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Les matériels médicaux pourront être mieux répartis entre les cantons

L'obligation d’annonce concerne notamment les masques, gants, blouses et lunettes de protection. [Laurent Gilliéron - Keystone]
Les matériels médicaux pourront être mieux répartis entre les cantons / Le Journal horaire / 1 min. / le 4 avril 2020
Le Conseil fédéral veut désormais mieux contrôler les stocks de matériels médicaux, de tests ou de médicaments, dans le cadre de la pandémie. Les cantons seront obligés d'annoncer leurs réserves.

Ces biens sont indispensables au traitement des patients touchés par le coronavirus et le gouvernement veut pouvoir mieux identifier les pénuries, voire les éviter.

L'obligation d’annonce concerne les appareils respiratoires, les masques, gants, blouses et lunettes de protection, toute une série de médicaments utilisés aux soins intensifs, ainsi que des antiviraux pour soigner le Covid-19.

Chaque canton devra donc annoncer ses stocks dans ces produits. Et le Conseil fédéral se réserve le droit de les confisquer là où ils sont en nombre suffisant, pour une meilleure répartition sur tout le territoire.

La santé publique avant tout

"Ce qui domine dans cette affaire, c'est la santé publique", a souligné le conseiller fédéral en charge de la Santé vendredi. Ces instruments de gestion devront être utilisés avec proportionnalité et seront limités dans le temps, a précisé Alain Berset. "Nous souhaitons aussi vite que possible de pouvoir sortir de ces instruments qui ne représentent pas l'ordre économique qu'on a en général dans le pays", a-t-il précisé.

En Suisse romande, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et le CHUV de Lausanne, par exemple, craignent de manquer prochainement d'anesthésiants.

La Confédération est désormais au défi de centraliser et de gérer les stocks de ces précieux biens médicaux. Elle devra tenter aussi de les acheter sur le marché mondial où les Etats se livrent à une forte concurrence, compte tenu de l'étendue de la pandémie.

Marc Menichini/oang

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