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Une plateforme d'échange d'employés mise en place face aux pénuries

Le campus biotech à Genève. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Une plateforme d’échange d’employés pour assurer des remplacements / La Matinale / 1 min. / le 3 mai 2021
Alors que la pénurie de main d'œuvre qualifiée s'est avérée un réel problème pour Lonza, le secteur des biotechs a mis en place un procédé original pour éviter que certaines entreprises ne mettent à l'arrêt leurs installations: une plateforme d'échange d'employés.

Face aux pénuries et aux incertitudes liées à la pandémie, la fondation Inartis, qui promeut l'innovation et s'adresse aux quelque mille entreprises actives dans les sciences de la vie en Suisse romande, a mis en place cette plateforme dès le premier confinement.

Mais elle permet encore aujourd'hui de dépanner certaines entreprises qui ont des employés en isolement ou en quarantaine. Grâce à elle, des employés qui ont des compétences particulières dans un domaine peuvent les afficher et les firmes qui cherchent ces compétences peuvent faire appel à eux. Ils sont alors déplacés momentanément d'une entreprise à l'autre pour remplacer les personnes absentes.

Pouvoir accéder à une compétence équivalente

Benoît Dubuis, président de la fondation Inartis, mais aussi directeur du Campus Biotech à Genève, explique lundi dans Le Matinale que le gros souci apparu dès le début de la pandémie est qu'il était impossible de savoir qui allait tomber malade et quand. "Le souci était de pouvoir accéder à une compétence équivalente pour continuer cette activité."

Comme il est dans ce secteur souvent impossible de télétravailler, la carte de la solidarité a évité les pénuries. Cette plateforme "a permis d'occuper des dizaines de postes sans avoir d'interruption de la production de certains services", ajoute Benoît Dubuis.

Une expérience appréciée

Pour les employés et employées, l'expérience a également été enrichissante. "J'ai pu collaborer avec d'autres corps de métier que je n'aurais de base jamais croisés", explique Loane Mattera, technicienne en radiologie au Campus Biotech, qui a travaillé temporairement pour les Hôpitaux universitaires de Genève.

Au plus fort de la crise, des centaines de profils étaient présents sur cette plateforme. Aujourd'hui, la nécessité de ces renforts a diminué, mais certains employés sont toujours disponibles pour des missions temporaires dans d'autres entreprises que la leur.

Sylvie Belzer/boi

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