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Les partisans de l'identification électronique lancent leur campagne

L'Alliance e-ID a présenté jeudi ses arguments devant la presse. [Peter Schneider - Keystone]
L'Alliance e-ID a présenté jeudi ses arguments devant la presse. [Peter Schneider - Keystone]
Selon ses partisans, une identité électronique certifiée par l'Etat offrira une meilleure sécurité et facilitera les opérations en ligne. L'Alliance e-ID a présenté jeudi ses arguments en faveur du projet de loi, soumis au peuple le 7 mars.

"Actuellement, c'est le Far West. Les utilisateurs ne bénéficient pas de sécurité supplémentaire quand ils s'identifient en ligne. Et il n'est pas possible de vérifier l'identité de quelqu'un", a lancé Nicolas Bürer, directeur général de digitalswitzerland, devant la presse. Le projet de loi entend pallier ces lacunes.

Outre une meilleure sécurité, l'identité électronique (e-ID) permettra également d'inclure des personnes ne pouvant sortir de chez elle, que ce soit à cause de la pandémie de coronavirus ou pour d'autres raisons, a pointé pour sa part Andri Silberschmidt (PLR/ZH). Elles pourront régler leurs affaires depuis chez elle.

Eviter 26 solutions cantonales

Grâce à l'e-ID, les citoyens pourront effectuer leurs opérations habituelles en ligne, comme des achats ou le règlement de factures, au moyen d'un seul identifiant sécurisé. La commande d'un extrait du registre des poursuites, la conclusion d'un abonnement de téléphone ou encore l'ouverture d'un compte devrait également être possibles.

Les entreprises et les administrations y gagneront également, car les procédures seront simplifiées, selon les partisans. Chaque canton est déjà en train de se tourner vers internet. "La procédure est chère et compliquée. Et le risque de se trouver avec 26 solutions existe", a noté Olivier Curty, directeur de l'économie et de l'emploi du canton de Fribourg.

Répartition des rôles

Si la nécessité d'un tel outil n'est pas controversée, la participation potentielle du secteur privé fait grincer des dents. Inquiet de voir des données sensibles tomber entre les mains des banques, des assurances et des multinationales, un comité a lancé le référendum. Il est porté par la Société Numérique, l'organisation suisse Campax, la plateforme We collect et l'association Public Beta.

Les représentants de l'Alliance se sont voulus rassurants. La répartition des rôles est claire, ont expliqué plusieurs d'entre eux. L'Etat s'occupera de certifier les fournisseurs, contrôler l'identité des citoyens et surveiller l'application de la loi. Les fournisseurs établiront quant à eux les e-ID et s'occuperont de leur exploitation. "Chacun fait ce qu'il maîtrise le mieux", a conclu Edith Graf-Litscher (PS/TG).

ats/gma

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