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Les places dans les centres aérés se font rares à cause de la pandémie

Les places dans les centres aérés se font rares alors que beaucoup de parents ont vu leurs vacances chamboulées. [RTS]
Les places dans les centres aérés se font rares alors que beaucoup de parents ont vu leurs vacances chamboulées. / 19h30 / 2 min. / le 28 juin 2020
Alors que certains parents ont dû repenser leurs vacances et trouver comment occuper leurs enfants, les places dans les activités d'été se font rares. Certains centres aérés ont même dû annuler leur saison à cause de la pandémie.

Cet été, centres aérés, passeports et camps de vacances sonnent un peu comme une libération pour les enfants après plusieurs mois de confinement.

Mais tous n'ont pas la chance de trouver une place. Cette année, on observe une baisse de 30% des places à Genève et dans le canton de Vaud, selon les représentants de la branche. Même constat à Fribourg, où l'on compte entre 20 et 30% de places en moins.

Décisions tardives du Conseil fédéral

Ce recul s'explique notamment par les décisions prises tardivement par le Conseil fédéral, qui ont contraint certains centres à annuler leur saison 2020.

Le centre Genève Loisirs a par exemple décidé de faire une croix sur sa saison pour revenir en 2021. "Cette décision a été prise fin avril, au moment où il y avait de forts engagements qui allaient être pris au niveau de l'installation de nos infrastructures", explique dimanche dans le 19h30 Marc Biéler, président de Genève Loisirs.

"Cela correspond à une vingtaine de camions. Ce sont des infrastructures lourdes qui sont installées pour trois mois, et cela correspond à des frais importants. Il fallait donc prendre la décision avant." Une façon pour l'association, qui tire 90% de ses revenus des inscriptions, de limiter la casse.

Moins d'enfants pour respecter les mesures

D'autres organismes ont eux décidé de maintenir leurs activités, mais de réduire drastiquement le nombre de places disponibles et d'annuler les camps à l'étranger.

C'est notamment le cas de Ma Jeunesse Suisse Romande (MSJR), comme l'explique Fabienne Bernard, sa directrice: "On a voulu prendre moins d’enfants dans les séjours, pour pouvoir assurer toutes les mesures sanitaires et garantir le plus possible la sécurité. Pour le moment, les mesures sont encore assez draconiennes."

Elle insiste sur l'importance qu'ont pour les enfants les activités proposées par MSJR: "Même si c’est difficile, si tous les jours on doit changer des choses, on est heureux parce qu'on sait que ce coup-ci, encore plus que d’habitude, les enfants sont heureux de venir. Ils en ont besoin et les familles ont aussi besoin de ça."

Sujet TV: Flore Dussey et Hélène Joaquim

Version web: Antoine Schaub

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