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La Suisse impose des sanctions au président biélorusse Alexandre Loukachenko

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, photographié le 8 décembre 2020. [Maxim Guchek/BelTA Pool Photo via AP - Keystone]
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, photographié le 8 décembre 2020. [Maxim Guchek/BelTA Pool Photo via AP - Keystone]
La Suisse a imposé vendredi des sanctions au président biélorusse Alexandre Loukachenko, son fils Victor et treize autres personnes. Les avoirs de ces personnes sont gelés et il leur est interdit d'entrer en Suisse ou de transiter par la Suisse.

En étendant ses sanctions, la Confédération s'aligne sur les décisions prises le 6 novembre par l'Union européenne. Les quinze personnes placées sur la liste des sanctions sont tenues pour responsables d'actes de violence et d'arrestations arbitraires perpétrés au lendemain de l'élection présidentielle contestée d'août.

"Détérioration de la situation"

L'ONU avait dénoncé la semaine passée une "détérioration" de la situation en Biélorussie. Depuis la présidentielle, près de 28'000 personnes ont été arrêtées.

>> Lire aussi: Le pouvoir biélorusse essaie d'éradiquer les manifestations par tous les moyens

Les manifestations se poursuivent en Biélorussie, mais par petits groupes, comme ici le 6 décembre à Minsk. [AP - Keystone]Les manifestations se poursuivent en Biélorussie, mais par petits groupes, comme ici le 6 décembre à Minsk. [AP - Keystone]

Le Conseil fédéral a aussi décidé de reprendre dans son ordonnance l'embargo sur les biens d'équipement militaires et les biens susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne. L'UE avait décrété un tel embargo dès 2011.

Cette mesure avait jusqu'ici été largement mise en œuvre en Suisse sur la base de la législation régissant le matériel de guerre et le contrôle des biens. En reprenant l'embargo dans l'ordonnance, le Conseil fédéral dénonce la répression permanente menée contre la société civile et les membres de l'opposition au Bélarus.

Emboîtant le pas à l'UE, le Conseil fédéral avait adopté les premières mesures de coercition à l'encontre de la Biélorussie le 28 juin 2006.

La Confédération se dit très préoccupée par les tensions qui s'exacerbent au Bélarus. Elle appelle au dialogue entre le gouvernement et la société civile.

Respect des droits humains  exigé

Elle exhorte Minsk à se conformer à ses obligations internationales en matière de droits humains, parmi lesquelles le respect des droits liés à la liberté d'expression, de réunion et d'association, la libération de tous les prisonniers victimes d'arrestations arbitraires et l'ouverture d'enquêtes sur les accusations de torture ou de mauvais traitements commis par des forces de sécurité.

>> Revoir le sujet du 19h30 du 9 décembre sur le témoignage d'une femme qui a été détenue avec une double nationale Suisse et Biélorusse emprisonnée en Biélorussie après avoir participé à des manifestations.

La double nationale suisse et biélorusse Natallia Hersche, emprisonnée en Biélorussie: témoignage d'une ex-co-détenue [RTS]
La double nationale suisse et biélorusse Natallia Hersche, emprisonnée en Biélorussie: témoignage d'une ex-co-détenue / 19h30 / 2 min. / le 9 décembre 2020

ats/cab

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