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En Suisse, les "coronasceptiques" occupent de plus en plus la police

En Suisse, les "coronasceptiques" occupent de plus en plus la police. [Peter Schneider - Keystone ]
En Suisse, les "coronasceptiques" occupent de plus en plus la police / Le Journal horaire / 25 sec. / le 1 novembre 2020
Les coronasceptiques et les opposants aux mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 occupent de plus en plus l'Office fédéral de la police (Fedpol). Les menaces contre les fonctionnaires fédéraux sont en augmentation.

"L'augmentation de la propension à la violence sur la scène du coronascepticisme nous occupe beaucoup", affirme Florian Näf, porte-parole de Fedpol, cité dans le SonntagsBlick. Cathy Maret, également porte-parole, confirme que cette évolution est inquiétante.

Fedpol observe en ce moment une augmentation sérieuse du mécontentement, qui implique menaces et violence. Celles-ci sont principalement dirigées contre les organismes exposés, comme l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), mais aussi contre des politiciens à l'avant-scène dans la lutte contre la pandémie.

En temps normal, quelque 100 cas de ce type sont signalés par année. Ce sont par exemple des courriers électroniques adressés à des parlementaires ou à des membres des autorités. A ce stade, cette année, les signalements dépassent le millier, selon Cathy Maret.

Mesures de protection réévaluées

La plupart du temps, il s'agit d'expression de mécontentement et d'injures. "Mais il y a également une poignée de menaces", poursuit Cathy Maret.

En pareille situation, la pertinence de lancer des poursuites pénales est étudiée et la sécurité des personnes menacées est évaluée. Si nécessaire, des mesures de protection peuvent également être prises, ajoute Cathy Maret. Selon Fedpol, les mesures de protection ont été réévaluées et renforcées ces derniers mois. Mais la Confédération ne livre pas davantage de détails à ce sujet.

ats/ther

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