Modifié le 28 juin 2010 à 12:16

Le pédophile René Osterwalder reste interné

Le TF juge que l'affaire est du ressort des juges cantonaux.
Le TF juge que l'affaire est du ressort des juges cantonaux. [Keystone]
Le pédophile René Osterwalder reste interné. Le Tribunal fédéral a rejeté mardi plusieurs recours formés par le Saint-Gallois, condamné en mai 1998 à 17 ans de réclusion pour tentatives répétées d'assassinat, lésions corporelles graves, actes d'ordre sexuel avec des enfants et attentat à la pudeur.

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Sa peine avait été suspendue au
profit d'un internement. René Osterwalder attaquait devant le
Tribunal fédéral plusieurs décisions rendues par les autorités
judiciaires du canton de Zurich. Le débat, qui portait
essentiellement sur des questions techniques, s'est déroulé en
l'absence des parties.

Les juges se sont prononcés sur le régime de détention de
l'accusé. Les juges ont considéré que c'est le nouveau Code pénal,
entré en vigueur en 2007, qui s'appliquait, et non l'ancien.
L'accusé doit donc d'abord purger sa peine avant que la question de
son internement puisse être examinée. En dernière instance, le TF a
confirmé cette appréciation à l'issue d'une séance publique. Il a
jugé que l'affaire est du ressort des juges cantonaux, qui devront
se prononcer sur la demande de libération du pédophile.

La foi en Dieu

René Osterwalder a demandé à plusieurs reprises sa mise en
liberté conditionnelle, arguant que sa foi en Dieu l'avait guéri de
ses tendances pédophiles. Mais le Tribunal fédéral avait déjà
rejeté sa demande, estimant que l'homme était trop dangereux.





Un tribunal hollandais a condamné Osterwalder à deux ans de prison
et son ex-amie à 18 mois (voir ci-contre). En
deuxième instance sa peine avait été réduite à six mois, seule la
possession illégale d'armes ayant été retenue. En juin 1994, le
couple a été extradé en Suisse. Placé au pénitencier zurichois de
Pöschwies, René Osterwalder a refusé jusqu'ici tout soutien
psychologique. Son ex-amie a été remise en liberté provisoire en
juillet 1995.





ap/bri

Publié le 26 février 2008 à 15:20 - Modifié le 28 juin 2010 à 12:16

Sévices sur deux bébés

En 1991 et 1992, René Osterwalder a infligé les pires sévices à deux bébés dans son appartement de Volketswil (ZH).

L'une des fillettes a frôlé la mort à plusieurs reprises, notamment lorsque que le tortionnaire a recouvert sa tête avec un sac en plastique.

En plus de sévices sexuels et scatologiques, Osterwalder a battu les bébés avec une ceinture et un chausse-pied et les a piqués avec des aiguilles. Il a enregistré ces tortures sur vidéo.

En 1992, les deux accusés ont également entretenu des relations sexuelles avec un garçon de 12 ans.

Le couple a été arrêté le 18 janvier à Amsterdam, suite à un mandat d'arrêt lancé par les autorités judiciaires zurichoises.