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Les autotests, de "mauvais outils de dépistage" selon certains experts

- La stratégie des autotests est critiquée par certains médecins, qui dénoncent leur fiabilité insuffisante et le risque de donner à des personnes faussement négatives un faux sentiment de sécurité. Pour la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD), ils présentent cependant un bon compromis entre risques et bénéfices, car ils permettent de détecter davantage de personnes asymptomatiques.

- Le canton de Vaud se tourne vers ses entreprises pour renforcer le dépistage du Covid-19. Dès lundi, les sociétés ayant leur siège social ou une succursale dans le canton peuvent s'inscrire sur une plateforme pour tester régulièrement leurs collaborateurs.

- Une manifestation devant réunir plusieurs milliers de personnes à Altdorf samedi a été interdite par les autorités, mais les forces de l'ordre restent sur le qui-vive. La justice uranaise devra se prononcer sur un recours contre cette décision du gouvernement.

- Les étudiants appellent à l'aide Confédération et cantons après une année de restrictions dues à la pandémie. En l'absence de signes de relâchement de la situation, ils ont besoin de perspectives, faute de quoi ils abandonneront leurs études. Invitée vendredi dans La Matinale, la rectrice de la HES-SO estime que "tous les moyens" sont utiles pour aider les étudiants.

- La Suisse compte vendredi 2519 cas supplémentaires de Covid-19 en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 12 décès supplémentaires et 134 malades ont été hospitalisés.

- L'OFSP recommande toujours de conserver une distance de 1,5 mètre avec les personnes qui ne sont pas du même ménage, de porter un masque dans le cas où cette distance ne peut être maintenue et de respecter les règles d'hygiène.

22h00

30'000 infections seraient supportables pour le président de l'UPS

Les milieux économiques se positionnent en vue de la réunion du Conseil fédéral de la semaine prochaine sur le coronavirus. Dès que les groupes à risques auront été vaccinés, jusqu'à 30'000 infections par jour seraient supportables, estime Valentin Vogt, président de l'Union patronale suisse (UPS).

"Dès que les patients à risques seront vaccinés, environ trois quarts des hospitalisations disparaîtront", a déclaré Valentin Vogt vendredi soir dans l'émission Tagesschau de SRF. Cela signifie selon lui que l'on pourrait supporter 20'000 à 30'000 cas par jour sans que les hôpitaux n'atteignent leurs limites.

Valentin Vogt se dit convaincu que le risque d'une évolution grave de la pandémie de coronavirus - et donc d'une surcharge des hôpitaux - sera significativement plus faible lorsque les groupes à risques auront été vaccinés. Le Conseil fédéral devrait alors assouplir les mesures sanitaires beaucoup plus rapidement.

La task force réfute

Le point de vue du président de l'Union patronale suisse a été réfuté par le vice-président de la task force de la Confédération Urs Karrer. Avec 30'000 nouvelles infections par jour, les hôpitaux seraient surchargés et l'incidence de l'infection ne serait plus contrôlable, même si tous les groupes à risques étaient vaccinés, a-t-il souligné lors de la même émission.

Il ajoute avoir pu constater que même avec les chiffres d'infections actuels dix fois inférieurs, un patient atteint du coronavirus sur deux n'appartient pas à un groupe à risque. Sur 1000 personnes âgées de 50 ans, deux meurent du, ou avec, le coronavirus, tandis que trois à quatre finissent à l'hôpital.

20h50

Le certificat de vaccination commence à prendre forme

Le certificat de vaccination commence à prendre forme en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique promet de présenter une solution technique d’ici quelques jours. L’objectif est qu'il puisse être utilisé cet été, mais la question de savoir s'il est légal de traiter différemment les vaccinés et les non vaccinés n'est pas encore réglée.

Devoir prouver que l'on est vacciné pour pouvoir manger au restaurant, se rendre au théâtre ou voyager est déjà une réalité dans certains pays, mais cette perspective est loin de faire l’unanimité en Suisse. "C'est une manière déguisée d'obliger les gens à se faire vacciner", se plaint ainsi un passant interrogé dans le 19h30 de la RTS vendredi.

Discrimination permise dans le privé

En l'état, il est juridiquement impossible de discriminer les personnes non vaccinées pour ce qui relève des services publics. En revanche, c'est possible dans le domaine privé. Ainsi, un coiffeur ou une compagnie aérienne auraient la possibilité de refuser des clients non vaccinés. Il y a toutefois des exceptions: les entreprises de transports publics, à l'instar des CFF, ont, elles, l'obligation de transporter tous les voyageurs. De plus, dans certains cantons, les restaurants n'ont pas le droit de filtrer leur clientèle. C’est le cas notamment à Genève, Fribourg et dans le Jura.

Ne laisser entrer que les vaccinés? Si on doit passer par là, malheureusement, je vais vous dire 'pourquoi pas'

Entretien avec Raphaël Berger, dir. général HC Fribourg-Gottéron [RTS]
Raphaël Berger, directeur général de Fribourg Gottéron

Certaines entreprises oseront-elles franchir le pas de l'interdiction aux non vaccinés? "On se priverait d’une partie de nos spectateurs, on créerait une situation inégale pour notre public, ce qui n’est pas forcément acceptable. Mais si on doit passer par là, malheureusement, je vais vous dire 'pourquoi pas'", envisage à regret le directeur général de Fribourg Gottéron Raphaël Berger.

>>Regarder le sujet du 19h30 vendredi:

Le certificat de vaccination prend forme. L'OFSP promet de présenter une solution technique d'ici peu [RTS]
Le certificat de vaccination prend forme. L'OFSP promet de présenter une solution technique d'ici peu / 19h30 / 2 min. / le 9 avril 2021

>> Ecouter l'analyse de Valérie Gillioz:
Valérie Gillioz fait le point sur le certificat de vaccination [RTS]
Valérie Gillioz fait le point sur le certificat de vaccination / 19h30 / 1 min. / le 9 avril 2021

20h20

Les entreprises s'organisent pour tester en grand nombre leurs employés

Pour suivre les recommandations de la Confédération, qui prône des dépistages réguliers au sein des entreprises, l'entreprise neuchâteloise Felco a installé sa propre unité de dépistage. Chaque semaine, au moins 80% des employés seront testés sur leur lieu de travail, afin de détecter les cas asymptomatiques.

"Ca rassure nos employés de savoir qu’ils travaillent avec des gens qui sont tous négatifs. Dès que j’arrive, on me dit: 'tu as eu des positifs?', et dès que je dis non, on sent qu’ils sont plus détendus et plus sereins", a témoigné au micro du 19h30 Raquel Soriano, "dépisteuse Covid" au sein de l'entreprise.

>> Regarder le reportage du 19h30:

Dépistage du Covid-19 : certaines entreprises s'organisent pour tester régulièrement [RTS]
Dépistage du Covid-19 : certaines entreprises s'organisent pour tester régulièrement / 19h30 / 2 min. / le 9 avril 2021

19h55

Les cabanes de montagne souffrent d'un manque d'alpinistes

L'épidémie de Covid-19 n'épargne pas les sommets. Les cabanes de montagne rencontrent ainsi plusieurs problèmes: manque de touristes étrangers, restrictions de la capacité d'accueil pour éviter une trop grande proximité entre les alpinistes et impact de la fermeture des remontées mécaniques côté français, qui dissuade certains de se lancer sur la Haute Route Chamonix-Zermatt.

"Hier au soir on a eu 4 personnes alors qu’on devait en avoir 22, ce soir un peu plus. On verra, c'est la surprise, c'est aléatoire. On ne sait pas trop où on nage", a confié dans le 19h30 de la RTS Daniel Bruchez et ses 35 ans de gardiennage à la cabane du Mont-Fort, près de Verbier, sur l’itinéraire de la Haute Route.

La pandémie impose aux gardiens davantage de flexibilité, avec beaucoup de réservations à la dernière minute. Mais les clients doivent eux aussi faire des efforts: durant la pandémie, prendre la demi-pension en plus de la nuitée est devenu obligatoire. Constituant les deux tiers environ du coût d'une nuit dans une cabane, elle rémunère le gardien est son équipe.

>> Regarder le reportage du 19h30 à la Cabane du Mont Fort (VS):

Le coronavirus n'épargne pas les cabanes de montagne. Forte diminution de la fréquentation [RTS]
Le coronavirus n'épargne pas les cabanes de montagne. Forte diminution de la fréquentation / 19h30 / 2 min. / le 9 avril 2021

19h00

La Suisse allemande se prépare à un week-end mouvementé sur le front des manifs anti-mesures

De nouveaux rassemblements de fêtards et de protestataires contre les mesures liées à la pandémie de Covid-19 sont attendus dès vendredi soir en Suisse alémanique.

Des appels à la fête ont été publiés sur plusieurs réseaux sociaux, dont Tik Tok et Snapchat. À Zurich, une fête dans le Niederdörfli est prévue, un quartier proche de la gare dans lequel on trouve plusieurs bars et discothèques. Les organisateurs, anonymes, demandent aux participants d'amener leur musique et des feux d'artifice. Ils se disent prêts à se défendre si la police devait casser l'ambiance.

La police empêchera toute manifestation à Altdorf

Les forces de l'ordre suivent ces messages de près et prévoient des effectifs en conséquence, sans révéler exactement le dispositif prévu. À Winterthur, la police s'est même adressée directement aux jeunes via les réseaux sociaux. Sur un ton plutôt détendu, elle leur demande de se retenir de participer à ces fêtes, et de tenir encore bon pendant cette période difficile. Elle ose même cette phrase: "la violence, c'est pour les loosers".

A Altdorf, dans le canton d'Uri, une nouvelle édition de la manifestation contre les mesures Covid qui s'était déroulée à Liestal devait avoir lieu, mais les autorités ont refusé de lui délivrer une autorisation. Les organisateurs ont donc annulé l'événement, mais des appels à manifester continuent à circuler sur internet. La police uranaise a donc fait savoir qu'elle serait présente samedi pour casser dans l'oeuf toute tentative de rassemblement.

>> Ecouter Forum faire le point sur les manifestations prévues:

La police s'attend à un nouveau weekend tendu en Suisse alémanique [RTS]
La police s'attend à un nouveau weekend tendu en Suisse alémanique / Forum (vidéo) / 2 min. / le 9 avril 2021

>> Le post Facebook de la police de Winterthur:

18h25

La stratégie des autotests vivement critiquée par certains médecins

Les autotests ont fait leur apparition dans les pharmacies cette semaine. Chaque personne a droit à cinq tests gratuits par mois, une offre censée faciliter le dépistage de masse du Covid-19. Mais certains médecins doutent du bien-fondé de cette stratégie.

Le chef de service aux Hôpitaux Universitaires de Genève Nicolas Vuilleumier, qui est aussi président de la faîtière des laboratoires médicaux de Suisse, a dénoncé vendredi soir dans Forum une stratégie de dépistage qui "va vraiment à l'encontre des fondamentaux". A ses yeux, le manque de sensibilité des autotests fait qu'ils constituent de mauvais outils de dépistage. "On va avoir des problèmes de faux négatifs qui vont se poser dans des proportions relativement importantes", alerte-t-il même, brandissant le spectre de quelque 40'000 personnes "infectées et faussement rassurées par un résultat négatif". Elles pourraient être tentées de laisser de côté les gestes barrière.

On peut s'attendre à avoir 40'000 faux négatifs, donc des personnes infectées et faussement rassurées

Nicolas Vuilleumier, chef de service aux HUG et président de la faîtière des laboratoires médicaux de Suisse [RTS]
Nicolas Vuilleumier, chef de service aux HUG et président de la faîtière des laboratoires médicaux de Suisse

"Par rapport à ce qu'on a actuellement en place, avec une transmission automatique à l'OFSP de l'ensemble des résultats qui sont effectués dans les laboratoires, on va perdre complètement la trace" des résultats liés aux autotests, déplore-t-il encore.

Utiles pour débusquer les asymptomatiques

Pour la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD), membre de la Commission de la santé, la balance risque-bénéfice plaide au contraire pour l'introduction des autotests. "Je comprends l'inquiétude liée à l'apparition d'un faux sentiment de sécurité, mais il faut rappeler que la moitié des contaminations se font par des personnes asymptomatiques. Si ces autotests permettent de déceler au moins une partie de ces personnes qui peuvent en contaminer d'autres, c'est positif", analyse-t-elle.

Les autotests ne sont pas un blanc-seing pour coller des bises à ses potes le soir

L’entretien de la rédaction : Léonore Porchet [RTS]
Léonore Porchet, conseillère nationale verte vaudoise et membre de la Commission de la santé

Elle insiste néanmoins sur l'importance de ne pas leur accorder une confiance aveugle. "On doit dire et redire à la population que l'utilisation de ces autotests ne permet pas d'arrêter les gestes barrière. Ça n'est pas un blanc-seing pour coller des bises à ses potes le soir ou prendre ses parents dans les bras!", met-elle en garde.

>> Ecouter le débat entre Léonore Porchet et Nicolas Vuilleumier dans Forum:

Les autotests, une erreur stratégique?	Débat entre Nicolas Vuilleumier et Léonore Porchet [RTS]
Les autotests, une erreur stratégique? Débat entre Nicolas Vuilleumier et Léonore Porchet / Forum (vidéo) / 10 min. / le 9 avril 2021

17h00

Swissmedic fait le point sur les déclarations d'effets indésirables

Plus de 1000 déclarations d'effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 ont été analysées par Swissmedic à la date du 6 avril. "Ces déclarations ne modifient en rien le rapport bénéfice-risque des vaccins utilisés, qui reste positif", déclare l'Institut suisse des produits thérapeutiques dans un communiqué vendredi.

Vaccination au centre neuchâtelois de Vernier. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Vaccination au centre neuchâtelois de Vernier. [Jean-Christophe Bott - Keystone]

Sur ces 1174 déclarations, 577 concernaient le vaccin de Pfizer/BioNTech et 580 celui de Moderna. Dans 17 déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé, indique Swissmedic.

Au total, 778 déclarations (66,3%), soit la majorité, rapportaient des effets indésirables "non graves", tandis que 396 déclarations (33,7%) évoquaient des effets "graves". Ce qui veut dire que ces personnes ont dû être hospitalisées ou que leurs réactions ont été considérées "comme médicalement importantes pour d’autres raisons", précise l'institut.

Pas de décès directement liés

Parmi les réactions les plus fréquentes dans les cas dits "graves", Swissmedic cite des cas de fièvre (56), de détresse respiratoire (31), de maux de tête ou migraines (28) ou de réactivation de zonas (26).

Dans les 55 déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination, les personnes décédées (moyenne d’âge: 83,7 ans) souffraient pour la plupart d'affections "pré-existantes graves", ajoute Swissmedic. "Selon les dernières conclusions, ces décès étaient dus à ces maladies, dont l’apparition n’a rien à voir avec la vaccination."

14h00

Touristes vaccinés en Suisse: contrôles renforcés dans deux cantons

Des étrangers non domiciliés en Suisse ont pu se faire vacciner contre le Covid-19 en Valais et dans les Grisons. Les deux cantons ont renforcé leurs contrôles.

"Moins de dix ressortissants étrangers ont pu se faire vacciner en Valais avant que des contrôles systématiques ne soient effectués", a confirmé vendredi à Keystone-ATS le département valaisan de la santé, revenant sur une information du portail en ligne nau.ch. Il s'agissait de touristes en vacances dans des stations de ski.

Depuis, le canton a renforcé les contrôles. "Nous écartons de la liste d’attente tous les ressortissants étrangers qui s’inscrivent pour se faire vacciner dans un centre de vaccination valaisan", précise le département.

Le numéro de téléphone mentionné lors de l’inscription est vérifié, mais aussi l’adresse de domicile. "Nous écartons également les personnes résidant hors du canton du Valais. Nous avons environ dix nouvelles inscriptions par jour de personnes résidant hors canton ou hors de la Suisse".

Un centre de vaccination à Sion, le 2 février 2021. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Un centre de vaccination à Sion, le 2 février 2021. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Actuellement en Valais, la vaccination est réservée aux personnes de plus de 75 ans et à celles souffrant d’une maladie chronique impliquant un risque élevé en cas d’infection au Covid-19. Selon les directives de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), seules les personnes résidant en Suisse peuvent se faire vacciner en Suisse.

Résidences secondaires

Dans les Grisons, des étrangers non domiciliés en Suisse ont aussi pu se faire vacciner contre le Covid-19. En raison du nombre élevé de propriétaires de résidences secondaires, le contrôle a été difficile, a indiqué à Keystone-ATS un porte-parole de l'état-major de crise du canton.

Une poignée de ressortissants étrangers non domiciliés en Suisse a été vaccinée. Le département cantonal de la santé a donc décidé de modifier sa pratique et sa communication.

Désormais, les personnes qui n'ont pas d'assurance maladie en Suisse, de même que celles qui vivent hors du canton ou à l'étranger ne pourront plus se faire vacciner dans les Grisons. Une exception est faite pour les frontaliers travaillant dans le secteur de la santé.

13h45

Ralentissement des vaccinations sur 7 jours

Du 1er avril au 7 avril, 155'053 doses de vaccin contre la Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections a ralenti de 20%.

En moyenne, 22'150 vaccinations ont été effectuées par jour. Au total, 1'697'339 vaccinations ont été réalisées jusqu'à mercredi. Jusqu'ici, 645'055 personnes ont été vaccinées complètement.

Cela signifie que 7,4% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 407'229 personnes n'ont reçu que la première piqûre.

Au total, 510'486 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n'ont pas encore été employées. Par ailleurs, 182'500 doses sont stockées par la Confédération.

13h30

La Suisse compte 2519 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte vendredi 2519 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 12 décès supplémentaires et 134 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 39'031 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,45%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 24'596, soit 284,52 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,96. Les patients Covid-19 occupent 21,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 70,70%.

Quant aux variants du coronavirus, 41'658 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à ce jour, dont 16'394 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 242 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25'009 cas, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 617'543 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6'339'396 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9804 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 25'857.

Le pays dénombre par ailleurs 12'724 personnes en isolement et 22'705 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 2808 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

13h15

Infections malgré les vaccinations dans un home dans les Grisons

Quatre personnes âgées qui ont été vaccinées contre le Covid-19 ont à nouveau été infectées par le coronavirus dans un home près de Coire. Elles ont été placées en isolement. Elles ne présentent que des symptômes légers de la maladie.

Le département de la santé du canton des Grisons analyse la situation des quatre personnes qui ont reçu le vaccin à ARN de Pfizer/Biontech en janvier et février, a indiqué vendredi la chancellerie cantonale. Ce vaccin réduit de 95% le risque de contracter le Covid-19, selon les études. Les résidents du home déjà vaccinés doivent désormais à nouveau porter un masque.

Dans le canton des Grisons, 80% des résidents des maisons de retraite ont été vaccinés deux fois. La vaccination n'est pas obligatoire, même pour les personnes vulnérables dans les homes. Des infections isolées ont été constatées, car tous les résidents ne se sont pas fait vacciner.

13h00

Le chômage en recul

Le taux de chômage a reculé au mois de mars en Suisse, passant à 3,4% après 3,6% en février. Près de 158'000 personnes étaient inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) le mois dernier, soit 10'000 de moins qu'en février.

>> Lire en détail: Le nombre de chômeurs a légèrement reculé au mois de mars en Suisse

C'est en Suisse romande et au Tessin que le recul mensuel est le plus net. Le taux de chômage a baissé en mars à 4,4%, après 4,8% en février. En Suisse alémanique, la proportion de sans-emploi s'est rétractée à 3,0% (contre 3,2% en février). Elle a baissé de 0,1 point de pourcentage pour les femmes (3,2%) et de 0,3 point pour les hommes (3,6%).

>> Ecouter l'interview de José Ramirez, économiste et professeur à la Haute Ecole de Gestion à Genève, dans le 12h30:

José Ramirez. [Hugues Siegenthaler - lives-nccr.ch]Hugues Siegenthaler - lives-nccr.ch
L'économie suisse s'en tire-t-elle bien durant la crise du coronavirus? Interview de José Ramirez / Le 12h30 / 4 min. / le 9 avril 2021

>> L'analyse de l'économiste Stéphane Garelli dans Forum:

Le chômage a baissé en Suisse à 3,4% en mars. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
Le chômage en baisse en Suisse malgré la pandémie: interview de Stéphane Garelli / Forum / 4 min. / le 9 avril 2021

12h00

Vaud: tests à large échelle dans les entreprises

Le canton de Vaud se tourne vers ses entreprises pour renforcer le dépistage du Covid-19. Dès lundi, les sociétés ayant leur siège social ou une succursale dans le canton peuvent s'inscrire sur une plateforme pour tester régulièrement leurs collaborateurs.

Les employés ne peuvent pas être contraints, mais les entreprises qui participent à l'opération doivent pouvoir tester environ 80% de leurs collaborateurs présents sur site, indique vendredi l'Etat de Vaud dans un communiqué. Les tests doivent par ailleurs être répétés une fois par semaine pendant au moins un mois.

Ce dispositif permet un remboursement des coûts des tests tel que prévu par la Confédération, et pour lequel une autorisation du canton est nécessaire.

Il est prévu d'utiliser des tests rapides. Il sera également possible de faire des tests PCR salivaires ou nasopharyngés, pour autant qu'ils puissent être analysés de manière groupée plutôt qu'individuellement. Dans chaque entreprise, une personne devra être désignée pour assurer l'organisation.

11h30

Les remontées mécaniques ont perdu près d'un quart des clients

Le nombre des clients des Remontées mécaniques suisses (RMS) a diminué de 24% par rapport à la saison d'hiver 2018-19, selon les données à la fin du mois de mars. La clientèle étrangère a de nouveau fait défaut dans les stations de ski. Les chiffres d'affaires des RMS ont connu une baisse similaire de 24%.

Les RMS demeurent pessimistes quant à la suite de la saison. "On peut supposer que malgré de bonnes conditions d'enneigement et de météo, les chiffres ne reprendront jamais le dessus d'ici la fin de la saison", écrit l'organisation vendredi dans un communiqué. Berno Stoffel, directeur des RMS, a déclaré lundi à l'agence de presse Keystone-ATS qu'il s'attendait à une perte de chiffre d'affaires de plus de 30% d'ici la fin de la saison.

Le manque d'offres gastronomiques a pesé dans la balance, selon les RMS, tout comme les restrictions de capacité des nacelles. Les destinations traditionnellement axées sur la clientèle internationale connaissent une baisse plus importante que les stations de ski à vocation régionale et nationale.

11h00

La police uranaise appelle à ne pas manifester samedi à Altdorf

Les autorités ont interdit la manifestation que le mouvement "AktionBündnis Urkantone" (groupe d'action des cantons de Suisse primitive) souhaitait organiser samedi à Altdorf. Le gouvernement estime que l'obligation de porter un masque est impossible à faire respecter lors d'un évènement de protestation réunissant plusieurs milliers de personnes.

Reto Pfister, commandant de la police cantonale d'Uri. [Urs Flueeler - Keystone]Reto Pfister, commandant de la police cantonale d'Uri. [Urs Flueeler - Keystone]La police cantonale uranaise appelle donc la population à s'abstenir de tout rassemblement samedi à Altdorf. Des appels à manifester circulent malgré l'interdiction prononcée par l'exécutif uranais. La police cantonale a indiqué vendredi qu'elle sera prête à intervenir en cas de rassemblement.

Recours déposé

De plus, compte tenu de la situation pandémique, le gouvernement a adopté une disposition interdisant provisoirement les rassemblements de plus de 300 personnes. "Aktionbündnis Urkantone" a déposé un recours contre la décision de l'exécutif.

La Cour suprême du canton d'Uri n'a pas le temps de se prononcer sur ce recours avant la manifestation. Il a rejeté la mesure superprovisoire demandée par les organisateurs.

"Nous devons céder à l'autorité et annuler le rassemblement", a écrit jeudi soir "Aktionbündnis Urkantone". Le groupe n'organisera et ne participera à aucune action de protestation samedi. La manifestation sera reprogrammée si le tribunal accepte le recours.

Déni de justice

"Aktionbündnis Urkantone" critique cependant le tribunal, affirmant que sa décision constitue un déni de justice flagrant qui ne doit pas exister dans un Etat de droit. Pour le groupe, la justice uranaise soutient "l'interdiction antidémocratique des rassemblements" du gouvernement uranais. Le peuple se voit ainsi refuser le droit garanti par la constitution de se réunir et de se forger une libre opinion.

Ces derniers mois, l'opposition aux mesures anti-coronavirus a pris de l'ampleur. Le 20 mars, près de 8000 personnes ont participé à une manifestation à Liestal. Des rassemblements similaires ont aussi eu lieu à Neuchâtel, Wohlen (AG) et Coire notamment.

10h30

Pertes pour le BLS

Le BLS a connu une année 2020 difficile. La compagnie accuse une perte de 50,8 millions de francs du fait de la pandémie et de la correction des indemnités excédentaires dans le trafic régional. Pour ce secteur, le BLS demande une aide fédérale de 9,7 millions.

La pandémie a fortement restreint la mobilité en Suisse, montrent les chiffres de l'entreprise: alors que 67,7 millions de personnes ont voyagé avec le BLS en 2019, seules 50,6 millions ont emprunté les trains, bus et bateaux de la compagnie l'an dernier, soit environ 25% de moins. En conséquence, les recettes provenant des ventes de billets ont également diminué de 44,1 millions de francs par rapport à l'année précédente, indique le BLS vendredi.

Sur la perte affichée de 50,8 millions de francs en 2020, 49 millions proviennent ainsi des activités de la mobilité des voyageurs. Les trois autres champs d'activité, l'infrastructure, le trafic de marchandises et l'immobilier, ont été moins touchés par la pandémie.

10h00

Les actionnaires seraient-ils partiellement muselés à cause de la pandémie?

En raison de la situation sanitaire, il n’est pas possible d’organiser les traditionnelles assemblées générales en présentiel. L’alternative serait de les faire en ligne, comme UBS jeudi. Mais cela reste une exception parmi les grandes entreprises qui, pour la plupart ne le font pas. Difficile dès lors pour les actionnaires d’interpeller les organes dirigeants.

Autant la situation sanitaire appelait à une forme d’indulgence l’an dernier, autant cette justification n'est plus de mise cette année. Les entreprises ont eu le temps de se retourner, selon l’association Actares qui prône l'investissement responsable. Sa codirectrice, Karin Landolt, déplore le manque de réactivité des grandes sociétés suisses, et particulièrement de celles qui sont cotées au SMI, l’indice des principales capitalisations boursières.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Des chaises espacées pour l'assemblée générale de Roche. [Georgios Kefalas - Keystone]Georgios Kefalas - Keystone
Les actionnaires seraient-ils partiellement muselés à cause de la pandémie? / La Matinale / 1 min. / le 9 avril 2021

09h30

Onze personnes déférées à la justice en Valais

Onze personnes interpellées lors d'un rassemblement non autorisé le 1er avril à Sion vont être déférées à la justice notamment pour émeute, voire violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Elles sont âgées de 15 à 24 ans.

La personne à l'origine du rassemblement de quelque 300 étudiants sur la place de la Planta à Sion est un Valaisan de 18 ans. Il a "reconnu avoir lancé un défi qui consistait à se faire tatouer les châteaux de la capitale s'il parvenait à réunir plus de 600 personnes", indique la police cantonale vendredi dans un communiqué.

Le jeune homme a reconnu avoir enfreint l'ordonnance Covid-19 situation particulière. Il sera dénoncé au Ministère public.

Dix autres adolescents ou jeunes adultes seront déférés à la justice pour "émeute, voire pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires ou pour empêchement d'accomplir un acte officiel", précise la police.

Peines encourues

Le jeudi 1er avril en fin d'après-midi, les étudiants ont convergé vers la place pour fêter le début des vacances de Pâques. La police régionale des villes du centre a dans un premier temps été au contact et tenté de persuader les jeunes d'évacuer le jardin public pour mieux se répartir sur la place et respecter les distances sanitaires.

La police cantonale est finalement intervenue pour dissoudre le rassemblement non autorisé. Selon la police, des casseurs se sont mêlés à la foule et ont notamment jeté des objets en direction des forces de l'ordre et refusé d'obtempérer aux injonctions.

Les onze jeunes déférés risquent "des peines privatives de liberté de trois ans au plus ou des peines pécuniaires, voire des prestations personnelles (ndlr. travail d'intérêt général, séances de sensibilisation) ou des amendes pour les mineurs", détaille la police.

08h30

Luciana Vaccaro: "On espère une rentrée 2021 la plus normale possible"

L'Union des étudiantes et étudiants de suisse (UNES) a lancé jeudi un appel à l'aide avec des revendications concrètes à la Confédération, aux cantons et aux hautes écoles.

L'UNES demande notamment que les étudiants soient associés à toutes les étapes d'ouverture ultérieures. L'enseignement hybride, combinant présentiel et numérique, doit reprendre le plus rapidement possible.

>> Les explications dans La Matinale:

L’Union des étudiantes et étudiants de suisse (UNES) a lancé, jeudi, un appel à l’aide avec des revendications concrètes a été adressé à la Confédération, aux cantons et aux hautes écoles.  [GAETAN BALLY - KEYSTONE]GAETAN BALLY - KEYSTONE
Les étudiants appellent à l'aide Confédération et cantons après une année de restrictions dues à la pandémie / La Matinale / 1 min. / le 9 avril 2021

Bibliothèques et lieux de travail doivent rester ouverts. La durée des bourses d'études doit être prolongée et un fonds d'urgence national avec un soutien de 5000 francs par personne aux études, sous forme d'une bourse, doit être créé. Le catalogue contient un total de 19 demandes.

Des revendications soutenues par Luciana Vaccaro, à la tête de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale, la HES-SO. Invitée vendredi dans La Matinale, elle estime que "tous les moyens" sont utiles pour aider les étudiants. "Nous devons les aider à passer ce moment, sachant qu'il s’agit de notre futur. Nous devons investir dans ce domaine, non-marchand, mais essentiel pour bâtir notre futur."

Situation économique "difficile" pour les étudiants

Elle reconnaît qu’économiquement, la situation des étudiants est "difficile": "Ils sont 70% à travailler à côté de leurs études. Beaucoup d'entre deux ont perdu leur petit job d'étudiant, surtout dans le domaine du spectacle."

Responsable depuis 2013 de la HES-SO (elle vient d'être reconduite à son poste), Luciana Vaccaro insiste sur le fait qu'il "n'y a pas des diplômes au rabais" pendant cette année de pandémie: "Les exigences aux examens restent les mêmes. Nous accompagnons simplement les étudiants à travers un parcours pédagogique différent, mais qui contient les mêmes objectifs en terme de compétences."

"Énormes incertitudes"

Pour la rectrice de l’"université des métiers", qui regroupe près de 30 écoles dans sept cantons pour 21'000 étudiants, d'"énormes incertitudes" planent sur la vie des étudiants.

Aux élèves des filières culturelles, notamment, elle leur dit: "La société du futur aura encore besoin de vous." Et d’ajouter: "Il faudra être attentif à ne pas tomber dans l'utilitarisme, mais dans une société qui veut renaître après une période de crise si longue."

La crise a toutefois été un "accélérateur" pour la digitalisation dans l'enseignement. "Elle va accélérer d’autres questions comme "comment les étudiants se formeront tout au long de leur vie?" Les savoirs auront une obsolescence plus rapide. C’est un défi pour le monde universitaire."

Si le calendrier de la vaccination est tenu, elle espère une rentrée 2021 "la plus normale possible".

>> Son interview complète dans La Matinale:

L'invitée de La Matinale (vidéo) - Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO [RTS]
L'invitée de La Matinale (vidéo) - Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO / La Matinale / 13 min. / le 9 avril 2021

08h15

Quelle part de la population devrait être vaccinée pour regagner un peu de liberté?

Les scientifiques de la task force appellent la population à résister encore deux ou trois mois. Ce délai doit permettre de vacciner suffisamment de personnes pour qu’il y ait un impact réel sur la progression du virus. Car si le concept d'immunité collective est souvent cité, la situation pourrait déjà s’améliorer avant de l’atteindre.

La part de population qui devrait être vaccinée pour atteindre l’immunité collective se monte à 80%, selon une estimation du président de la task force scientifique, Martin Ackermann, mercredi en conférence de presse. Certaines études évoquent même une proportion plus grande encore, de 90%. Mais la situation pourrait se détendre déjà bien avant.

"A partir de 50% de personnes vaccinées, il y a un effet palpable. On voit que l'épidémie devient plus facile à contrôler", précise dans La Matinale Samia Hurst, médecin bioéthicienne aux HUG et vice-présidente de la task force. Pour l'instant, 11% de la population a reçu une première dose du vaccin et a donc déjà une bonne protection contre le virus.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Vaccination au centre neuchâtelois de Vernier. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Quelle part de la population devrait être vaccinée pour regagner un peu de liberté? / La Matinale / 1 min. / le 9 avril 2021

08h00

Les congés de Pâques, une aubaine pour les parcs de loisirs

De nombreux Romands et Romandes ont profité pendant les fêtes de Pâques des installations en extérieur, comme les zoos ou les parcs d'attraction, rouvertes depuis le 1er mars.

Mais ces lieux remplis de monde questionnent parfois aussi, alors que d'autres secteurs sont toujours fermés. A Genève par exemple, les cafetiers-restaurateurs disent l'incompréhension d'être toujours fermés, alors que le Luna Park bat son plein au centre-ville. D'autres se posent la question de la fréquentation, et du respect des gestes barrières.

Mais les installations de loisirs sont claires: les plans sanitaires sont en place. Et pour elles, ce congé de Pâques a fait la différence. Au Zoo de Servion par exemple, la suite de la saison a été assurée grâce à une envolée de la fréquentation et des retombées financières bienvenues.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Des girafes du zoo de Rapperswil. [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Bilan de la fréquentation des parcs de loisirs / La Matinale / 1 min. / le 9 avril 2021

07h45

Pas de pénurie particulière de personnel à signaler dans les hôpitaux romands

L'Office fédéral de la santé publique s'est montré alarmiste lors de sa conférence de presse de mercredi en évoquant la situation actuelle sur le front de la pandémie: "La disponibilité des lits n'est pas le problème, ni le nombre d'appareils respiratoires. Le problème principal vient du personnel médical spécialisé. Il n'a pas pu être résolu pendant la courte période de répit [qui a suivi la 2ème vague], parce que la formation du personnel de soins intensifs prend du temps", a ainsi mis en garde le chef de la section gestion de crise et coopération internationale de l'OFSP Patrick Mathys.

"Il faut aussi remplacer les personnes malades"

Pour en savoir plus, la RTS s'est rendue sur le terrain, tout d'abord vers les entités qui recherchent du personnel soignant. "On sent depuis quelques semaines que ça repart tout doucement. On n'est pas du tout sur la même intensité que ça l'a été auparavant, mais on sent que quelque chose se passe dans les établissements de soins", a indiqué au 19h30 de la RTS la responsable de l'agence Activa personnel SA.

"Il faudrait beaucoup plus de monde, parce que les soignants affrontent des situations extrêmement difficiles, et il faut aussi remplacer les personnes malades", a réagi pour sa part la présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers Patricia Borrero.

"On ne peut pas parler de pénurie"

Les différents hôpitaux contactés, que cela soit celui du Jura, de Fribourg ou de Neuchâtel, considèrent eux qu'ils ont déjà pris les mesures qui s'imposent. "On ne peut pas parler de pénurie, car nous avons pu ouvrir des lits supplémentaires en nous réorganisant", précise de son côté le CHUV, qui ajoute que "la permanence des soins est assurée sans perte de qualité et de compétence".

Rien à signaler non plus à Genève du côté des HUG, qui ont répondu aux questions de la RTS en renvoyant un communiqué datant du 8 décembre dernier. Il signalait que, "vu le niveau élevé d'hospitalisations Covid et post-Covid, l'établissement maintient un dispositif de crise". A noter que le 8 décembre, le nombre d'hospitalisations liées au Covid-19 dans l'ensemble du pays se montait à 170 par jour, contre environ 60 aujourd'hui.

>> Regarder l'enquête du 19h30 jeudi:

Aucune pénurie de personnel soignant spécialisé n'est à signaler. [RTS]
Aucune pénurie de personnel soignant spécialisé n'est à signaler. / 19h30 / 2 min. / le 8 avril 2021

07h30

Bilan des vacances de Pâques en demi-teinte pour le tourisme fribourgeois

Le canton de Fribourg tire un premier bilan en demi-teinte de la période de Pâques, du moins pour ses hôtels. Si ceux situés en montagne et au bord des lacs ont fait le plein, leurs homologues des villes continuent, eux, de tirer la langue.

Au Lac Noir, une destination qui a la chance de combiner sports de glisse et plan d'eau, le chiffre d’affaires atteint 80% de celui de 2019, soit un très bon millésime. "Les clients cherchent une respiration, un petit séjour qui leur permet de quitter la maison. C'est l'occasion de manger à l'extérieur ou d'employer notre piscine", a témoigné Peter Roodbeen, le patron d'un hôtel de la petite station de ski, dans le 19h30 de la RTS.

Tourisme d'affaires toujours au plus bas

La bonne santé du tourisme de loisirs ne compense cependant pas la disparition quasi-complète du tourisme d’affaires, signalent les hôteliers. Il pèse lourd dans le chiffre d’affaires global, en particulier dans les villes.

Certaines grandes structures hôtelières qui font beaucoup de nuitées "sont pratiquement à l'arrêt depuis plusieurs mois. Elles ont aussi des difficultés à se réinventer, puisque leur clientèle n'existe plus, et ont de grosses charges fixes", analyse le directeur de l'Union fribourgeoise du tourisme Pierre-Alain Morard.

>> Regarder le reportage du 19h30:

Vacances de Pâques: bonne santé pour le tourisme de loisirs [RTS]
Vacances de Pâques: bonne santé pour le tourisme de loisirs / 19h30 / 1 min. / le 8 avril 2021

07h15

Un deuxième été de vacances au pays?

La troisième vague de la pandémie rendant difficiles les voyages à l'étranger, beaucoup de Suissesses et Suisses vont-ils à nouveau choisir de rester au pays pour passer l'été? "Il faut l'espérer, car la demande étrangère se tarit. La Suisse doit être prête à accueillir sa clientèle domestique et à faire en sorte d'augmenter son attractivité", a réagi le directeur de l'Observatoire valaisan du tourisme Nicolas Délétroz dans Forum jeudi soir.

A ses yeux, la place touristique suisse doit faire des efforts de digitalisation pour attirer cette "nouvelle" clientèle. "Depuis un an, tout visiteur ou touriste potentiel ne cesse de s'affûter au monde digital. Il communique par ces moyens, achète par ces moyens... Comme ses compétences en ligne augmentent, il faut que le secteur touristique augmente aussi sa capacité à répondre à ces nouvelles attentes", explique Nicolas Délétroz, qui a présenté il y a quelques jours un nouvel outil de mesure de la fréquentation des stations en partenariat avec Swisscom.

>> Ecouter l'interview de Nicolas Délétroz dans Forum:

Nicolas Délétroz, professeur HES et responsable de l'Observatoire valaisan du tourisme. [RTS]RTS
Les défis à venir pour le tourisme en Suisse: interview de Nicolas Délétroz / Forum / 7 min. / le 8 avril 2021

07h00

Les vacances à l'étranger restent un casse-tête pour les voyagistes et les clients

L'été approche, et la pandémie de Covid-19 n'est pas encore derrière nous. Entre les règles à suivre pour entrer dans un autre pays, les restrictions sur place et les impératifs à respecter au moment de retourner en Suisse, organiser un voyage à l'étranger n'a jamais été aussi compliqué.

Mercredi, l'OFSP a annoncé l'actualisation de la liste des pays dits à risque, soit ceux au retour desquels une quarantaine de 10 jours est obligatoire. On y trouve désormais la Turquie ou encore la Croatie, ce qui restreint encore les possibilité des vacancières et vacanciers qui ne peuvent pas se permettre une quarantaine au retour.

Des changements "d'un jour à l'autre"

"Chaque fois que cette liste sort, on la suit avec beaucoup d'attention. Il y a de temps en temps des pays qui nous étonnent, ou que nous n'espérions pas voir. C'est le cas de la Turquie, pour laquelle la haute saison est en préparation", a témoigné jeudi dans l'émission Forum le directeur d'Hotelplan pour la Suisse romande Modestino Capolupo.

Pour les voyagistes comme pour les voyageurs indépendants, le casse-tête est parfois titanesque, avec des règles qui changent d'un pays à l'autre, et d'une semaine à l'autre. "On a même des changements qui interviennent d'un jour à l'autre, parce que, par exemple, des compagnies aériennes ou des prestataires de services peuvent changer leurs conditions", confirme Modestino Capolupo.

Pas encore de vaccin pour les gens qui veulent voyager

Le patron d'Hotelplan Suisse romande se dit favorable au passeport vaccinal. "Actuellement, vous avez toutes sortes de papiers écrits en différentes langues, qui ne peuvent pas toujours être interprétés correctement à destination", remarque-t-il en espérant que cet outil clarifie les choses.

Notre clientèle-cible n'est pas encore dans la phase de vaccination

Modestino Capolupo, directeur d'Hotelplan pour la Suisse romande. [RTS]
Modestino Capolupo, directeur d'Hotelplan pour la Suisse romande

Mais pas question de refuser le voyage aux non-vaccinés pour autant: "Dans la situation actuelle, beaucoup de gens ne sont pas encore vaccinés. Une telle mesure ne serait pas opportune, car les clients risquent de manquer", avertit le voyagiste, qui souligne que la priorité des personnes actuellement vaccinées, soit les plus de 75 ans, n'est peut-être pas de partir en vacances, mais plutôt de revoir leurs petits-enfants. "Notre clientèle-cible, elle, n'est pas encore dans la phase de vaccination".

>> Ecouter l'interview de Modestino Capolupo dans Forum:

Modestino Capolupo, directeur d'Hotelplan pour la Suisse romande. [RTS]RTS
Tourisme mondial, la difficile reprise: interview de Modestino Capolupo / Forum / 6 min. / le 8 avril 2021

06h45

Nombre de cas de coronavirus stable en une semaine en Suisse

En une semaine, le nombre de cas a très légèrement baissé en Suisse, mais il y a eu plus de décès.

Durant la semaine 13, du 29 mars au avril, 12'284 cas confirmés en laboratoire ont été déclarés, contre 12'555 la semaine précédente, indique jeudi l'OFSP dans son rapport hebdomadaire. La tendance est donc stable, avec une très légère baisse de 2,2%. L'incidence en Suisse et au Liechtenstein est ainsi de 142,1 cas pour 100'000 habitants.

L'OFSP note cependant qu'en raison des jours fériés, il est probable que la population ait changé son comportement en matière de test. Il est possible qu’un nombre particulièrement élevé de déclarations tardives soit à prévoir, prévient le rapport.

Augmentation du nombre de tests

La proportion de tests réalisés a augmenté: 273'526 tests ont été effectués (+8,7%). Un peu moins de deux tiers (64,6%) étaient des tests PCR, le reste étant des tests rapides antigéniques (35,4%). Le taux de positivité a légèrement baissé dans la première catégorie de tests (de 5,9% à 5,5%), ainsi que dans la deuxième (de 4,8% à 4,4%).

Concernant les tranches d'âge, comme la semaine précédente, les groupes de 10 à 29 ans ont été les plus touchés. Les personnes de 70 ans et plus ont été les moins affectées, cela pourrait être dû en partie à la vaccination, selon l'OFSP.

Sur les 8016 échantillons analysés, 96% concernaient un variant du virus. Par ailleurs, le nombre de personnes en isolement et en quarantaine est resté stable que la semaine précédente, note l'OFSP.

Davantage de décès

Durant la semaine sous revue, 373 hospitalisations en lien avec le coronavirus ont été déclarées, contre 329 la semaine précédente. Des déclarations tardives sont encore attendues, précise l'OFSP. Le nombre de malades du Covid-19 admis aux soins intensifs est resté stable en une semaine (171).

Le nombre de décès en lien avec le coronavirus a également augmenté en une semaine, passant de 48 à 60. Mais là encore, des déclarations tardives sont attendues, selon l'OFSP. Aucun décès n'a été recensé durant la semaine en question dans 12 cantons et au Liechtenstein. Zurich a enregistré le plus de décès (12), suivi des cantons de Vaud et d'Argovie (8).

06h30

Pourquoi les chiffres de la pandémie sont-ils relativement bas en Suisse?

La Suisse semble moins touchée par la troisième vague de Covid que ses voisins européens où les cas flambent. Il n'y a en tout cas pas la flambée des cas que les modèles prédisaient en janvier, avec l'arrivée du variant britannique.

Celui-ci s'est vraiment propagé très vite puisqu'il représente aujourd'hui 90% des cas. Mais il semble que les mesures prises à mi-janvier, alors que les cas baissaient encore, aient permis de contenir la hausse.

"L'une des explications serait la meilleure implémentation des mesures de précaution dans la population", estime dans le 12h30 Samia Hurst, médecin bioéthicienne aux HUG et vice-présidente de la task force scientifique, qui souligne également que "les mesures précoces de la Suisse" ont pu jouer un rôle.

Pas à l'abri d'une flambée des cas

Mais il pourrait aussi y avoir un léger décalage avec les pays voisins et la flambée des cas pourrait être plus tardive.

"Tout va dépendre de l'implémentation des mesures en place. C'est vrai que les cas augmentent en Suisse, mais la vaccination s'accélère aussi, donc tout va se jouer dans les mois qui viennent", conclut Samia Hurst.

>> Ecouter le sujet du 12h30:

L'Hôpital de Fribourg (ici une unité consacrée aux patients Covid à la fin novembre 2020), comme les autres hôpitaux romands, n'est pour l'heure pas confronté à une pénurie de personnel soignant spécialisé. [Alessandro della Valle - Keystone]Alessandro della Valle - Keystone
Pourquoi les chiffres de la pandémie sont-ils si bas en Suisse? / Le 12h30 / 2 min. / le 8 avril 2021

06h15

Retour sur la journée de jeudi

La Suisse compte jeudi 2449 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 20 décès supplémentaires et 156 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 40'059 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,11%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 24'219, soit 280,16 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,03. Les patients Covid-19 occupent 21,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,90%.

>> En lire plus: "Les mesures permettent pour l'instant d'éviter une flambée des cas"

06h00

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