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Publié Modifié

Pas de réouverture des terrasses le 22 mars, mais réunions à 10 autorisées

- Les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses le 22 mars, et les établissement culturels et sportifs resteront également fermés. Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement. Seule concession: on pourra se réunir à dix à la maison.

- Entre regret, compréhension et soulagement, les cantons romands ont pris acte des décisions du Conseil fédéral vendredi. Certains ont regretté que ces dernières ne correspondent pas à leurs positions exprimées lors de la consultation. Les faîtières économiques se disent elles aussi très déçues.

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état vendredi de 1748 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. Un total de 17 décès supplémentaires sont à déplorer et 66 malades ont été hospitalisés.

- Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a continué d'augmenter en mars, avec une prévalence des variants du virus. Parallèlement, le nombre de tests a aussi crû, de 11,6% durant la deuxième semaine du mois par rapport à la précédente.

- Tirant les leçons de la crise du Covid-19, le Conseil fédéral a décidé de constituer des réserves obligatoires d'éthanol.

- L'OFSP recommande toujours de conserver une distance de 1,5 mètre avec les personnes qui ne sont pas du même ménage, de porter un masque dans le cas où cette distance ne peut être maintenue et de respecter les règles d'hygiène.

Suivi assuré par RTSinfo

20h30

Partis politiques divisés, restaurateurs et milieux culturels déçus

Les partis politiques sont divisés après la décision du Conseil fédéral de reporter les assouplissements. Le plus virulent est l'UDC, qui s'insurge contre une "micro-mesure craintive". Le PLR et Le Centre se montrent aussi critiques, tandis que le camp vert (PVL et PES) applaudit la prudence du gouvernement. Le PS, quant à lui, se montre compréhensif.

>> Les réactions dans le 19h30:

Les cantons et les partis politiques déçus des décisions du Conseil fédéral [RTS]
Les cantons et les partis politiques déçus des décisions du Conseil fédéral / 19h30 / 2 min. / le 19 mars 2021

La majorité des cantons ainsi que les secteurs de la gastronomie et de la culture n'ont pas caché leur déception.

>> Les réactions dans le 19h30:

Les milieux culturels et les restaurateurs ne pourront pas reprendre leurs activités le 22 mars. Le désarroi est immense [RTS]
Les milieux culturels et les restaurateurs ne pourront pas reprendre leurs activités le 22 mars. Le désarroi est immense / 19h30 / 1 min. / le 19 mars 2021

19h45

Les pays voisins se reconfinent

"La situation épidémiologique se détériore", a déclaré Alain Berset, le conseiller fédéral en charge de la santé. Depuis fin février, le nombre d'infections est reparti à la hausse, comme dans les pays voisins, et il devrait doubler toutes les trois à quatre semaines. Les hospitalisations suivent la même courbe.

Les autorités estiment que les nouvelles souches, omniprésentes avec plus de 80% des cas positifs, "ne sont pas seulement beaucoup plus contagieuses mais plus mortelles". L'objectif affiché est "de préserver des conditions favorables nécessaires au bon déroulement de la campagne de vaccination ces prochains mois et à un assouplissement après Pâques", selon elles.

Alain Berset a fait la comparaison à plusieurs reprises avec nos grands voisins: la France qui reconfine un tiers de sa population ou l'Italie qui fait de même dans une bonne partie du pays.

En Allemagne, Angela Merkel et les dirigeants des seize Länder se réuniront lundi pour décider d'éventuelles nouvelles fermetures.

>> Le sujet du 19h30:

Le point sur les mesures prises par les voisins européens de la Suisse face au coronavirus et ses variants [RTS]
Le point sur les mesures prises par les voisins européens de la Suisse face au coronavirus et ses variants / 19h30 / 1 min. / le 19 mars 2021

19h30

Un appel à la patience qui déçoit beaucoup de monde

Le Conseil fédéral a appelé à la patience avant d'arriver à la deuxième étape d'ouverture. Le gouvernement estime que la situation sanitaire est trop mauvaise pour aller de l'avant. Les terrasses, les concerts, les spectacles, cinémas, piscines, ça ne sera pas pour lundi. Et pas avant la fin des vacances de Pâques.

Une décision qui fait forcément des déçus après les annonces de la semaine dernière.

>> Ecouter le sujet de Forum:

Pas de réouvertures après la conférence de presse du Conseil fédéral (vidéo) [RTS]
Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement (vidéo) / Forum / 12 min. / le 19 mars 2021

>> Regarder le sujet du 19h30:

Les espoirs de la population douchés par les maigres mesures d'ouverture annoncées par le Conseil fédéral [RTS]
Les espoirs de la population douchés par les maigres mesures d'ouverture annoncées par le Conseil fédéral / 19h30 / 2 min. / le 19 mars 2021

"C'est une décision difficile à prendre, mais elle est raisonnable au vu de la situation", a expliqué Alain Berset dans le 19h30. Par rapport à la semaine passée, "la situation s'est dégradée et on n'est pas assez loin avec la vaccination des groupes vulnérables", a détaillé le ministre de la santé. Selon lui, on ne peut pas perdre une troisième fois le contrôle d'une vague, "car de reperdre le contrôle maintenant nous ralentirait la sortie de crise ensuite".

>> Ecouter l'interview d'Alain Berset au 19h30:

Alain Berset : "La situation s'est dégradée et on est pas assez loin avec la vaccination, on veut éviter de perdre le contrôle" [RTS]
Alain Berset : "La situation s'est dégradée et on est pas assez loin avec la vaccination, on veut éviter de perdre le contrôle" / 19h30 / 3 min. / le 19 mars 2021

17h55

Le report des mesures déplaît fortement aux faîtières économiques

C'est la soupe à la grimace pour les milieux économiques après la décision du Conseil fédéral de reporter la plupart des mesures d'assouplissements. Ce choix continuera à engendrer des coûts sociaux et économiques croissants. A l'inverse, Travail.Suisse salue la prudence du gouvernement.

L'Union suisse des arts et métiers (Usam) exige immédiatement des perspectives, que le Conseil fédéral n'arrive pas à fournir. Les branches touchées par la crise ont "urgemment" besoin d'une levée des restrictions, estime la faîtière des PME vendredi dans un communiqué.

L'Usam réitère: tous les restaurants et toutes les salles de fitness doivent rouvrir, tandis que l'obligation de travailler à domicile doit être levée. Persister avec les mesures en vigueur est disproportionné et même inconsidéré et catastrophique au vu des coûts sociaux et économiques croissants qu’engendrent ces mesures.

Economiesuisse comprend en partie la décision du gouvernement, mais regrette aussi le maintien de l’obligation du télétravail et l’absence d’ouverture des terrasses des restaurants. "La Suisse paie le prix pour le retard qu’elle a pris dans la mise en place d’une stratégie de dépistage cohérente et dans l’acquisition de vaccins", indique l'organisation faîtière.

"Incohérence incompréhensible"

Economiesuisse pointe encore "une incohérence incompréhensible" entre la possibilité de se rassembler en plein air et l’interdiction de s’asseoir à une table sur la terrasse d’un restaurant. Elle salue par contre la prolongation des mesures en lien avec les RHT jusqu’à la fin du mois de juin.

Relevant notamment que le taux d'incidence est "trois fois moindre" actuellement qu'en début d'année, le Centre patronal (CP) juge que le statu quo est incompréhensible. A ses yeux, le Conseil fédéral ignore les conséquences de leurs décisions sur l'équilibre psychique de la population, "sans compter qu'elles augmentent la précarité économique de nombreuses entreprises". Le CP soutient cependant l'orientation stratégie à trois piliers du gouvernement.

Le Conseil fédéral ne fait guère de concessions aux cantons et à l'économie, constate l'Union patronale suisse (UPS), qui souhaitait davantage d'ouvertures. Elle se dit "particulièrement déçue" que le gouvernement n'ait pas levé l'obligation de télétravail.

Appel à la prudence

A l'inverse, Travail.Suisse juge compréhensible la décision du Conseil fédéral compte tenu des chiffres qui sont repartis à la hausse ces derniers jours. Il s'agit de rester prudent. "Le Conseil fédéral aurait joué sa crédibilité s'il avait opté pour des mesures d'ouverture plus importantes", déclare son président Adrian Wüthrich, cité dans un communiqué.

L'organisation syndicale salue en particulier la prolongation jusqu'au 30 juin de la procédure sommaire pour l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT).

17h35

Les experts de l'ONU réfutent les problèmes de coagulation avec le vaccin d'AstraZeneca

Les experts consultatifs de l'OMS estiment que la vaccination avec AstraZeneca peut continuer. Les données ne montrent pas "une augmentation générale des problèmes de coagulation", ont-ils affirmé vendredi dans une déclaration à Genève.

Un jour après l'autorité de régulation sanitaire européenne (EMA), le groupe consultatif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la sécurité des vaccins estime aussi que le produit de l'entreprise pharmaceutique peut continuer à être utilisé. Plusieurs pays européens avaient suspendu l'immunisation avec AstraZeneca en raison de décès liés à des thromboses.

Plus de 20 millions de doses de ce vaccin ont été administrées en Europe, font remarquer les experts. Mardi et vendredi, ils se sont réunis pour analyser des données européennes, britanniques ou encore de l'OMS.

Avantages supérieurs aux menaces

Ils ont affirmé que les avantages du vaccin AstraZeneca continuent d'être supérieurs aux menaces. Le produit peut empêcher des infections et diminuer le nombre de victimes de la pandémie, selon eux. Autre indication, les taux de thromboses après vaccination sont conformes à ce qui est attendu habituellement dans la population. Ils sont même inférieurs aux prévisions.

Des formes de thromboses plus rares ont aussi été observées, mais il n'est pas certain que les 18 cas recensés aient été provoqués par la vaccination. Les experts mandatés par l'OMS appellent à accompagner davantage le personnel de santé pour qu'il puisse identifier les symptômes de ces cas et prendre en charge les patients. Ils sont encore favorables à d'autres investigations pour continuer à suivre ce vaccin dans les différents pays.

17h30

Les mesures de lutte contre une pandémie doivent être éthiques

Les décisions visant à éviter une crise sanitaire doivent être fondées sur des principes et des valeurs éthiques. Elles doivent aller plus loin que les paramètres épidémiologiques. Sur mandat du Conseil fédéral, la commission nationale d'éthique (CNE) a rendu sa position vendredi sur les mesures prises pour lutter contre la pandémie.

La situation d'incertitude qui entoure la pandémie pose des exigences particulières pour la prise de décision politique, souligne la commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine dans un communiqué vendredi. Au vu de la complexité de la situation, la CNE ne se dit toutefois pas en mesure de se positionner dans le détail sur les mesures spécifiques prises ni sur des alternatives envisageables.

Elle estime toutefois que les décisions politiques doivent respecter des exigences particulières qui "comprennent la nécessité de tenir compte, en plus des paramètres épidémiologiques, de la solidarité entre les générations, des impacts au niveau des communautés, des conséquences sociales, économiques et psychologiques des mesures de lutte contre la pandémie, en particulier en ce qui concerne l'équité intergénérationnelle".

17h20

"Déception immense" et "incompréhension" pour Gastrosuisse

Le maintien de la fermeture des restaurants, espaces extérieurs compris, est jugé "incompréhensible" par la faîtière de l'hôtellerie-restauration. Gastrosuisse juge l'approche du Conseil fédéral "trop hésitante".

Dans un communiqué vendredi après-midi, Gastrosuisse a fait part de sa "déception" après l'annonce du Conseil fédéral de maintenir les restaurants fermés. La faîtière exige "une gestion différente de la pandémie et une adaptation de la stratégie".

"La situation actuelle dans les services de soins intensifs ne justifie plus un confinement de la branche", estime Casimir Platzer, président de Gastrosuisse, cité dans le communiqué.

L'organisation dénonce le retard des contributions à fonds perdu, qu'elle juge "tragique". Elle regrette aussi que le Parlement "n'ait pas abouti à une majorité en faveur de la suppression des inégalités de traitement et des injustices" durant la session terminée vendredi.

17h00

Entre approbation et indignation, les réactions des partis politiques

Tandis que le camp vert (PVL et PES) applaudit la prudence du Conseil fédéral, l'UDC s'insurge contre une "micro-mesure craintive". Le PLR se montre critique, alors que les autres partis n'ont pour l'heure pas réagi vendredi à la décision du Conseil fédéral d'attendre avant de rouvrir les terrasses des restaurants notamment.

Pour l'UDC, cette "micro-mesure est une gifle à la figure de la population, des commerçants et des entreprises". Le parti continue d'appeler à l'ouverture immédiate de tous les secteurs et entreprises munis de concepts de protection.

Décisions "arbitraires" selon l'UDC

Il est totalement incompréhensible que quatre personnes ne puissent pas manger dans un restaurant disposant d'un concept de protection fonctionnel, et que des rencontres privées avec 10 personnes soient autorisées en même temps, selon l'UDC, qui voit même dans ces décisions "arbitraires" un effet contraire. Ne les jugeant plus crédibles, la population va négliger de plus en plus les mesures de bon sens, ce qui conduira finalement à un nombre croissant d'infections, écrit le parti dans un communiqué.

Pour l'UDC, "l'approche craintive de la majorité de centre-gauche au Conseil fédéral est inacceptable", d'autant plus qu'elle l'emporte à nouveau sur les cantons. Et l'UDC d'affirmer que les fermetures ne sont pas une solution, parce que même dans les pays où le verrouillage est total, le nombre d'infections augmente à nouveau.

16h30

Le prix unique du vaccin adapté dès juillet

Le Conseil fédéral a approuvé vendredi l'accord tarifaire révisé pour le remboursement de la vaccination contre le Covid-19 par l'assurance maladie. Le tarif par piqûre pour les cabinets médicaux et les pharmacies est fixé à 24,50 francs.

Ce nouveau forfait pour les cabinets médicaux vaut jusqu'à fin juin. Dès juillet, il sera de 16,50 francs, selon cet accord, négocié par les partenaires tarifaires. Ce forfait séparé a été introduit dans l'ordonnance car les cabinets médicaux ont une structure de coûts différente de celle des centres de vaccination.

Les pharmaciens se sont quant à eux félicités de cette adaptation. Initialement, la Confédération avait fixé la rémunération à 14,50. Les médecins avaient obtenu des caisses maladie 24,50 francs par dose. Désormais, les pharmaciens sont à égalité, relève pharmasuisse. Le tarif prévu pour les centres de vaccination reste lui à 14,50 francs.

La vaccination contre le coronavirus est entièrement prise en charge par l'assurance maladie. Le patient ne doit assumer ni franchise ni quote-part. Les nouveaux tarifs entrent en vigueur avec effet rétroactif au 1er mars 2021.

16h25

Regrets, compréhension et soulagement des cantons romands

Les cantons de Vaud et du Valais regrettent que les décisions du Conseil fédéral ne correspondent pas à leurs positions exprimées lors de la consultation. Genève se dit lui soulagé et approuve la prudence du Conseil fédéral.

Etant donné l'aggravation de la situation épidémiologique, le conseiller d'Etat genevois en charge de la santé, Mauro Poggia, est soulagé par les décisions annoncées vendredi par Alain Berset. Le Conseil fédéral a eu raison d'accorder peu d'allègements, estime-t-il.

Il faut absolument éviter des allers-retours entre les ouvertures et les fermetures, a indiqué à Keystone-ATS Mauro Poggia. Comme beaucoup, il aurait aimé avoir des perspectives à plus court terme: "C'est un peu loin le 14 avril". "Il y a toujours ce que l'on aimerait dire et ce que l'on doit dire", constate-t-il à l'issue de la conférence de presse d'Alain Berset.

En attendant, Mauro Poggia se réjouit de la convivialité contrôlée que la population pourra retrouver dès lundi dans la sphère privée où les réunions à dix personnes seront autorisées. "Cela va apporter une bouffée d'oxygène", relève Mauro Poggia. Le conseiller d'Etat compte sur l'accélération de la campagne de vaccination pour une amélioration de la situation.

Regrets vaudois

Le gouvernement vaudois regrette pour sa part qu'aucune perspective ne soit donnée aux milieux de la restauration, de la culture, du sport et des Hautes écoles. Il constate que les décisions prises ne correspondent pas aux positions qu'il a exprimées, comme une majorité de cantons, lors de la consultation, écrit-il vendredi dans un communiqué.

Le Conseil d'Etat prend cela dit acte de la position du Conseil fédéral. "Les conditions épidémiologiques et les tendances observées durant les derniers jours, non seulement dans nos régions mais aussi dans les pays qui nous entourent, ont manifestement invité le Conseil fédéral à la prudence", observe-t-il.

Comme il l'avait déjà demandé, le gouvernement vaudois appelle "fermement" les autorités fédérales à observer un calendrier d'appréciation des mesures d'allègement toutes les deux semaines et non le 14 avril. Les critères et indicateurs à disposition permettent en effet une évaluation régulière plus courte et, dès lors, une réponse plus souple à la réalité sanitaire, économique et sociale de la population, selon lui.

De plus, dès mi-avril, une accélération importante des vaccinations est attendue, ce qui devrait aboutir rapidement, si la situation le permet, à de nouveaux assouplissements, estime-t-il.

Compréhension valaisanne

Le Valais a pris acte de ces décisions. Dans un communiqué, l'Etat du Valais regrette lui aussi que ses attentes formulées dans le cadre de la consultation n’aient pas été prises en compte, mais comprend la décision de la Confédération, liée à la dégradation de la situation épidémiologique.

Le Valais attend toutefois du Conseil fédéral qu’il utilise à l’avenir toute la marge de manoeuvre à sa disposition pour décider dès que possible de nouveaux assouplissements et qu’il soutienne avec des moyens financiers conséquents les entreprises, les organisations et les personnes touchées par les restrictions.

Lors de la consultation, le canton du Valais avait salué l’assouplissement progressif et les mesures d’accompagnement proposés comme l’allégement de l’interdiction de l’enseignement présentiel dans les hautes écoles et pour les formations continues. Il avait également soutenu l’ouverture des terrasses des restaurants, l’assouplissement des activités sportives, culturelles et de loisirs, rappelle-t-il.

16h00

Les réunion jusqu'à 10 personnes, "un petit pas" selon Alain Berset

Limiter les réunions privées à domicile à cinq personnes est une restriction des droits fondamentaux assez grave, a souligné vendredi Alain Berset devant la presse. Cette limite a été un peu élargie à dix personnes.

"C’est un petit pas", a indiqué le ministre de la santé, rappelant qu'il comprend toutefois des risques. Alain Berset a appelé les Suisses à faire des tests rapides avant de se rencontrer et à respecter les règles d'hygiène et de distanciation.

Le gouvernement a voulu atténuer cette restriction. En limitant les réunions privées, "on est entré dans la sphère intime des personnes", ce qui est un problème, a estimé Alain Berset. Il faut toutefois rester "très prudent", a prévenu le Fribourgeois.

15h55

Déception des cantons après la volte-face du Conseil fédéral

Le report de la plupart des mesures d'assouplissement par le Conseil fédéral déçoit la majorité des cantons. Nombre d'entre eux appelaient le gouvernement à encore davantage d'allégements.

"Une stratégie d’assouplissement prudente a aussi été soutenue par une majorité des cantons lors de la consultation", rappelle la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) vendredi dans un communiqué. Des allégements étaient attendus dans le domaine de la formation, et la moitié des cantons souhaitaient que l'ouverture des restaurants concerne aussi l'espace intérieur. Mais la CDS se dit consciente de la difficulté de la situation.

Les cantons attendent désormais du Conseil fédéral que, lors des prochaines étapes, il tienne compte des progrès de la vaccination et de l’élargissement des tests. Le modèle proposé comportant trois phases et différents indicateurs "va dans ce sens", considère la CDS.

15h50

Alain Berset: "Il ne faut pas reperdre le contrôle une troisième fois"

La Suisse a déjà perdu le contrôle de la pandémie à deux reprises, en mars et en octobre. "Il ne faut pas faire la même erreur une troisième fois", a martelé vendredi le ministre de la santé Alain Berset devant la presse.

La situation se détériore. "Nous sommes au début d'une troisième vague", a-t-il précisé. Les cas sont repartis à la hausse à partir du 20 février. Une semaine plus tard, les hospitalisations ont suivi. "Il n'y a pas encore de découplage des deux courbes."

>> Alain Berset explique qu'il ne faut pas reperdre le contrôle une troisième fois:

berset21 [RTS]
Alain Berset: "Il ne faut pas reperdre le contrôle une troisième fois" / L'actu en vidéo / 3 min. / le 19 mars 2021

C'est pourquoi le Conseil fédéral a décidé d'avancer à petits pas dans la réouverture. Perdre le contrôle revient à prolonger la crise, a ajouté le conseiller fédéral. "Avec la vaccination, nous avons un moyen de sortir de la crise" et d'esquisser de meilleures perspectives pour l'été.

15h40

Objectif: tester 40% de la population mobile par semaine

La Confédération veut tester à tour de bras: elle a pour objectif de tester 40% de la population mobile chaque semaine. La campagne qui a commencé lundi dispose des moyens logistiques pour le faire, a assuré vendredi le ministre de la santé Alain Berset.

Il y aura sous peu un accès aux autotests que l'on pourra faire à la maison. C'est un pilier essentiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Chacun et chacune devrait faire un test antigénique en pharmacie avant une rencontre privée, selon le conseiller fédéral. "N'hésitez pas, cela doit devenir un réflexe", a-t-il lancé. Il faut pour cela que les écoles, universités et entreprises participent à cet effort.

Patrick Mathys a assuré qu'il y avait assez de tests en Suisse. Interrogé sur des problèmes rencontrés par certaines pharmacies à Bâle, le responsable a admis qu'il pouvait y avoir ça et là quelques problèmes de distribution. "La gestion d'une pandémie, c'est aussi la gestion de la pénurie, on a appris ça à tous les niveaux depuis une année", a déclaré Alain Berset.

15h35

142'550 nouvelles vaccinations en 7 jours

Du 11 mars au 17 mars, 142'550 doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). En moyenne, 20'364 vaccinations ont été effectuées par jour.

Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections a ralenti de 7%. Au total, 1'181'090 vaccinations ont été réalisées jusqu'à mercredi. Jusqu'ici, 433'411 personnes ont été vaccinées complètement. Cela signifie que 5% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 314'268 personnes n'ont reçu que la première piqûre.

Au total, 155'185 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n'ont pas encore été employées. Par ailleurs, 52'050 doses sont stockées par la Confédération.

15h30

1748 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte vendredi 1748 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Dix-sept décès supplémentaires sont à déplorer et 66 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 43'450 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,02%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 17'948. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 207,62 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,13.

Quant aux variants du coronavirus, 18'073 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à présent, dont 5250 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 190 au variant sud-africain (B.1.351) et 6 au variant brésilien (P.1). Dans les cas restants, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Le pays dénombre par ailleurs 12'867 personnes en isolement et 21'389 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3487 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Depuis le début de la pandémie, 580'609 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 5'604'467 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9509 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 24'426.

15h10

Alain Berset: "Nous ne voulons pas prendre le risque de nouvelles fermetures"

"Plusieurs études publiées montrent que les nouveaux variants du Covid-19 sont potentiellement plus dangereux que la souche de base du coronavirus", a expliqué le ministre de la Santé Alain Berset en conférence de presse, au moment d'expliquer dans le détail les raisons de la décision du Conseil fédéral de ne pas procéder à des ouvertures, comme espéré, le 22 mars.

Autre raison invoquée, la volonté de ne pas prendre le risque de nouvelles fermetures, en cas de flambées des cas ces prochaines semaines, a fait valoir le Fribourgeois. "Si nous laissons aujourd'hui les chiffres des contaminations devenir trop haut, la sortie de crise sera encore retardée", a-t-il souligné.

>> Voir l'annonce d'Alain Berset en conférence de presse:

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Alain Berset lors de la conférence de presse sur le Covid du 19 mars 2021 / L'actu en vidéo / 8 min. / le 19 mars 2021

Le ministre a également invoqué la volonté du Conseil fédéral de ne pas mettre en danger la campagne de vaccination actuellement en cours. "Nous voulons donner à cette campagne la possibilité d'atteindre les plus vulnérables", a-t-il plaidé.

La décision de retarder les assouplissements a été difficile à prendre pour le Conseil fédéral. Mais, avec les éléments actuels, il n'aurait pas été possible de justifier une autre décision, a admis Alain Beset.

15h05

Seuil de trois phases fixé pour des durcissements

Un seuil à partir duquel des mesures plus strictes devront être prises a également été fixé. Le Conseil fédéral a établi un modèle en trois phases qui dépend du nombre de vaccinations.

Tant que tous les individus vulnérables ne sont pas vaccinés, l'incidence sur quatorze jours ne doit pas dépasser 350. Le nombre de lits occupés aux soins intensifs, les hospitalisations et le taux reproduction seront aussi pris en compte.

>> Voir le graphique de l'incidence en Suisse:

Les exigences seront revues à la baisse dès que toutes les personnes vulnérables seront vaccinées. Le gouvernement n'avance, dans ce cas, pas de critères précis. Enfin, plus aucune restriction ou indicateur ne seraient nécessaires quand toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées, sauf s'il faut réagir à l'apparition de nouvelles souches.

15h02

Risque de perdre le contrôle sur les infections

Le risque de perdre le contrôle est trop grand pour permettre d'autres assouplissements, a expliqué le Conseil fédéral. Depuis fin février, le nombre d'infections est reparti à la hausse, comme dans les pays voisins, et il devrait doubler toutes les trois à quatre semaines. De plus, les nouvelles souches, plus contagieuses et mortelles, sont désormais responsables de 80% des contaminations.

Trois des quatre critères fixés pour la réouverture ne sont pas remplis. L'incidence sur deux semaines est supérieure à 200 cas pour 100'000 habitants, le taux de positivité dépasse 5% et le taux de reproduction se situe à 1,14, soit bien plus que 1. Seule l'occupation des soins intensifs est inférieure à la limite requise.

La campagne de vaccination n'avance pas non plus suffisamment vite. Pour le moment, le nombre de vaccinations effectuées ne permet pas d'éviter une augmentation des hospitalisations, souligne le Conseil fédéral.

Prochaine étape le 14 avril

Le gouvernement n'a ainsi pas cédé à la pression exercée par une partie de la branche économique et du monde politique. Les parlementaires, issus principalement de la droite, ont laissé transparaître à plusieurs reprises leur volonté de rouvrir rapidement le pays lors de la session qui vient de se terminer.

L'impatience se fait aussi ressentir du côté de la population. Selon un sondage SSR, plus de deux Suisses sur trois souhaitent une réouverture des terrasses d'ici la fin mars. Seuls 22% sont prêts à attendre avril, et 10% plus tard. Ils sont toutefois toujours plus nombreux à faire confiance au Conseil fédéral dans sa gestion de la crise.

>> Lire: Une majorité de la population veut rouvrir les restaurants, selon un sondage SSR

Le gouvernement évaluera le 14 avril les prochaines étapes de déconfinement. L'objectif est de continuer la campagne de vaccination afin de permettre les assouplissements présentés la semaine dernière après Pâques. D'ici là, les mesures actuelles de lutte contre le Covid-19 restent en vigueur.

15h00

Terrasses, théâtres, cinémas ou centres sportifs ne rouvriront pas le 22 mars

Les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses le 22 mars. Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement. Seule concession: les Suisses pourront se réunir à dix à la maison.

Le gouvernement avait mis la semaine passée un paquet d'assouplissements en consultation. Outre la réouverture des terrasses, les théâtres, les cinémas ou encore les centres sportifs auraient de nouveau été accessibles sous condition. Les cantons s'y sont montrés favorables.

Dégradation

Face à la dégradation de la situation épidémiologique, le Conseil fédéral n'a finalement pas adopté les mesures envisagées. Un seul assouplissement sera effectif dès lundi: les réunions privées à domicile passeront de 5 à 10 personnes maximum, enfants compris.

Cet allégement a été décidé en prévision de Pâques, explique le gouvernement dans un communiqué. Il recommande toutefois de limiter le nombre de ménages présents et de se faire tester avant de retrouver famille et amis.

14h00

Nouvelle prolongation de l'indemnité en cas de RHT

La procédure sommaire pour l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) a été prolongée jusqu'au 30 juin, a décidé vendredi le Conseil fédéral. Ces modifications de l’ordonnance Covid-19 assurance-chômage entrent en vigueur le 1er avril.

Le délai d’attente est également supprimé jusqu'à cette date. Compte tenu des mesures en vigueur au niveau national, les demandes d’indemnité en cas de RHT restent nombreuses, souligne le gouvernement. De nombreuses entreprises pourraient encore y recourir après le 31 mars 2021.

Prolongée plusieurs fois

Depuis le début de la crise du coronavirus, le recours à l’indemnité en cas de RHT évolue selon la situation épidémiologique et des mesures prises par les autorités pour endiguer la pandémie. D'abord décidée jusqu'au 31 août 2020, la mesure a été prolongée à plusieurs reprises.

La procédure simplifiée signifie que les heures effectuées en plus en dehors de la période de RHT ne sont pas déduites. Le revenu tiré d’occupations provisoires n’est pas lui soustrait de l’indemnité en cas de RHT. La suppression du délai d’attente permet d’éliminer un frein au versement de l’indemnité en cas de RHT.

13h35

Pandémie, la révolte des citoyens contre l'Etat

Ils sont des dizaines de milliers, dans toute l’Europe, à avoir perdu leurs proches, parfois plusieurs membres de leur famille, lors de la première vague du coronavirus. Aujourd’hui, ils demandent des comptes à leurs autorités politiques et sanitaires.

En Suisse, en Autriche, en Italie, ces voix dénoncent l’impréparation de l’Etat et la négligence des responsables politiques. Elles en appellent à la justice. Suite notamment à la pression de ces parents de victimes, des enquêtes pénales sont en cours, menées par le ministère public, dans plusieurs Etats en Europe.

>> Le reportage de Temps Présent:

Temps présent [RTS]
Pandémie, la révolte des citoyens contre l'Etat / Temps présent / 55 min. / le 18 mars 2021

13h05

Le Conseil fédéral devant la presse à 15h

Le Conseil fédéral se présentera devant la presse à 15h pour annoncer ou non de nouveaux assouplissements des mesures contre le Covid-19.

>> Les précisions d'Esther Mamarbachi dans le 12h30:

Esther Mamarbachi fait le point sur les décisions attendues en Suisse [RTS]
Esther Mamarbachi fait le point sur les décisions attendues en Suisse / 12h45 / 1 min. / le 19 mars 2021

12h50

Le Conseil fédéral devra-t-il renoncer aux assouplissements annoncés?

Les regards sont une nouvelle fois tournés vers le Conseil fédéral cet après-midi. Va-t-il choisir d'assouplir les mesures sanitaires, ou au contraire décider de les prolonger?

La semaine dernière, le gouvernement évoquait notamment une ouverture des terrasses et des autorisations pour certaines manifestations. Mais ces derniers jours, la situation sanitaire s'est dégradée en Suisse et certaines réouvertures sont menacées.

Quatre critères

On ne peut pas encore parler avec certitude de troisième vague, mais depuis la fin du mois de février, les infections au Covid-19 augmentent à nouveau. Pour évaluer s'il est possible d'assouplir les restrictions, le Conseil fédéral a fixé quatre indicateurs. Dans les derniers rapports officiels, il y en a deux, voire trois qui sont au rouge.

>> Les explications dans le 12h30:

Dès le 22 mars, les terrasses des bars et restaurants devraient pouvoir rouvrir, pour autant que la situation sanitaire sur le front du Covid le permette. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Situation sanitaire critique : le Conseil fédéral va-t-il annoncer des réouvertures ? / Le 12h30 / 1 min. / le 19 mars 2021

D'abord le nombre de cas: presque 200 infections pour 100'000 habitants, contre 166 début mars, c'est trop. Pareil pour le taux de reproduction du virus: 1,12. Si cet outil statistique est à prendre avec précaution, on se situe toutefois clairement au-dessus du seuil de 1 fixé par les autorités.

Le troisième critère est les tests. Là, le feu est orange: sur les deux dernières semaines, 4,3% de tests PCR montrent une présence du virus. Le seuil des 5% n'est pas loin. Enfin, moins alarmant et le seul feu vert, le nombre de lits aux soins intensifs occupés par des patients Covid-19 est à 170, encore bien en dessous du seuil fixé à 250.

Les pays voisins inquiets

Ces critères sont des aides à la décision, il n'y a pas d'automatisme et le Conseil fédéral pourrait quand même maintenir de petits assouplissements. Mais on voit mal comment il justifierait les larges ouvertures qu'il a fait miroiter ces dernières semaines.

Dans les quatre grands pays qui nous entourent, l'approche varie mais partout l'inquiétude augmente. La France a décidé jeudi de reconfiner plus de 20 millions de personnes, principalement à Paris et dans les régions avoisinantes. Et depuis lundi, l'Italie a quasiment reconfiné tout le territoire à l'exception de la Sardaigne et de la Sicile. L'Allemagne et l'Autriche, comme la Suisse, ont elles rouvert très partiellement depuis une dizaine de jours. Vienne avait annoncé des ouvertures supplémentaires pour le 27 mars prochain mais tous les indices sont au rouge, le nombre de contamination en Autriche étant monté à un niveau record jamais atteint depuis une année.

En Allemagne également, où écoles, magasins et coiffeurs ont rouvert depuis dix jour, la situation est en train de s'aggraver fortement, avec une progression importante du nombre de contaminations au nouveau variant depuis le début de la semaine.

>> Les précisions dans le 12h30:

Pour la troisième fois en une année, plus de 20 millions de Français vont regoûter au confinement. [ian langsdon - Keystone]ian langsdon - Keystone
L’inquiétude face au coronavirus augmente dans les pays limitrophes / Le 12h30 / 1 min. / le 19 mars 2021

12h30

Infections en série dans les écoles d'une commune bâloise

La commune de Sissach (BL) est frappée par une série d'infections au coronavirus en milieu scolaire dans son établissement primaire et secondaire.

Une trentaine d'élèves ont été testés positifs depuis la semaine dernière. Un centre provisoire de tests destiné à l'entourage des élèves va être installé sur le site.

12h10

Le Conseil fédéral veut des réserves d'éthanol

Tirant les leçons de la crise du Covid-19, la Confédération veut constituer des réserves obligatoires d'éthanol. L'objectif est de disposer de 10'000 tonnes, selon le projet soumis en consultation jusqu'au 24 mai. La mise en oeuvre est prévue pour 2022.

Jusqu’en 2018, Alcosuisse disposait d’une réserve d’éthanol permettant de couvrir les besoins courants du pays pendant environ trois mois. Cette réserve, constituée à la demande de la Confédération, a été dissoute à la suite de la privatisation de la régie. L’expérience de la pandémie a toutefois montré l’importance de disposer d’éthanol.

Le Conseil fédéral propose donc de constituer des réserves obligatoires. L'obligation de stockage concernera les entreprises qui importent, fabriquent, transforment ou mettent pour la première fois sur le marché suisse de l’éthanol, à l'exception de l’éthanol utilisé pour le carburant (bioéthanol).

11h30

Un ralentissement de la reprise

L'économie helvétique devrait quelque peu freiner son rebond au deuxième trimestre, après avoir accéléré en première partie d'année, a indiqué l'Institut Créa d'économie appliquée de l'Université de Lausanne. En Suisse romande, le ralentissement devrait être encore plus marqué.

Le baromètre du Créa, qui permet d'anticiper l'évolution de la croissance, s'est établi au deuxième partiel à 99,5 points, en progression de 0,5 point par rapport à la période janvier-mars. Cette hausse est bien moindre que celle observée entre la fin de l'année dernière et début 2021, où l'indice avait bondi de 2,1 points.

Les experts de l'institut ont souligné que la situation demeurait "tendue" au niveau de l'emploi, "mais ce dernier semble malgré tout s'en sortir mieux que prévu".

11h00

La révision de la loi Covid adoptée lors des votations finales

Au dernier jour de la session ce vendredi, les Chambres fédérales ont procédé aux votations finales de 22 objets discutés et approuvés durant trois semaines.

La révision de la loi Covid-19, notamment, a été validée par le Parlement, qui s'est montré de nouveau plus généreux que le gouvernement. Il veut débloquer quelque deux milliards supplémentaires, notamment pour les indépendants.

>> Consulter également le suivi de la session parlementaire: "Contre-projet très indirect" aux deux initiatives populaires contre les pesticides

10h30

Session parlementaire: un test positif sur près de 2000

Sur près de 2000 tests effectués durant la session parlementaire à Berne, un seul s'est révélé positif. Le concept sera reconduit les prochaines semaines jusqu'à fin avril, a indiqué vendredi le président du Conseil national Andreas Aebi (UDC/BE).

Au total, 834 tests ont été réalisés pour des élus fédéraux et 1094 pour d'autres participants à la session, notamment des journalistes et des collaborateurs de l'administration fédérale. Un seul s'est révélé positif lors de la première semaine, celui du conseiller aux Etats Josef Dittli (PLR/UR).

Le concept de test a contribué à la tenue réussie de cette session, a déclaré Andreas Aebi. Il sera possible dès lundi de continuer de se faire tester une fois par semaine sous la Coupole fédérale. Un kit de test sera distribué à cet effet. Cette offre est valable jusqu'à la fin avril. Aucune décision n'a encore été prise pour la session spéciale du 3 au 5 mai et celle d'été.

08h45

Pression des cantons sur le Conseil fédéral

Vendredi, le Conseil fédéral devra décider s'il rouvre les terrasses des restaurants. Il fait face à des pressions contradictoires. D'un côté, il y a la légère reprise de la pandémie, avec le nombre de nouveaux cas en hausse en Suisse.

Les experts de l'Office fédéral de la santé publique craignent que l’on se trouve au début d'une possible troisième vague, telle qu'elle se manifeste en Autriche et en Italie.

>> Les explications de La Matinale:

La salle de presse du Conseil fédéral à Berne. [Peter Klaunzer - Keystone]Peter Klaunzer - Keystone
Le Conseil fédéral doit trancher sur de nouveaux assouplissements des mesures Covid-19 / La Matinale / 2 min. / le 19 mars 2021

Mais le gouvernement est aussi confronté aux pressions politiques, et en premier lieu celles des cantons: une moitié d'entre eux exige, par exemple, d'ouvrir non seulement les terrasses, mais l'entier des restaurants lundi prochain.

Devant les élus du Conseil national mercredi, le ministre de la Santé Alain Berset a relevé que trois des critères retenus pour des assouplissements ne sont pour l'instant pas remplis et que "la situation aujourd'hui n'est pas très bonne et se dégrade".

>> Le sujet du 19h30:

Les cantons font pression sur le Conseil fédéral pour la réouverture des restaurants dès le 22 mars. [RTS]
Les cantons font pression sur le Conseil fédéral pour la réouverture des restaurants dès le 22 mars. / 19h30 / 4 min. / le 17 mars 2021

08h25

Appel à la prudence du président des médecins romands

A l'heure de possibles assouplissements des mesures, le président des médecins romands Philippe Eggimann met en garde contre une réouverture complète des restaurants qui serait "dangereuse".

Une étude portant sur 3000 comtés aux Etats-Unis a montré que la réouverture des restaurants a été suivie d'une hausse significative des cas et des décès deux mois plus tard, explique Philippe Eggimann dans une interview publiée vendredi dans "Le Temps".

Il plaide pour tenir les mesures actuelles "encore quelques semaines" jusqu'à l'accélération de la vaccination annoncée pour avril.

Eviter une "erreur d'appréciation"

Philippe Eggimann note que le Conseil fédéral "doit à nouveau décider s'il suit des données sanitaires objectives ou s'il gouverne sur la base des sondages et manoeuvres des lobbyistes". Et de rappeler que "l'erreur d'appréciation" du gouvernement l'automne dernier a valu à la Suisse "une deuxième vague parmi les plus fortes du monde".

Interrogé sur l'apparent paradoxe entre une hausse des cas et une baisse des hospitalisations, il souligne qu'il y a un décalage de deux semaines entre les nouvelles infections et les hospitalisations. Il ajoute que les hôpitaux ne pourront pas augmenter le nombre de lits comme ils l'ont fait auparavant, car le personnel est affecté à d'autres services. Et de préciser que le niveau d'hospitalisation atteint encore environ deux tiers du pic de la deuxième vague.

07h45

Peu de réinfections

"Une réinfection reste rare. Dans notre étude sur la population vaudoise, on a observé que les gens continuent à avoir des anticorps extrêmement longtemps, jusqu’à onze mois", déclarait Valérie D’Acremont, infectiologue à Unisanté et professeure à l’Université de Lausanne, mercredi dans La Matinale.

Jean-Luc Reny, responsable du Service de médecine interne générale aux HUG, estime lui qu'il y en a eu quatre à cinq depuis le début de la crise, dans son établissement. "C'est quelque chose qui reste très marginal. Il est difficile de prouver un cas de réinfection, parce qu'il faut avoir la preuve que c'est un nouveau virus qui a infecté le patient", affirme-t-il dans La Matinale.

>> Le sujet de La Matinale:

Dans le canton de Vaud, les réinfections au Covid-19 concernent moins de trois personnes sur mille cas, selon des chiffres fournis à la RTS.  [GAETAN BALLY - KEYSTONE]GAETAN BALLY - KEYSTONE
Faut-il vacciner prioritairement ceux qui ont déjà été infecté une fois par le Covid-19? / La Matinale / 1 min. / le 19 mars 2021

Selon les chiffres du Département vaudois de la santé et de l'action sociale, 0,23% des patients du canton, soit entre deux et trois sur mille, ont présenté un deuxième test positif, plus de trois mois après une première infection. Ce pourcentage est comparable à celui des études menées dans d'autres pays, même s'il serait surestimé.

>> Relire: L'immunité contre le Covid-19 dépasse les 20% en Suisse romande

"Face à la pénurie extrême de vaccins, dans le canton de Vaud, il a été décidé qu’une personne qui avait déjà eu le Covid-19, documenté par un test PCR ou rapide, n’allait pas recevoir le vaccin tout de suite. Car elle est clairement bien protégée, en tout cas pour un petit moment", selon Valérie D’Acremont.

>> Lire aussi: Les réinfections au Covid-19 sont extrêmement rares

07h20

Le nombre de nouveaux cas repart à la hausse

Après une baisse continue depuis Noël, les cas sont repartis à la hausse à fin février. Au cours de la première semaine de mars, l'augmentation était de 4,8%. Elle a atteint 15,7% durant la deuxième semaine, indique jeudi le rapport hebdomadaire de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Au cours de la 10e semaine de 2021, l'OFSP indique avoir enregistré 8783 cas contre 7592 la précédente. Le nombre de cas pour 100'000 habitants allait de 42 dans le canton de Glaris à 159 dans celui de Genève, lequel était déjà le canton le plus touché la semaine précédente (137). A l'échelle nationale, les autorités ont enregistré 101,6 infections pour 100'000 habitants, contre 87,8 la semaine précédente.

La proportion de "variants du virus préoccupants" était de 79,5% dans les 3848 échantillons analysés. Le variant anglais (B.1.1.7) survient "de loin le plus fréquemment".

Deux cent soixante-cinq personnes ont dû être hospitalisées durant la deuxième semaine de mars (226 la précédente). Les unités de soins intensifs comptaient en moyenne 170 patients atteints de Covid-19, comme la semaine précédente.

Moins de décès dans les EMS

L’âge médian des personnes hospitalisées était de 64 ans, continuant ainsi à descendre. En octobre dernier, cet âge médian avait atteint un pic, à 77 ans. Vraisemblablement grâce à l'effet des vaccinations, la diminution des hospitalisations chez les 80 ans et plus se poursuit par rapport à l’ensemble des hospitalisations, passant de 24% pour la semaine 9 à 20% pour la semaine 10.

L'OFSP relève que la part des décès survenus dans des EMS ne représentait plus que 20% durant la dixième semaine, contre 48% en moyenne depuis la mi-octobre. Pour 71% des décès dont on connaît le lieu, c'est l'hôpital qui est mentionné la semaine dernière.

07h00

L'ouverture des restaurants soutenue par la population

Près de 70% des Suissesses et des Suisses souhaitent une ouverture des terrasses d'ici la fin mars et plus de 50% une réouverture des restaurants en général, selon un nouveau sondage SSR publié jeudi. Par ailleurs, la confiance envers le Conseil fédéral remonte.

>> Lire tous les détails: Une majorité de la population veut rouvrir les restaurants, selon un sondage SSR

Après plus d'une année de pandémie, la population semble s'impatienter de plus en plus. C'est ce qui ressort du septième sondage sur la crise, réalisé par Sotomo pour le compte de la SSR.

>> Le sujet de Forum:

La situation économique inquiète la population suisse en raison des mesures liées au Covid-19: réaction de Mauro Poggia [RTS]
La situation économique inquiète la population suisse en raison des mesures liées au Covid-19: réaction de Mauro Poggia / Forum / 8 min. / le 18 mars 2021

Plus d'un Suisse sur cinq souhaite une réouverture sans délai des terrasses. En outre, 27% plaident pour une reprise d'ici la fin du mois de mars, alors que 22% se contenteraient du mois d'avril.

Par ailleurs, un tiers des personnes sondées estime que les restaurants et les bars doivent pouvoir reprendre du service tout de suite, 23% à la fin mars et un quart en avril. Notons que ce surtout les sympathisants de l'UDC - à près de 70% - qui soutiennent une reprise directe de ces lieux de restauration. Les autres bords politiques réclament majoritairement une réouverture entre la fin mars et avril.

L'envie de réorganiser des rencontres privées à plus de 5 personnes se fait également de plus en plus pressante. Une large majorité des participants au sondage veut pouvoir le faire avant le mois d'avril, soit 35% sans attendre et 28% d'ici deux semaines.

06h40

L'efficacité des vaccins anti-Covid fait ses preuves chez les seniors

La campagne de vaccination contre le Covid-19 en Suisse engendre ses premiers effets. Alors que les cas augmentent dans la population générale, les seniors, vaccinés en priorité, sont moins touchés et moins hospitalisés.

>> Tous les détails: L'efficacité des vaccins anti-Covid fait ses preuves chez les seniors en Suisse

Démarrée début janvier, la campagne de vaccination en Suisse avance à un rythme régulier. Malgré les difficultés d'approvisionnement, ce sont désormais près de 60% des 80 ans et plus qui ont reçu au moins une dose des vaccins Pfizer ou Moderna. Un tiers des 70-79 ans bénéficie au moins d'une protection partielle.

L'actuelle remontée des infections en Suisse permet de constater que la généralisation de la vaccination parmi la population à risque modifie la dynamique de la pandémie.

Alors que l'incidence repart à la hausse depuis trois semaines parmi les 0-69 ans, largement moins vaccinés, elle poursuit sa baisse chez les 70 ans et plus. La tendance est encore plus marquée parmi les personnes les plus âgées (80 ans et +), malgré la circulation croissante du virus.

06h20

Retour sur la journée de jeudi

La Suisse comptait jeudi 1750 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). 23 décès supplémentaires sont à déplorer et 71 malades ont été hospitalisés.

>> Retour sur la journée de jeudi: La Suisse compte 1750 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

06h00

Le dossier complet

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Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus