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PRD et libéraux fusionnent à Neuchâtel

Raphaël Comte, président des radicaux neuchâtelois. [Keystone]
Raphaël Comte, président des radicaux neuchâtelois. [Keystone]
Une première étape précédent la fusion du PRD et des libéraux au niveau suisse a été franchie jeudi soir. Les sections neuchâteloises des deux partis ont décidé de se regrouper pour former le Parti libéral-radical neuchâtelois.

Les partis libéral et radical neuchâtelois ont décidé de
fusionner en une seule formation politique lors de deux assemblées
distinctes, les libéraux à Neuchâtel et les radicaux à
Rochefort.

Lors d'un vote historique pour la Suisse romande, les radicaux
ont accepté le regroupement à l'unanimité des 150 délégués
présents, et les libéraux par 215 voix contre 34.

Premier canton significatif

Après le rapprochement amorcé au niveau fédéral, Neuchâtel
devient le premier canton significatif où les deux partis acceptent
de franchir le pas de la fusion. D'autres fusions avaient déjà eu
lieu, mais dans des cantons dans lesquels les libéraux étaient
fortement minoritaires (voir ci-contre).

Une assemblée constitutive est prévue le 26 juin, ont indiqué
Jean-Claude Baudouin, dirigeant du Parti libéral-ppn (PLS), et
Raphaël Comte, président du Parti radical-démocratique neuchâtelois
(PRDN), lors d'une conférence de presse.

Renforcement contre la gauche

A l'échelon national, le nouveau parti issu de ces deux forces
bourgeoises devrait voir le jour le 25 octobre, selon le calendrier
arrêté au mois de février. Préfiguration de ce qui pourrait
constituer l'équilibre des forces à la tête du nouveau parti, la
libérale Martine Brunschwig Graf a été élue à la vice-présidence du
groupe parlementaire que radicaux et libéraux forment en commun
depuis 2003. La Genevoise est la première libérale à siéger dans
cette fonction.

Avant de parler fusion, le parti libéral suisse (PLS) et le PRD
ont créé l'Union radicale libérale en 2005. Les femmes du PRD et du
PLS ont elles joint leurs forces en décembre, sous l'appellation
commune des femmes radicales-libérales.

ats/boi

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Ne rien brusquer dans les cantons

A l'échelon cantonal, les directions de parti avaient décidé de ne rien brusquer.

Dans un premier temps, les partis cantonaux qui le souhaitent pourront garder leur indépendance.

Neuchâtel est le premier canton dans lequel les libéraux jouent un rôle important à prendre cette décision.

En janvier 2006, une fusion entre parti radical et libéral avait déjà eu lieu à Fribourg.

Le phénomène s'était répété en février 2008 en Valais.

Cependant, dans ces deux cantons, la faible force des libéraux relativise la portée de la fusion.

Dans le Jura, les deux partis sont regroupés depuis longtemps.

Dans le canton de Vaud, à Genève et à Bâle-Ville, un rapprochement n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant.

Ailleurs en Suisse, les libéraux peinent à exister en tant que parti.