, canton et commune se renvoient la balle.

>> Le reportage de Romain Carrupt en Valais mercredi dans La Matinale:

Un client présent son certificat Covid à l'entrée d'un restaurant genevois, le 13 septembre 2021. [Pierre Albouy - Keystone]Pierre Albouy - Keystone
Un mois après son instauration, le pass Covid n'est pas appliqué dans tous les établissements / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:00

08h00

Les centres privés de tests à prix réduits manquent parfois aux normes

Des contrôles, mais aussi des retours de personnes testées, ont montré certains manquements dans les centres de tests privés, ont dénoncé les experts Covid de Berne mardi devant les médias. Ces centres ne proposent pas toujours des conditions qui garantissent la qualité, comme par exemple la présence de professionnels de la santé. Les cantons intensifient leurs contrôles dans ces établissements, a indiqué Linda Nartey, médecin cantonale bernoise.

Avec la fin de la gratuité des tests, des offres bon marché sont apparues en Suisse. Ce n'est pas un problème en soi, estiment les experts de la Confédération, mais ça le devient si la qualité des tests de dépistage n'est plus garantie et que les résultats ne sont plus fiables.

Menace de fermeture

Les cantons exigent d'abord des explications à ces manquements, avant d'éventuellement fermer les établissements. Les conditions seront précisées là où elles peuvent être encore floues, a ajouté Linda Nartey.

La médecin cantonale a rappelé que divers moyens de vaccination sont désormais à disposition de la population. Outre les centres de tests, des équipes mobiles et des pop ups sont mis sur pied. Le vaccin Johnson & Johnson est également disponible en tant qu'alternative aux vaccins à ARN, mais la demande est encore très restreinte.

>> Le sujet de La Matinale:

Depuis ce lundi 11 octobre, toute personne qui passe un test Covid devra le payer de sa poche. Accès aux tests de dépistage et tarifs, RTSinfo répond aux principales questions.  [LAURENT GILLIERON - KEYSTONE]LAURENT GILLIERON - KEYSTONE
Non respect des conditions pour des tests fiables dans certains centres, constatent les experts de la Confédération / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:00

07h45

Le Conseil fédéral va-t-il insister sur sa stratégie "offensive" sur les vaccins?

Le Conseil fédéral décidera mercredi de la suite à donner à son offensive pour convaincre les citoyens et les citoyennes suisses de se faire vacciner. Il y a 10 jours, il avait mis en consultation une série de mesures visant à toucher le plus d'indécis possible, avec notamment une mesure phare particulièrement décriée: offrir un bon de 50 francs à quiconque persuaderait une autre personne de se faire vacciner.

Cette idée a été qualifiée de "chantage", "d'aveu d'impuissance" ou encore de "mauvais signal". Elle a été plutôt mal accueillie par les cantons et pourrait passer à la trappe.

Le conseiller fédéral en charge de la Santé Alain Berset plaidera en revanche pour le maintien de trois autres mesures. Le paquet comprendrait une semaine nationale de la vaccination d'ici la fin 2021, des bus de vaccination sur les places de village pour jouer la carte de la proximité, ou encore des consultations personnalisées via les réseaux sociaux, par téléphone ou sous forme d'entretiens. Ces mesures coûteraient environ 100 millions à la Confédération, soit l'équivalent de deux semaines de tests Covid.

>> Les précisions de La Matinale:

Le conseiller fédéral Alain Berset lors de la conférence de presse du 12 octobre 2021 concernant l'initiative pour des soins infirmiers forts. [Peter Schneider - Keystone]Peter Schneider - Keystone
Le Conseil fédéral en réunion afin de réfléchir à la suite à donner à son offensive vaccinale / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:00

07h30

Lancement de campagne pour les opposants à la loi Covid

Le vaccin est la condition principale pour obtenir le certificat sanitaire, sur lequel le peuple suisse votera le 28 novembre prochain. La loi Covid soumise au peuple inclut en effet ce passeport Covid, que les opposants jugent discriminatoire.

>> Lire à ce sujet: Les opposants à la loi Covid craignent un "apartheid sanitaire"

Le Comité référendaire estime en effet que le pass sanitaire créerait une discrimination anticonstitutionnelle entre vaccinés et non-vaccinés. Il craint aussi que l’utilisation du certificat Covid mène à une surveillance de masse.

Dans le camp des partisans de la loi Covid, on juge au contraire que le pass est un instrument pour permettre un retour à la vie normale.

>> Revoir les explications du 19h30:

Le comité référendaire contre la loi Covid-19 a lancé sa campagne en vue de la votation du 28 novembre prochain. [RTS]
Le comité référendaire contre la loi Covid-19 a lancé sa campagne en vue de la votation du 28 novembre prochain. / 19h30 / 2 min. / mardi à 19:30

>> Et l'interview d'Agnès Aedo, porte-parole des "Amis de la Constitution" et opposée à cette loi Covid:

Les réactions d’Agnès Aedo, porte-parole des "Amis de la Constitution". [RTS]
Les réactions d’Agnès Aedo, porte-parole des "Amis de la Constitution". / 19h30 / 3 min. / mardi à 19:30

07h20

Vaccination possible dans les cycles d'orientation genevois

Après Zurich, l'Argovie ou encore les Grisons, la vaccination sera bientôt disponible dans les cycles d'orientation du canton de Genève.

Le canton devient le premier en Suisse romande à proposer la vaccination dans les écoles. Une mesure qui passe pour l'instant plutôt bien, tant auprès des parents que des enseignants. Car comme le rappelle la Fédération des associations de parents d'élèves, l'idée n'est pas nouvelle.

>> Revoir le reportage du 19h30:

Après Zurich, l'Argovie ou les Grisons, Genève propose aux adolescents de se faire vacciner directement dans les écoles. [RTS]
Après Zurich, l'Argovie ou les Grisons, Genève propose aux adolescents de se faire vacciner directement dans les écoles. / 19h30 / 1 min. / mardi à 19:30

07h10

Le CHUV et l'EPFL découvrent un anticorps neutralisant contre le Covid-19

Le CHUV et l'EPFL ont fait une importante découverte pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Ils ont trouvé un anticorps monoclonal très puissant ciblant la protéine Spike du SARS-CoV-2, l'actuel coronavirus. Il peut largement neutraliser ses différents variants.

"Le développement de ce nouvel anticorps neutralisant marque une étape décisive dans la lutte contre la pandémie de Covid-19", indiquent mardi le CHUV et l'EPFL dans un communiqué commun. "Il ouvre la voie à une amélioration de la prise en charge des formes sévères de la maladie et à de nouvelles mesures prophylactiques prometteuses, en tant que médicament, en particulier pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli", disent-ils.

L'anticorps découvert pourrait aussi être utilisé dans le cadre d'une thérapie combinée pour réduire la sévérité de la maladie chez les personnes infectées par le SARS-CoV-2, affirment-ils. Les essais cliniques doivent démarrer fin 2022.

>> Lire à ce sujet: Le CHUV et l'EPFL ont découvert un super anticorps neutralisant contre le Covid-19

>> Regarder le reportage du 19h30 mardi:

Le CHUV et l'EPFL ont découvert un anticorps monoclonal très efficace contre le Covid-19. [RTS]
Le CHUV et l'EPFL ont découvert un anticorps monoclonal très efficace contre le Covid-19. / 19h30 / 2 min. / mardi à 19:30

07h00

Une stabilisation à "haut niveau"

Avec un nombre de nouveaux cas de coronavirus en recul, la situation est relativement bonne en Suisse, selon Patrick Mathys, expert de l'OFSP. Une stabilisation à "un haut niveau" semble se dessiner. Le virus circule particulièrement chez les jeunes de moins de 20 ans.

Dans certains cantons, notamment dans la région alpine, le nombre d'infections est cependant à nouveau à la hausse. Mais on ne peut pas encore parler d'un renversement de la tendance, a indiqué le chef de section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) mardi devant les médias.

Les incidences les plus fortes parmi les jeunes

Les incidences les plus fortes se rencontrent auprès d'une population jeune et mobile, a ajouté Patrrick Mathys. Chez les jeunes entre 10 et 19 ans, l'incidence est de 50% plus élevée que dans les catégories suivantes. L'épidémie pourrait repartir à la hausse après les vacances d'automne et le retour des températures plus fraîches dans la population la moins âgée.

Dans les unités de soins intensifs, la situation reste tendue, estiment les autorités. Environ 17% des lits sont encore occupés par des patients Covid-19. L'âge médian des patients hospitalisés à cause du Covid-19 est de 57 ans. La majorité n'est pas vaccinée.

06h45

Nombre de tests en recul

Le nombre de test effectués est en recul, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) communiqués mardi, au lendemain de la fin de leur prise en charge par la Confédération.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 23'882 tests ont été transmis. Mardi dernier, l'OFSP avait indiqué que les résultats de 31'142 tests avaient été transmis durant les dernières 24 heures.

Les jours suivants, le nombre de tests dépassait à chaque fois la barre des 30'000 (mercredi: 32'538 / jeudi: 32'682 / vendredi: 36'447).

06h30

Retour sur la journée de mardi

La Suisse compte mardi 923 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 39 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 23'882 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 3,86%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 13'040, soit 150,84 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,89. Les patients Covid-19 occupent 16,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 70,50%.

Au total 10'736'789 doses de vaccin ont été administrées et 60,73% des personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 12'517'425 doses de vaccins.

Depuis le début de la pandémie, 851'609 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'235'990 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'762 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'156.

Le pays dénombre par ailleurs 8386 personnes en isolement et 5889 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

>> Retour sur la journée de mardi: Le nombre de tests en baisse au lendemain de la fin de leur prise en charge

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