Le suivi de la situation le 12 janvier. [Keystone]
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Swissmedic approuve le vaccin de Moderna, qui sera produit à Viège (VS)

- Swissmedic a approuvé mardi le vaccin de Moderna contre le coronavirus. Il s'agit du deuxième vaccin autorisé en Suisse après le feu vert donné à celui de Pfizer/BioNTech. Moderna prévoit de produire jusqu'à 300 millions de doses du vaccin par an dans l'usine de son partenaire suisse Lonza à Viège (VS). Quelque 200'000 doses seront livrées à la Suisse d'ici mercredi.

- Lors du traditionnel point de presse des experts, la responsable de la division internationale de l'OFSP a précisé que 234'000 doses du vaccin Pfizer/Biontech sont arrivées en Suisse jusqu'au 4 janvier et que 126'750 doses supplémentaires de ce premier vaccin autorisé seront livrées le 18 janvier. La Confédération disposera ainsi au total de 560'750 doses.

- Christoph Berger, président de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV), a de son côté demandé à ceux n'appartenant pas aux groupes de personnes à risques de se montrer "patients" par "respect". Les vaccinations ont désormais commencé dans tous les cantons et tout se déroule bien, malgré la frustration des stocks encore limités, ont précisé les experts de la Confédération.

- La Suisse compte mardi 2851 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Et 98 décès supplémentaires sont à déplorer tandis que 147 malades ont été hospitalisés. Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22'699 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 12,56%.

- Un nombre de décès exceptionnel a été enregistré en 2020 en Suisse, selon les statistiques de l'OFS. Étroitement liée au Covid-19, cette surmortalité a surtout frappé les seniors et certains cantons, dont Genève et Fribourg.

- Le Conseil fédéral annoncera mercredi de nouvelles mesures. Selon son projet mis en consultation auprès des cantons la semaine dernière, le gouvernement souhaite que les restaurants, lieux culturels, de loisirs ou sportifs ne rouvrent pas avant fin février.

- L'OFSP recommande toujours de conserver une distance de 1,5 mètre avec les personnes qui ne sont pas du même ménage, de porter un masque dans le cas où cette distance ne peut être maintenue et de respecter les règles d'hygiène.

Suivi assuré par RTSinfo

21h50

Certains indépendants se retrouvent sans indemnités

Face aux mesures sanitaires, des lacunes dans les plans de soutien de l'Etat entraînent parfois des situations personnelles dramatiques. Beaucoup passent entre les mailles du filet, comme le montrent deux témoignages recueillis dans le 19h30.

>> Le sujet du 19h30:

21h30

La grogne des hôteliers et restaurateurs zurichois, moins bien lotis qu'ailleurs

A la veille d’annonces très attendues du Conseil fédéral, la pression s'accroît sur la question des indemnités pour les indépendants - hôteliers ou restaurateurs par exemple - fortement touchés par les mesures sanitaires.

Ces derniers jours, la grogne de ces petits ou moyens entrepreneurs s’est faite de plus en plus vive. En particulier à Zurich, où le secteur s’estime moins aidé que dans les autres cantons. Les conditions y sont notamment plus strictes: alors que la Confédération a fixé un seuil de 40% de perte de chiffre d'affaires, il est de 50% dans le canton de Zurich.

>> Le sujet du 19h30:

La grogne des petits et moyens entrepreneurs se fait de plus en plus vive, notamment à Zurich. [RTS]
La grogne des petits et moyens entrepreneurs se fait de plus en plus vive, notamment à Zurich. / 19h30 / 1 min. / le 12 janvier 2021

21h00

La pression augmente sur la Banque nationale suisse

Le conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE) en a surpris plus d'un, lundi soir, en appelant la Banque nationale suisse à verser 4 milliards de francs supplémentaires aux cantons et à la Confédération cette année - en plus des 4 milliards qu'elle versera de toute façon -, et 2 milliards supplémentaires ces quatre à cinq prochaines années.

Cédric Wermuth, co-président du Parti socialiste, a applaudi mardi cette proposition inorthodoxe de la part d'un politicien de droite. "Nous sommes complètement d'accord avec lui. La BNS devra apporter sa contribution pour relancer l'économie", a-t-il dit au 19h30.

La BNS elle-même n'y est pas favorable. Elle estime qu'"une distribution très importante aujourd'hui se ferait au détriment de la réserve pour distributions futures et donc au détriment des distributions de demain".

>> Le sujet du 19h30:

Proposition de Christian Lüscher: La BNS devrait doubler le montant du bénéfice reversé aux cantons, soit 8 milliards de francs. [RTS]
Proposition de Christian Lüscher: La BNS devrait doubler le montant du bénéfice reversé aux cantons, soit 8 milliards de francs. / 19h30 / 2 min. / le 12 janvier 2021

20h40

Moderna est prêt pour approvisionner la Suisse avec son vaccin

L'entreprise Moderna, dont le vaccin a été validé mardi par Swissmedic, est prête pour approvisionner la Suisse. "Nous avons effectué hier les premières livraisons à 29 pays européens", a expliqué au 19h30 Dan Staner, son patron pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient. "Et dès mercredi, les 200'000 premières doses arriveront en Suisse".

Dan Staner estime que "le vaccin va clairement contribuer à nous sortir de cette crise". A ses yeux, l'immunité collective dépend de trois facteurs: la politique sanitaire nationale, les vaccins et les thérapies à disposition, et le comportement de la population. "Je pense donc que le vaccin est un des trois piliers".

Pour Moderna, ce vaccin est l'aboutissement de dix ans de recherches, dans lesquelles l'entreprise a investi des centaines de millions de dollars, a souligné Dan Staner. "Nous avons 23 vaccins en cours de développement et nous allons tout faire pour les amener sur le marché le plus vite possible".

>> L'interview de Dan Staner au 19h30:

Dan Staner "Je crois que le vaccin clairement va nous aider à sortir de cette crise" [RTS]
Dan Staner "Je crois que le vaccin clairement va nous aider à sortir de cette crise" / 19h30 / 2 min. / le 12 janvier 2021

19h20

La mortalité a atteint en 2020 des niveaux inédits depuis 100 ans

Un nombre de décès exceptionnel a été enregistré en 2020 en Suisse. Étroitement liée au Covid-19, cette surmortalité a surtout frappé les seniors et certains cantons, dont Genève et Fribourg. Des chiffres qui interrogent aussi sur le bilan officiel de la pandémie.

>> Les précisions du 19h30:

La Suisse enregistre une surmortalité en 2020: plus de 10% de décès par rapport 2019. [RTS]
La Suisse enregistre une surmortalité en 2020: plus de 10% de décès par rapport 2019. / 19h30 / 2 min. / le 12 janvier 2021

En 2020, l'OFS prévoyait environ 68'400 décès, toutes causes confondues, pour la période allant du 30 décembre 2019 au 3 janvier 2021. Finalement, submergée par le Covid-19, la Suisse en a enregistré plus de 75'900, soit 7500 disparitions de plus qu'attendu (+11%).

Un élément souligne le caractère inédit de cette année: il faut remonter à la grippe espagnole de 1918 pour trouver un nombre de décès aussi élevé.

Plus récemment, le dernier épisode de surmortalité remonte à 2015. Une violente grippe suivie d'une canicule avaient provoqué un excès déjà inhabituel d'environ 2500 décès. En 2020, la surmortalité s'avère donc trois fois plus importante, et ce malgré les mesures exceptionnelles mises en oeuvre pour limiter l'impact de la pandémie.

Pics marqués dès 70 ans

Cette surmortalité ne touche toutefois pas toute la population. Pour les moins de 65 ans, le bilan annuel reste proche des prévisions de l'OFS (+3%).

A l'image des victimes du Covid-19, l'excès de décès concerne surtout les seniors. Il se monte à environ 7200 chez les plus de 65 ans.

S'agit-il uniquement de personnes déjà en fin de vie? Non. Les données détaillées par tranches d'âges montrent une nette hausse de la mortalité dès 70 ans, quand l'espérance de vie est encore de 17 ans à cet âge.

>> Le grand débat de Forum sur la surmortalité:

Le Grand débat – Mortalité : sommes-nous devenus fatalistes [RTS]
Le Grand débat – Mortalité : sommes-nous devenus fatalistes / Forum (vidéo) / 21 min. / le 12 janvier 2021

>> Tous les chiffres dans notre article: La mortalité a atteint en 2020 des niveaux inédits depuis 100 ans

18h30

Pour Blaise Genton, la validation de Moderna est une "excellente nouvelle"

Après la validation mardi du vaccin de Moderna par Swissmedic, Blaise Genton, médecin-chef à Unisanté et responsable médical de la campagne de vaccination dans le canton de Vaud, s'est réjoui, dans Forum, de cette nouvelle étape franchie. Pour lui, les 7,5 millions de doses commandées vont permettre de faire décoller la campagne de vaccination en Suisse et sont une "excellente nouvelle, car nous comptons sur ces doses dans tout le dispositif qui a été mis en place dans les cantons".

Selon Blaise Genton, les personnes qui se feront vacciner ne pourront probablement pas choisir la marque du vaccin. En revanche, on tiendra compte de certaines indications, par exemple en cas de risques d'allergies sévères, pour choisir le type utilisé.

>> L'interview de Blaise Genton dans Forum:

Blaise Genton. [Martine Galland - RTS]Martine Galland - RTS
Le vaccin anti-coronavirus de Moderna a été homologué : interview de Blaise Genton / Forum / 6 min. / le 12 janvier 2021

17h25

Nouvelle opposition à un renforcement des mesures

Les mesures de lutte contre le coronavirus sont pour l'heure suffisantes. La commission de l'économie et des redevances du Conseil national s'oppose, de justesse, à tout nouveau tour de vis.

Elle se positionne contre les mesures mises en consultation par le Conseil fédéral, indiquent mardi les services du Parlement. L'obligation du télétravail a été refusée par 12 voix contre 10 et une abstention.

Le renforcement des mesures sur le lieu de travail, notamment la généralisation de l'obligation de porter le masque dans les lieux fermés, n'a pas beaucoup plus séduit. La commission le rejette par 11 voix contre 9 et 4 abstentions.

Elle s'oppose aussi à la fermeture des magasins vendant des articles non essentiels, par 12 voix contre 11 et une abstention, et à la règle des deux ménages pour les réunions privées, par 12 voix contre 7 et 5 abstentions. La commission souhaite qu'un éventuel durcissement des mesures dépende de la situation épidémiologique effective et ne soit pas ordonné de façon préventive.

16h40

Les virus mutés se transmettent désormais entre personnes en Suisse

La Suisse connaît désormais des cas autochtones de variants du Covid-19, a indiqué mardi Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'Office fédéral de la santé publique. Au total, le pays compte 127 cas de virus muté.

Sur ce total, 86 sont liés au virus mutant découvert en Grande-Bretagne, cinq à celui identifié en Afrique du Sud. Trente-six mutations ne peuvent pas être attribuées à l'un ou l'autre variant, a précisé le responsable lors du traditionnel point de presse.

Les autorités s'attendaient à ce que les variants se transmettent un jour sur notre territoire de personne à personne sans lien direct avec un porteur ayant transité par un des pays touchés. Cette nouvelle situation complique un peu plus le traçage. Ce variant préoccupe passablement la Confédération, au vu de l'augmentation "incroyable" constatée en Irlande et en Grande-Bretagne.

Pas d'assouplissement en vue

Le nouveau variant se transmet rapidement, ce qui rend la situation très délicate, a déclaré Linda Nartey, médecin cantonale de Berne et vice-présidente de l'association des médecins cantonaux. Beaucoup de gens sont infectés alors même que les concepts de protection sont en place, a-t-elle dit. Un assouplissement des mesures ne serait pas raisonnable en ce moment.

Interrogé sur les 36 mutations qui n'ont pas pu être reliées aux variants de Grande-Bretagne ou d'Afrique du Sud, Patrick Mathys a indiqué ne pas exclure de nouvelles variations. "En l'état, la méthode n'a pas permis d'attribuer les échantillons de façon concluante à l'une ou l'autre variante", a-t-il déclaré. De nouvelles analyses sont en cours. Pour mieux cerner ce virus muté en Suisse, les capacités de séquençage ont été augmentées, passant à 1000-1500 séquençages d'échantillons. D'autres méthodes par PCR sont également mises en oeuvre.

16h30

Situation préoccupante à Wengen (BE)

Une septantaine de cas confirmés de Covid-19 ont été recensés à Wengen (BE) depuis le début de la 2e vague de la pandémie. Sur ce nombre, 60 ont été enregistrés depuis le 14 décembre, dont 28 dans un seul hôtel après le séjour d'un touriste britannique.

Cette personne a été ultérieurement testée positive au variant britannique du Covid-19. Par la suite, le virus s'est propagé parmi le personnel de l'établissement hôtelier et la population de cette station touristique de l'Oberland bernois, a indiqué mardi la Direction de la santé du canton de Berne.

Jusqu'ici, le variant a été confirmé chez six personnes. D'autres confirmations sont attendues. Selon l'équipe cantonale de traçage des contacts, il faut s'attendre à ce que la plupart des cas positifs, voire même la totalité d'entre eux, soient imputables à ce variant.

Les chaînes de transmission du virus ne sont pas encore cassées. Pour cette raison, les nouveaux cas se multiplient et la propagation du virus est très rapide à Wengen, a souligné le canton de Berne. "On est passé de pratiquement zéro à une septantaine de cas en l'espace de deux semaines seulement", a-t-il relevé.

16h05

Plans de protection difficile à appliquer à l'école, selon un sondage genevois

Selon un sondage réalisé par la Société pédagogique de Genève (SPG), les plans de protection sanitaires sont difficilement applicables en classe. Le syndicat des professionnels de l’école primaire genevoise dénonce dans la foulée une charge de travail de plus en plus lourde.

Le résultat de ce sondage est sans appel, écrit mardi la SPG dans un communiqué. "Le corps enseignant accuse psychologiquement et physiquement le coup de mesures sanitaires désincarnées", ajoute le syndicat. Il demande la reprise d'un dispositif de classes partielles et l'adaptation des plans sanitaires.

Le sondage a été réalisé via un questionnaire entre le 15 et le 21 décembre par la SPG. Au total, 1138 professionnels de l'enseignement primaire et du spécialisé ont répondu. Selon les résultats, 82,6% des sondés estiment que les plans de protection sont moyennement ou pas du tout applicables. Pour 93,4% des sondés, le maintien de la distance minimale avec les élèves est difficile à respecter.

15h35

Plus de 130 millions de francs de perte pour les cinémas

La crise liée au coronavirus a engendré plus de 130 millions de perte sur la vente de billets pour les exploitants de salle de cinéma suisse à fin 2020, a appris Keystone-ATS. Jusqu'ici, aucune faillite n'a été déclarée, selon le président de ProCinéma Claude Ruey. Mais il craint que les décisions de fermeture jusqu'à fin février, sans doute annoncées mercredi par le Conseil fédéral, n'aggravent encore plus la situation.

A fin octobre, la perte sur les ventes de billets était déjà de près de 90 millions de francs. "Depuis lors, cette perte a dépassé 130 millions de francs", a indiqué Claude Ruey.

Comparé à la limite supérieure de 50 personnes ou aux va-et-vient des fermetures et réouvertures des salles, l'ancien conseiller national et conseiller d'Etat vaudois estime que la fermeture des cinémas clarifie au moins la situation, même s'il s'en offusque. Elle oblige le gouvernement à assumer cette responsabilité en proposant des compensations.

15h20

L'arrivée du vaccin Moderna ne modifie pas les groupes prioritaires

La stratégie vaccinale ne change pas et les groupes prioritaires restent les mêmes. Christoph Berger, président de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV), a demandé mardi à ceux n'appartenant pas aux groupes de personnes à risques de se montrer "patients" par "respect".

La stratégie nationale de vaccination donne la priorité aux personnes vulnérables, à savoir les personnes âgées et celles qui présentent des maladies chroniques, indique sur son site l'Office fédéral de la santé publique."Il faut vacciner le plus rapidement possible le plus de personnes à risque", a souligné Christoph Berger.

Et d'insister sur la réduction des contacts, "une condition sine qua non pour que cette recommandation de vaccination porte ses fruits", alors que le nombre de cas de coronavirus stagne à un niveau élevé et que les nouveaux variants font planer un risque de saturation du système de santé.

Pas de choix possible

Une recommandation élargie de vaccination a été publiée par la CFV mardi, a annoncé Christoph Berger. "Les deux vaccins reposent sur des techniques similaires. Ils montrent une efficacité pour les personnes à risque, sans grands effets secondaires", a-t-il ajouté.

Quant à savoir si les personnes souhaitant se faire vacciner pourront désormais choisir entre les deux vaccins autorisés, Christoph Berger ne pense pas qu'il soit possible de proposer un choix. "Le choix du vaccin de Moderna ou de Pfizer/BioNtech dépendra de la logistique sur le territoire", a-t-il indiqué.

14h40

Des doses disponibles pour vacciner 4% de la population adulte

Lors du traditionnel point de presse des experts mardi, Nora Kronig, la responsable de la division internationale de l'OFSP, a précisé que 234'000 doses du vaccin Pfizer/Biontech sont arrivées en Suisse jusqu'au 4 janvier et que 126'750 doses supplémentaires de ce premier vaccin autorisé seront livrées le 18 janvier.

La Confédération disposera ainsi au total de 560'750 doses. Elles permettront de vacciner 4% de la population adulte suisse, selon un régime de deux doses, a précisé Nora Kronig.

Les vaccinations ont désormais commencé dans tous les cantons. Tout se déroule bien, malgré la frustration des stocks encore limités. On attend avec impatience les premiers retours effectifs des chiffres de la part des cantons, a encore relevé Nora Kronig. Ce monitoring sera ensuite hebdomadaire.

14h25

200'000 doses du vaccin Moderna livrées d'ici mercredi

Après le feu vert mardi de Swissmedic au vaccin de Moderna contre le Covid-19, quelque 200'000 doses seront livrées à la Suisse d'ici mercredi. L'annonce a été faite par le ministre de la santé Alain Berset sur twitter.

Les vaccins seront livrés à la pharmacie de l'armée, qui les distribuera dans les cantons, a précisé l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Berne a commandé au total 7,5 millions de doses du vaccin Moderna.

Le vaccin Moderna devrait contribuer à maîtriser la pandémie de coronavirus en Suisse, a estimé Philippe Girard, directeur adjoint de Swissmedic, devant la presse. Il a été approuvé pour une durée limitée.

Après évaluation, Swissmedic a jugé que les avantages l'emportaient sur les risques, a précisé Philippe Girard. Les effets secondaires sont comparables à ceux d'un vaccin contre la grippe. Ils peuvent parfois être un peu plus sévères, notamment après la deuxième injection, qui doit intervenir un mois après la première.

Le directeur adjoint de Swissmedic précise encore que les vaccins contre le coronavirus font l'objet d'observations intensifiées pour découvrir tout risque potentiel. Le cas échéant, les mesures adéquates seront prises, comme la modification de l'autorisation.

14h05

Le nombre de cas stagne à "un niveau trop élevé"

"La situation n’a pas évolué favorablement en Suisse depuis une semaine. Nous ne savons pas encore si les fêtes de Noël auront une incidence sur les chiffres. Le nombre de cas stagne à un niveau trop élevé", a expliqué Patrick Mathys, chef de la gestion de crise de l'Office fédéral de la santé publique, en préambule de la conférence de presse de mardi.

Seules bonnes nouvelles: les hospitalisations et les décès baissent légèrement, ce qui donne un peu d'air au système sanitaire. Dans les hôpitaux, trois quarts des places en soins intensifs sont occupées par des patients atteints du Covid-19.

13h40

Près de 300 millions de doses par an à Viège

La société biotech américaine Moderna Therapeutics va faire fabriquer de grandes quantités de son vaccin contre le coronavirus en Suisse. L'entreprise pharmaceutique Lonza prévoit de produire jusqu'à 300 millions de doses du vaccin par an dans son usine à Viège (VS).

Lonza a commencé la production du vaccin Moderna fin septembre sur son site de Portsmouth dans le New Hampshire aux Etats-Unis, où elle prévoit d'en produire plus de 100 millions de doses par année. L'entreprise a ensuite démarré sa production en Valais, à petite échelle pour l'instant. Lonza veut installer trois lignes de production et souhaite embaucher 200 employés pour fabriquer ce nouveau vaccin.

Pour tous les marchés sauf les Etats-Unis

Lonza produit le principe actif en Valais pour le compte de Moderna pour tous les marchés à l'exception des Etats-Unis. Le partenaire stratégique des Américains en Europe est Rovi en Espagne.

Moderna avait déjà ouvert un site portant son nom à Bâle. En fin d'année, la société américaine souhaitait employer 20 à 25 personnes sur le site. D'autres les rejoindront dans le courant de l'année.

13h35

2851 nouveaux cas enregistrés

La Suisse compte mardi 2851 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Et 98 décès supplémentaires sont à déplorer tandis que 147 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22'699 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 12,56%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 42'782. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 494,89 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,00.

Depuis le début de la pandémie, 487'357 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 3'900'061 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 7793 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 20'183.

Le pays dénombre par ailleurs 26'076 personnes en isolement et 33'470 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 5928 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

13h20

Un deuxième vaccin autorisé en Suisse

Swissmedic dit oui à l'utilisation du vaccin développé par Moderna. Il s'agit du deuxième vaccin contre le coronavirus autorisé en Suisse. Cette annonce intervient moins d'un mois après le feu vert donné au premier vaccin, développé par Pfizer/BioNTech.

La décision suisse survient peu après celle prise par Bruxelles le 6 janvier. La Suisse a commandé jusqu'ici trois millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech, autorisé juste avant Noël le 19 décembre par Swissmedic, et réservé 7,5 millions de doses du vaccin Moderna. Près de 5,4 millions de doses sont encore assurées par AstraZeneca.

La campagne de vaccination lancée avant Noël tente de juguler cette pandémie, qui connaît un nouvel essor, entraînant un énième confinement dans plusieurs pays.

>> Lire aussi: Qui se cache derrière le succès de Moderna?

13h00

Le référendum contre la loi Covid-19 a été déposé à Berne

L'association "Les amis de la Constitution" a déposé à la Chancellerie fédérale à Berne un référendum contre la loi Covid-19, déjà entrée en vigueur. Près de 90'000 signatures ont été recueillies, a indiqué le porte-parole de l'association Christoph Pfluger. Le référendum vise à empêcher que les pouvoirs d'urgence du Conseil fédéral pendant la pandémie ne soient légitimés rétroactivement et prolongés jusqu'à fin 2021.

Ses auteurs estiment que cette loi est inutile car elle traite en majorité de prestations financières que le Conseil fédéral peut réglementer par des arrêtés fédéraux, même sans pouvoir d'urgence. Et si la pandémie recommençait, le Conseil fédéral pourrait promulguer de nouveaux arrêtés d'urgence, estime le comité référendaire.

Pas de vote avant le mois de juin

D'après les "Amis de la Constitution", la loi Covid-19 permettrait en outre d'introduire un système obligatoire avec des vaccins faiblement testés, ce qu'a toujours démenti le gouvernement. Christoph Pfluger maintient cependant que le succès du référendum serait un appel aux autorités à faire preuve de la plus grande prudence dans la campagne de vaccination, voire à imposer un moratoire.

La votation sur la loi Covid-19 ne pourra probablement pas avoir lieu avant juin 2021, date à laquelle la loi sera déjà en vigueur depuis neuf mois.

12h20

La Suisse ajoute l'Irlande à sa liste noire anti-Covid

Toute personne ayant séjourné en Irlande devra se mettre en quarantaine pendant dix jours à son arrivée en Suisse dès ce mardi 12 janvier à 13 heures, a indiqué L'OFSP, qui a actualisé sa liste des États et zones présentant un risque élevé d’infection.

Tout comme le Royaume-Uni et l'Afrique du Sud, l'Irlande est désormais considérée comme un pays à risque en raison de la propagation sur son sol d'une mutation du SRAS-CoV-2 qui semble faciliter la transmission du Covid-19. Aucun indice ne semble toutefois indiquer qu'elle induit une maladie plus grave.

Le 21 décembre, Berne avait suspendu les vols depuis et vers la Grande-Bretagne et l'Afrique du Sud. Tous les ressortissants étrangers arrivant de ces deux pays avaient dû se mettre en quarantaine pendant dix jours.

11h10

Le système hospitalier "n'a pas de marge" pour affronter les crises, souligne un historien économique

Depuis un an, la pandémie de Covid-19 a mis en exergue les forces et les faiblesses du système hospitalier suisse, parmi lesquelles la crainte d'une pénurie de lits en soins intensifs ou encore le manque de respirateurs artificiels en début de crise.

Cette situation est le fruit des réorganisations hospitalières qui ont eu lieu dans les années 1990-2000 en Suisse pour contenir l'explosion des coûts de la santé, a expliqué Pierre-Yves Donzé, professeur d'histoire économique à l'Université d'Osaka, au micro de La Matinale mardi.

>> Plus de détails: Le système hospitalier n'a pas de marge pour affronter les crises sanitaires

Lutte contre la hausse des coûts de la santé en cause

"A l'époque, nous nous sommes concentrés sur le regroupement des soins aigus dans quelques unités hospitalières. Le but était de faire face aux besoins de santé publique d'une population en temps normal à flux tendu, mais rien n'était prévu pour les pandémies ou les épidémies", explique le Jurassien, soulignant toutefois la difficulté de mettre en place une infrastructure hospitalière pour quelque chose dont on ne connaît pas la forme.

Le système hospitalier helvétique est donc passé de 45'000 à 37'000 lits dans une perspective "toyotiste" des soins, c'est-à-dire la lutte contre tout ce qui est gaspillage, qu'il soit de temps, d'équipement, de salaire ou de main-d'oeuvre.

Inadapté aux situations anormales

"Tout ça est prévu pour un temps normal. Ce système ne correspond plus aux besoins lorsqu'une situation anormale apparaît. On n'a pas de marge dans ce système", développe l'auteur de "Histoire des politiques hospitalières en Suisse romande".

Mais peut-on imputer à cette baisse du nombre de lits une baisse de la qualité des soins et de la réponse à ce type de pandémie? "Ce n'est pas le nombre de lits qui est important, mais plutôt le plateau médico-technique. Ces équipements ont été réduits au minimum dans ce contexte de flux tendus qui s'explique par la volonté de rationnaliser les coûts", conclut Pierre-Yves Donzé.

>> Ecouter son interview dans La Matinale:

L'invité de La Matinale (vidéo) - Pierre-Yves Donzé, professeur d’histoire économique [RTS]
L'invité de La Matinale (vidéo) - Pierre-Yves Donzé, professeur d’histoire économique / L'invité-e de La Matinale (en vidéo) / 10 min. / le 12 janvier 2021

10h55

Les entreprises "zombies" dans le collimateur de la BNS

La Banque nationale suisse se penche sur les "zombies", ces commerces surendettés et très peu profitables déjà avant la crise, pour voir s'ils ont, plus que les autres, accaparé les crédits Covid-19 cautionnés par la Confédération.

>> Plus de détails: Les entreprises "zombies" dans le collimateur de la BNS

Pour le directeur de la Fondation d'aide aux entreprises à Genève Patrick Schefer, cependant, les zombies potentiels représentent moins d'une entreprise sur cent parmi les bénéficiaires de crédits.

"Un certain nombre en auront bénéficié, mais je pense que c'était assumé, puisque la volonté était d'avoir un traitement très simple permettant une mise en œuvre rapide [des aides], peu bureaucratique, et qui s'adressait à toutes les entreprises, sans exception", a-t-il avancé dans La Matinale de la RTS mardi.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Un magasin en faillite à Lausanne. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
Les entreprises "zombies" dans le collimateur de la BNS / La Matinale / 1 min. / le 12 janvier 2021

10h45

Des spécialistes du Covid-19 sont devenus la cible d'insultes et de menaces

Des médecins, chercheurs ou chercheuses qui s'expriment dans les médias ou sur les réseaux sociaux sont la cible d'insultes ou de menaces, des atteintes plus fréquentes encore depuis l'apparition de vaccins anti-Covid, a constaté la RTS.

Ces spécialistes sont devenus les boucs émissaires dans cette situation de crise. Ils sont régulièrement insultés sur les réseaux sociaux, par e-mail, courrier ou téléphone.

>> Plus de détails dans notre article: Des spécialistes du Covid-19 sont devenus la cible d'insultes et de menaces

L'un d'eux affirme même avoir reçu une enveloppe contenant de la poudre blanche. Un autre déplore que ses apparitions publiques sont suivies de félicitations, "mais surtout de courriels agressifs", avec des attaques personnelles du type "comment osez-vous vous regarder dans un miroir?".

Le médecin-chef du Service prévention et contrôle de l’infection aux Hôpitaux universitaires de Genève Didier Pittet a lui aussi été confronté à ces comportements, a-t-il témoigné mardi dans La Matinale de la RTS.

>> Ecouter Didier Pittet dans La Matinale:

Didier Pittet, au front depuis le début de la pandémie. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]Salvatore Di Nolfi - Keystone
Médecins et chercheurs sont parfois pris à partie en ces temps de pandémie / La Matinale / 1 min. / le 12 janvier 2021

10h35

Swissmedic met en garde contre les faux vaccins

De faux vaccins contre le Covid-19 sont déjà en vente sur Internet, a prévenu mardi Swissmedic. Le fait que certaines personnes tiennent à se faire vacciner d'urgence attire les escrocs. Or, ces produits peuvent constituer une grave menace pour la santé et la vie de la population, souligne l'autorité de surveillance des produits thérapeutiques, qui déconseille fortement de les commander.

Les vaccins doivent être administrés par un professionnel de la santé. De plus, le stockage ainsi que le transport des produits doivent respecter une chaîne de froid, jusqu'à moins 70 degrés pour le type de vaccin déjà autorisé en Suisse, celui de Pfizer. "Il va donc de soi que des préparations de ce type ne peuvent pas être vendues simplement en ligne", remarque Swissmedic.

La plupart des produits proposés sont des contrefaçons qui ne contiennent pas de principe actif ou renferment des substances suspectes. Il est aussi possible qu'après le paiement préalable de la commande, rien ne soit livré. Les vaccins contre le Covid-19 sont proposés gratuitement et il y aura suffisamment de doses pour vacciner tous ceux qui le souhaitent, avance encore Swissmedic.

09h40

L'UDC veut dessaisir Alain Berset de la gestion de la pandémie

L'UDC veut retirer le dossier de la pandémie de Covid-19 des mains d'Alain Berset. Dans un communiqué, le parti juge la gestion du socialiste "désastreuse" et l'accuse de préférer "détruire des branches entières et des dizaines de milliers d'emplois au lieu de développer enfin des concepts de protection efficaces pour les éléments les plus vulnérables de notre société".

Le parti dit s'opposer au durcissement des mesures de protection contre la pandémie de Covid-19 envisagé par le conseiller fédéral socialiste, qui "cherche avant tout à détourner l'attention de ses propres défaillances".

Céline Amaudruz craint un nouveau "lockdown" et demande au Conseil fédéral des chiffres "très clairs" pour justifier de nouvelles mesures "liberticides". Dans La Matinale, la vice-présidente du parti prend ses distances avec le communiqué de presse et s'en prend au gouvernement "in corpore", délaissant les attaques nominatives.

"Prendre des mesures compensatoires demain"

"Aujourd'hui, ce qui est certain, c'est que nous sommes en train de briser des vies et des entreprises par des décisions politiques. Prendre de nouvelles mesures en disant, 'nous allons tout fermer', c'est pousser la population à bout", estime la conseillère nationale genevoise.

Céline Amaudruz pense que le gouvernement a bien mené sa barque lors de la première vague, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui: "On doit dire qu'il n'a rien anticipé et n'a rien prévu. On ne comprend toujours pas pourquoi il n'y a pas des tests rapides aux frontières. C'est aussi incompréhensible pour l'UDC que la vaccination ne soit pas plus rapide".

En vue de possibles annonces de l'exécutif mercredi, la Genevoise souhaite que Berne délie les cordons de la bourse: "J'attends que le Conseil fédéral prenne des mesures compensatoires importantes demain. Il n'est pas possible de laisser des sociétés et des personnes dans un tel chaos".

>> Voir l'interview complète de Céline Amaudruz dans La Matinale:

Faut-il prolonger les restrictions actuelles? Interview de Céline Amaudruz [RTS]
Faut-il prolonger les restrictions actuelles? Interview de Céline Amaudruz / L'invité-e d'actualité / 8 min. / le 12 janvier 2021

09h00

Les Suisses restreignent leur épargne 3a

Les pertes de salaire dues au chômage partiel ou aux licenciements ont fait pression sur les taux d'épargne des Suisses. D'après une enquête, plus de 20% des épargnants du pilier 3a ont réduit, parfois à zéro, leurs versements dans la prévoyance liée facultative.

L'enquête du comparateur en ligne Comparis note que pas moins de 53% des personnes interrogées disent être titulaires d'une solution de prévoyance 3a, selon un communiqué envoyé dans la nuit de lundi à mardi. Parmi elles, près d'une sur cinq a réduit ses versements dans le pilier 3a en 2020, quand elle n'y a pas tout bonnement renoncé.

"Ces chiffres reflètent notamment les pertes de salaire engendrées par le chômage partiel et les licenciements dus au coronavirus", analyse Comparis. Et d'ajouter que 43% des personnes concernées ont indiqué avoir renoncé à alimenter leur pilier 3a en raison d'une baisse de leurs revenus par rapport à 2019.

>> Ecouter les précisions du 12h30:

Une personne sort des billets de dix francs de son portemonnaie. (image d'illustration) [Christian Beutle - Keystone]Christian Beutle - Keystone
La crise met à mal la prévoyance des Suisses / Le 12h30 / 1 min. / le 12 janvier 2021

08h30

Le Laténium se délocalise dans les classes neuchâteloises

Fermé à cause de la pandémie, le Laténium a décidé de faire vivre l'archéologie au-delà de ses murs en allant à la rencontre des élèves des écoles neuchâteloises. Des ateliers didactiques ou créatifs sont proposés en classe.

"L’offre de médiation culturelle du musée est en partie construite pour répondre au plan d’études romand et propose des thématiques pertinentes en adéquation avec les enseignements", a expliqué lundi le Laténium, basé à Hauterive (NE). Depuis le début de la crise sanitaire, les activités extra-scolaires sont rendues difficiles – voire impossibles – par les mesures nécessaires prises pour lutter contre le Covid-19.

Le Laténium a proposé au Service de l’enseignement obligatoire des rencontres avec les élèves de 6 à 15 ans, soit les élèves de la 3e à la 11e année, dans leur école. Des ateliers didactiques et créatifs, habituellement proposés au Laténium, ont été adaptés pour être animés en classe par des guides du musée.

>> Ecouter le reportage de La Matinale de la RTS mardi:

Le Laténium part à la rencontre des élèves dans les classes. [Sandro Campardo - Keystone]Sandro Campardo - Keystone
Faute de pouvoir ouvrir, le Laténium part à la rencontre des élèves dans les classes / La Matinale / 1 min. / le 12 janvier 2021

07h15

La nouvelle souche inquiète les autorités

En visite lundi sur le site de Lonza à Viège (VS), qui produit le principe actif du vaccin contre le Covid-19 de Moderna, le conseiller fédéral Alain Berset a salué le professionnalisme de la firme. Il s'est aussi dit inquiet de la propagation rapide du virus mutant.

Christophe Darbelley, Alain Berset et Esther Waeber-Kalbermatten sur le site de Lonza. [Alessandro della Valle - Keystone]Christophe Darbelley, Alain Berset et Esther Waeber-Kalbermatten sur le site de Lonza. [Alessandro della Valle - Keystone]"Comme la mutation en provenance du Royaume-Unis ou d'Afrique du Sud est beaucoup plus contagieuse, il est probable que les infections soient plus nombreuses, même avec les mesures existantes". Au Royaume-Uni, la situation épidémiologique est "alarmante", a encore insisté le ministre de la Santé Alain Berset lors d'un point de presse.

Il a dans la foulée plaidé pour des mesures plus strictes en Suisse. Car cette variante se répand également sur notre territoire et il n'y a "pas de raison pour qu'elle se répande moins vite qu'ailleurs", a ajouté le conseiller fédéral.

Les chiffres actuels de contamination en Suisse restent bien trop élevés, a aussi souligné Alain Berset. L'arrivée des vaccins est une bonne nouvelle, mais il faudra du temps pour que tous les gens qui le souhaitent soient vaccinés, a-t-il dit. "Il faut se montrer patient", a-t-il ajouté, se refusant à donner tout calendrier pour une éventuelle sortie des mesures sanitaires.

Par ailleurs, ce nouveau variant circulait déjà dans le pays bien avant les Fêtes. Le variant britannique a été détecté dans des échantillons d'eaux usagées lausannoises prélevées le 9 décembre et analysées par les deux Ecoles polytechniques fédérales (EPFL et EPFZ), soit près de deux semaines avant les premières découvertes cliniques.

Des traces ont également été décelées dans un échantillon du 21 décembre provenant d'une station de sport d'hiver, dont l'identité n'a pas été révélée par les chercheurs.

>> Le sujet du 19h30:

La Suisse redoute une explosion du nombre de cas de la variante anglaise du virus. Un variant beaucoup plus contagieux [RTS]
La Suisse redoute une explosion du nombre de cas de la variante anglaise du virus. Un variant beaucoup plus contagieux / 19h30 / 2 min. / le 11 janvier 2021

07h00

Aide aux restaurateurs différente selon les pays

En Suisse, travailler coûte parfois plus cher que de rester fermé. La vente à l'emporter a fait par exemple perdre à un restaurateur 500 francs chaque jour durant près d'un mois. De quoi épuiser un peu plus ses réserves financières. Et pour lui, les aides reçues ne sont pas à la hauteur, a-t-il expliqué lundi dans le 19h30.

En France également, les restaurateurs tirent la langue. En Allemagne, en revanche, ils sont plus confiants, car la formule de l'Etat est généreuse: des versements allant jusqu'à 75% du chiffre d'affaires. Contrairement à la Suisse, l'Etat assume le paiement des charges sociales et propose des prêts garantis.

Sans soutien supplémentaire, GastroSuisse estime que la moitié des restaurants du pays pourraient faire faillite d'ici fin mars.

>> Le sujet du 19h30:

Les aides divergent entre les restaurateurs suisses et leurs collègues européens. GastroSuisse tire la sonnette d'alarme. [RTS]
Les aides divergent entre les restaurateurs suisses et leurs collègues européens. GastroSuisse tire la sonnette d'alarme. / 19h30 / 2 min. / le 11 janvier 2021

Le conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE) s'est montré optimiste par rapport à de nouvelles aides à fonds perdus qui devraient être annoncées mercredi par le Conseil fédéral et qui devraient parvenir rapidement à leurs destinataires.

Le président de la commission de l'économie et des redevances du National a aussi appelé la Banque nationale suisse à verser 4 milliards de francs supplémentaires aux cantons et à la Confédération cette année - en plus des 4 milliards qu'elle versera de toute façon -, et 2 milliards supplémentaires ces quatre à cinq prochaines années.

>> L'interview de Christian Lüscher:

Le conseiller national Christian Lüscher sur la situation des restaurateurs et bistrotiers suisses. [RTS]
Le conseiller national Christian Lüscher sur la situation des restaurateurs et bistrotiers suisses. / 19h30 / 3 min. / le 11 janvier 2021

06h45

Le temps s’est comme arrêté à Wengen

En raison de la propagation rapide du virus dans la station, les autorités bernoises ont décidé d'annuler les épreuves de ski alpin du Lauberhorn qui devaient se tenir ce week-end. La population est, pour sa part, appelée à rester chez elle et les remontées mécaniques fermeront dès mardi. Reportage dans une station à l'arrêt.

>> Le reportage du 19h30:

Les courses du Lauberhorn à Wengen ont été annulées pour cause de coronavirus. [RTS]
Les courses du Lauberhorn à Wengen ont été annulées pour cause de coronavirus. / 19h30 / 2 min. / le 11 janvier 2021

06h30

Non-respect du port du masque: sanctions toujours disparates

En cas de non-respect du port du masque, les cantons adoptent des postures différentes. Certains misent encore sur la prévention, tandis que d'autres punissent sans avertissement.

Les infractions en raison de non-port du masque restent ainsi rares dans les cantons du Jura (4 condamnations), du Valais (4 condamnations également) et de Neuchâtel (5 condamnations). A Genève, en revanche, la police inflige des amendes sans avertissement. Selon Alexandre Brahier, porte-parole de la police genevoise, les lieux où le plus de violations de la règle ont été observées sont les zones de grande fréquentation (à l'extérieur) et les véhicules, car le port du masque est obligatoire dans les voitures si les occupants n'appartiennent pas au même ménage.

La contravention se monte à 250 francs à Genève (tout comme à Neuchâtel et en Valais), soit la peine recommandée par la Conférence des procureurs de Suisse. Et elle augmente de façon exponentielle en cas de récidive. L'amende est moins salée dans le canton du Jura (100 francs), mais la première récidive dans les 6 mois porte l'amende à 150 francs et la deuxième à 200 francs.

Le Valais mise sur la prévention

En Valais, la police avertit une première fois la personne qui ne respecte pas les mesures de protection sanitaire. Si celle-ci n'obtempère pas et refuse de mettre son masque, les forces de l'ordre la dénoncent au Ministère public, détaille le porte-parole de la police cantonale valaisanne, pour qui cette stratégie en deux temps - prévention et dénonciation - "porte ses fruits".

Dans le canton de Vaud, le port du masque est "globalement bien respecté" au sein de la population, indique la porte-parole de la police cantonale Florence Maillard. La police doit toutefois intervenir "ponctuellement" pour rappeler les règles en vigueur ou dénoncer des personnes aux préfectures. Ces dénonciations ne sont pas comptabilisées individuellement, mais répertoriées parmi l'ensemble des infractions liées au Covid-19, soit 148 en décembre. "Le port du masque n'est pas un point plus problématique que les autres", note Florence Maillard.

A Fribourg, dans la plupart des cas la police cantonale avertit aussi les non-porteurs de masque. "Il s'agit souvent d'un oubli" relève Roger Seydoux, porte-parole de la police cantonale fribourgeoise. "Compte tenu de la situation, nous avons relativement peu de dénonciations", ajoute-t-il. Fribourg compte depuis le 1er novembre 43 dénonciations adressées au Ministère public. Il arrive aussi que des particuliers transmettent des informations concernant le non-respect de la mesure. Ces dernières sont ensuite contrôlées par la police.

>> Ecouter La Matinale de la RTS faire le point dans les différents cantons:

Les amendes pour non-port du masque sont distribuées de manière inégale en Suisse romande. [Alessandro Crinari - Keystone/TI-Press]Alessandro Crinari - Keystone/TI-Press
Les amendes pour non-port du masque distribuées de manière inégale par les différents cantons / La Matinale / 1 min. / le 12 janvier 2021

06h15

Retour sur la journée de lundi

Le conseiller fédéral Alain Berset s'est dit inquiet lundi de la propagation rapide du virus mutant, en provenance du Royaume-Unis ou d'Afrique du Sud. Il a plaidé pour des mesures plus strictes en Suisse, car cette variante se répand également sur notre territoire et il n'y a "pas de raison pour qu'elle se répande moins vite qu'ailleurs".

>> Lire: La nouvelle variante de coronavirus, présente en Suisse depuis mi-décembre, inquiète

Les chercheurs de Zurich et de Lausanne ont d'ailleurs détecté ce variant britannique dans des échantillons d'eaux usées à Lausanne et dans une zone de sports d'hiver non spécifiée. Il était présent en Suisse au moins deux semaines avant les premières découvertes cliniques, soit depuis mi-décembre.

A noter que 6523 cas supplémentaires de Covid-19 ont été détectés lors des dernières 72 heures, a annoncé l'OFSP lundi, et 112 décès de plus ont été enregistrés. En moyenne sur les 14 derniers jours, le nombre de décès est à la baisse (51 par jour), mais le nombre de nouveaux cas, lui, baisse peu (3215 par jour).

06h00

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