Modifié le 28 juin 2010 à 12:14

Daniel Zappelli reste procureur de Genève

Daniel Zapelli, son épouse Gisèle et son chef de campagne P.Petroz.
Daniel Zapelli, son épouse Gisèle et son chef de campagne P.Petroz. [Keystone]
Daniel Zappelli a été réélu aisément dimanche au poste de procureur général de Genève. Le radical a obtenu 54'132 voix, contre 37'797 pour son adversaire socialiste François Paychère, actuel président du Tribunal administratif.

Daniel Zappelli, 44 ans, part donc pour un nouveau mandat de six
ans à la tête de la justice genevoise. Elu de justesse en 2002,
avec une centaine de voix d'avance, il peut cette fois fêter une
victoire beaucoup plus large

La tâche de François Paychère n'était pas facile face au
procureur général sortant. Le socialiste a dû batailler ferme pour
se faire connaître du grand public, sa fonction de président du
Tribunal administratif étant assez peu exposée. Daniel Zappelli a
rappelé qu'il serait le procureur général de tous les Genevois,
qu'ils aient voté ou non pour lui.

Rude campagne

Le résultat sans appel est le «signe que la population souhaite
que je continue ce que j'ai entrepris», a-t-il souligné. «J'ai
tenté d'avoir un discours nuancé sur la politique pénale qui n'a
manifestement pas porté», a pour sa part déclaré François Paychère.
Pour le socialiste, il était hors de question de mener une campagne
populiste, même pour gagner.





Jamais campagne pour une élection du procureur général n'a été
aussi dure. Très politisée, elle a même connu quelques dérapages.
Daniel Zappelli s'est ainsi fait entarter par un jeune inconnu lors
d'un débat public qui l'opposait à François Paychère. Le taux de
participation s'est élevé à 40,62%, un record pour des élections
judiciaires. Daniel Zappelli a fait le plein de voix dans les
communes de la campagne genevoise et les agglomérations
suburbaines. L'élection a été plus disputée en Ville de Genève.

L'ennemi des squats

Au cours de ses six années passées à la tête du Parquet, Daniel
Zappelli s'est distingué dans son combat contre les squats. C'est
notamment sous son mandat que l'emblématique «Rhino» a été évacué.
Il a aussi pratiqué la tolérance zéro à l'égard de la pédophilie.
Le procureur général est également intervenu dans le débat sur les
mendiants roms, qui avait agité Genève l'hiver dernier.





Daniel Zappelli était partisan de la répression dans ce dossier.
Il s'est notamment opposé au conseiller d'Etat Laurent Moutinot.
Les adversaires du radical lui ont reproché d'avoir peu fait cas de
la lutte contre la criminalité en col blanc. Dans ce domaine,
Daniel Zappelli a eu de la peine à tenir la comparaison avec
Bernard Bertossa, son prédécesseur.

Réforme pénale en vue

Dans les années qui viennent, Daniel Zappelli devra notamment
mener à bien la réforme du code de procédure pénale. Il aura aussi
son rôle à jouer pour résoudre le problème de surpopulation
carcérale qui touche la prison préventive de Champ-Dollon.





L'élection du procureur général par le peuple est une
particularité genevoise, que nul autre canton ne connaît. Elle a
été introduite il y a environ un siècle. Dans le cas où seul un
candidat brigue le poste, l'élection devient tacite. Vu la
virulence de la dernière campagne, ce mode de désignation du patron
de la justice genevoise pourrait être revu. Il s'agira d'un des
grands chantiers de la Constituante, a d'ailleurs fait savoir
François Paychère.





ats/sun

Publié le 20 avril 2008 à 22:32 - Modifié le 28 juin 2010 à 12:14

Glaris: pas de percée UDC au gouvernement

A Glaris, l'élection complémentaire au Conseil d'Etat n'a pas confirmé la marche en avant de l'UDC.

Le radical Andrea Bettiga l'a emporté dimanche avec 5728 voix contre 5366 à son rival UDC Werner Hösli.

Il y a deux semaines lors du premier tour, le candidat UDC avait pourtant devancé de 170 voix son concurrent radical, mais en manquant la majorité absolue.

La composition du gouvernement glaronnais reste inchangée après cette élection complémentaire: deux radicaux, un PDC, un UDC et un socialiste.

La participation s'est élevée à 43,6 %.

Ce résultat vient freiner la progression de l'UDC, qui avait enregistré plusieurs succès ces dernières semaines, notamment à Uri, Schwyz, Nidwald et St-Gall.

Tessin: la droite progresse

La Lega et l'UDC ont progressé dimanche lors des élections communales au Tessin tandis que le PS a perdu un siège dans les exécutifs de Bellinzone et Lugano.

A Lugano, la Lega a ravi un 2e siège au dépens des socialistes, devenant le 2e parti le plus influent, derrière le PRD, de la plus grande ville du canton. Giorgio Guidici, maire radical de la ville depuis 1984 a été réélu.

A Bellinzone, Brenno Martignoni, le maire sortant, ex-PRD passé à l'UDC, a été réélu. Le PS a perdu un fauteuil.

A Locarno en revanche, le PS a ravi un 2e mandat à la Lega.

A Chiasso enfin, la liste UDC/Lega a gagné 6,2% des voix par rapport aux dernières élections.