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Pour Fabio Regazzi, "il faut éviter un deuxième confinement"

Fabio Regazzi deviendra le premier tessinois de l'USAM: son interview (vidéo) [RTS]
Fabio Regazzi deviendra le premier tessinois de l'USAM: son interview (vidéo) / L'invité-e d'actualité / 7 min. / le 28 octobre 2020
Le conseiller national PDC Fabio Regazzi a été élu à la tête de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) mercredi lors du congrès ordinaire de la faîtière des PME. Il devient le premier Tessinois à présider la plus grande faîtière de l'économie suisse.

Le Tessinois Fabio Regazzi voit sa nomination à la tête de l'USAM en ces temps de pandémie comme "un défi important". Au micro de La Matinale de mercredi, il se dit "très motivé" et prêt à s'engager "pour l'économie suisse et les petites et moyennes entreprises".

Mercredi après-midi, le Conseil fédéral donnera de nouvelles mesures pour contrer le coronavirus. Il se dit soucieux: "Nous sommes inquiets pour les conséquences possibles, surtout pour les entreprises. Mais, apparemment, on ne devrait pas avoir trop de restrictions pour l'économie. Et c'est cela qu'on espère tous pour éviter que la situation ne dégénère".

Crainte d'une aggravation de la pandémie

L'Allemagne, la France et l'Italie prennent des mesures de plus en plus strictes: on peut se demander si la Suisse ne favorise pas trop l'économie par rapport au domaine de la santé: "Je ne pense pas. Il est juste de prévoir des restrictions: nous devons l'accepter. Mais au niveau économique, on a tout fait pour protéger nos collaborateurs pour éviter la diffusion du virus. Je n'ai pas le sentiment qu'on ait un problème au niveau des entreprises", remarque Fabio Regazzi.

Le SECO estime qu'il n'y aura pas de vague de licenciements ou de faillites en Suisse, dans les semaines à venir. Le nouveau président de l'USAM n'est pas d'accord avec cette analyse: "Je crains que la situation s'aggrave dans les prochains mois. Je crains des licenciements, une perte importante de postes de travail. C'est pour cela qu'il faut éviter un deuxième confinement [ndlr. Fabio Regazzi utilise l'expression lockdown] qui serait fatal pour beaucoup d'entreprises et surtout pour les petites et moyennes qui souffrent davantage dans cette situation".

Interview radio: Romaine Morard

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Retrouver l'interview complète en tête de cet article.

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