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L'idée d'unifier les amendes pour le littering revient au Parlement

Les amendes pourraient grimper jusqu'à 300 francs pour abandon de déchets, partout en Suisse. [Laurent Darbellay - Keystone]
Vers des amendes renforcées et unifiées pour le littering en Suisse? / La Matinale / 1 min. / le 22 juin 2021
Trois cents francs d'amende pour un mégot de cigarette ou une bouteille d'eau abandonnée par terre, n'importe où en Suisse: l'idée d'une harmonisation des sanctions contre le littering revient au Parlement, qui doit discuter de cette proposition mardi à Berne.

Pour l'instant, si on se fait prendre à laisser traîner des déchets, la sanction varie d'un canton à l'autre: entre 50 et 150 francs à Fribourg, 100 francs à Genève, 0 en Appenzell Rhodes-Extérieures. Et les règlements sont parfois communaux.

Ce qui est sûr, c'est que fixer l'amende à 300 francs la rendrait plus lourde qu'aujourd'hui dans la plupart des cantons suisses. Trop lourde même, selon Pierre-André Page, conseiller national UDC fribourgeois. "Cela me paraît disproportionné par rapport au délit commis. On doit avoir une amende raisonnable pour que les gens se corrigent", estime-t-il mardi dans La Matinale. "Si on fait une amende de 300 francs, trop de monde ne pourra pas la payer et elle ne servira finalement à rien."

Les importants coûts du littering

Les défenseurs de cette amende, de leur côté, invoquent les coûts du littering de 200 millions de francs par année. Mais la sanction n'est que l'étape intermédiaire dans la lutte contre les déchets sauvages. Il faut prendre le problème à la source et s'attaquer aux quantités de déchets, explique Delphine Klopfenstein, conseillère nationale verte genevoise.

"Ce sont des déchets liés aux emballages, au take-away. C'est là-dessus que l'on doit travailler à terme: sur le recyclage des matières, la réutilisation et la limitation des matières à usage unique", préconise-t-elle.

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Toutes ces questions sont au menu d'une initiative parlementaire pour favoriser l'économie circulaire - celle qui limite le gaspillage des ressources et les impacts environnementaux. Une autre voie pour tenter de préserver la planète, après l'échec de la loi sur le CO2.

Marielle Savoy/kkub

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